
La situation chez Ubisoft se complique avec des employés exprimant leur mécontentement, principalement en raison de la décision de l’éditeur d’imposer trois jours de travail en présentiel par semaine. La direction a déclaré à ses salariés qu’ils ne reviendraient pas à un travail entièrement présentiel.

Le sujet d’actualité est la grève organisée par le Syndicat des Travailleurs et Travailleuses du Jeu Vidéo les 15, 16 et 17 octobre, avec des piquets installés à Castelnau-le-Lez et d’autres villes en France, en raison du retour en présentiel imposé par l’éditeur après des années de télétravail à cause du COVID.
Le STJV dénonce l’absence de négociations entre les employés et la direction d’Ubisoft, soulignant que les discussions ont été unilatérales. Antoine demande que l’entreprise écoute les revendications des employés, tandis que Marc Rutschlé met en garde contre la perte d’acquis sociaux, notamment le retour au télétravail, qui, bien que non conquis par les employés, est bénéfique pour eux.
De nombreux employés soutiennent le télétravail car il a transformé leur vie, comme l’explique Matthieu, qui évoque son crédit immobilier et la nécessité de rester en télétravail en raison de la fin de son contrat. Pendant et après le COVID, beaucoup ont recherché un cadre de vie amélioré, notamment en s’installant à la campagne.

Des départs en pagaille redoutés
Vincent Cambedouzou, délégué syndical pour le STJV, met en garde contre les conséquences désastreuses que pourrait engendrer la volonté d’Ubisoft, précisant que de nombreux employés pourraient être contraints de renoncer à leur emploi, ce qui serait à la fois cruel et irrespectueux, entraînant un chaos total dans la production en raison de la nature collective du métier.
Ubisoft justifie l’abandon partiel du télétravail par la nécessité d’améliorer la collaboration et l’innovation tout en gardant la flexibilité des employés. Cependant, Sarah Schneider, déléguée syndicale et programmeuse, souligne que l’entreprise, étant une multinationale, a déjà une cohésion fonctionnelle à distance et souhaite que chacun puisse choisir librement s’il veut télétravailler ou non.
Le STJV souligne la rémunération des employés d’Ubisoft et réclame une augmentation de 8% des salaires, un intéressement à 60% des objectifs, l’éradication de l’inégalité salariale de genre et une hausse des bas salaires.


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