Schism Tool (2001)

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La chanson Schism de Tool, c’est un peu comme un cours de philo donné par un prof chelou qui te regarde à travers des lunettes à moitié cassées, avec des temps de parole qui font que tu ne sais jamais vraiment où il va. C’est une réflexion sur les liens entre les gens, un poème étrange sur le fait qu’on est tous connectés mais toujours en train de se déconnecter. C’est comme si tu prenais une dispute avec ton/ta partenaire, et que tu mettais ça dans un mixeur d’angoisses existentielles, d’amour et de colère… le tout avec un rythme qui change toutes les deux secondes pour t’empêcher de t’endormir !

Musicalement, Schism te prend par la main pour te dire : « OK, prépare-toi à être perdu », avec une basse qui te fait sentir comme si tu marchais sur une corde raide. Juste au moment où tu commences à comprendre le beat, Danny Carey, le batteur, vient tout casser en ajoutant des rythmes que même ta montre ne peut pas suivre. Et la voix de Maynard James Keenan ? C’est comme un chaman qui te crie ses plus grandes vérités au creux de l’oreille, te murmurant à la fois douceur et violence.

Le message ? On pourrait dire que c’est un cri pour réparer les choses brisées, un rappel que les relations humaines sont fragiles et complexes, et que parfois on s’efforce de les reconstruire comme des puzzles dont les pièces changent de forme. En somme, Schism est le manuel de survie pour une âme un peu égarée, avec une basse groovy en prime pour garder le moral.

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Présentation:

« Schism » de Tool est une chanson dense et introspective, tant dans sa structure musicale que dans ses paroles. Parue en 2001 sur l’album Lateralus, elle est l’une des chansons les plus iconiques du groupe. Elle aborde des thèmes de séparation, de réconciliation, et de la manière dont les connexions peuvent être brisées puis réparées.

Le groupe:

Tool est un groupe de rock progressif et métal alternatif américain, formé en 1990 à Los Angeles. Le groupe est composé du chanteur Maynard James Keenan, du guitariste Adam Jones, du bassiste Justin Chancellor (qui a rejoint le groupe après le départ de Paul D’Amour) et du batteur Danny Carey. Tool est connu pour ses compositions complexes, souvent caractérisées par des signatures rythmiques inhabituelles et des arrangements élaborés, mêlant influences métal, rock progressif et même des éléments psychédéliques.

Les thèmes abordés dans leurs chansons touchent souvent à la psychologie, la spiritualité, la philosophie et le mysticisme. Le groupe a sorti plusieurs albums acclamés, comme Ænima (1996), Lateralus (2001), et 10,000 Days (2006). Après une longue pause, ils ont fait leur retour avec Fear Inoculum en 2019, un album qui a confirmé leur statut culte.

Leur musique et leurs visuels, souvent surréalistes et introspectifs, attirent une base de fans dévoués, tandis que leur approche perfectionniste et leur rareté sur scène en font l’un des groupes les plus énigmatiques et respectés du métal progressif.

La structure musicale:

« Schism » se distingue par sa complexité rythmique. La signature temporelle change constamment tout au long de la chanson, ce qui reflète le caractère fracturé du thème abordé. Les signatures rythmiques inhabituelles (notamment en 5/8 et 7/8) donnent une impression de déséquilibre, d’instabilité, qui semble illustrer la séparation évoquée dans les paroles.

Les changements de rythme capturent un sentiment de tension et de malaise, mais aussi de progression et de résolution, à mesure que la chanson évolue. Le riff de basse en ouverture, minimaliste mais puissant, pose cette base sombre et introspective. Cette instabilité rythmique fonctionne comme une métaphore des relations humaines difficiles et du besoin de surmonter la dissonance pour retrouver l’harmonie.

Thème de la déconnexion et de la rupture:

Les paroles parlent d’une relation — qu’elle soit amoureuse, amicale ou même spirituelle — qui a été endommagée. L’expression centrale, « I know the pieces fit » (« Je sais que les pièces s’emboîtent »), indique un désir de réassembler ce qui a été brisé. Cette image de puzzle suggère que les éléments étaient autrefois unifiés mais ont été éparpillés, laissant un sentiment de vide et de séparation.

Exploration de la communication et de la compréhension mutuelle:

La chanson traite aussi de la manière dont les malentendus et le manque de communication peuvent fragmenter les relations. Elle explore le besoin de compréhension et d’écoute. Le chanteur Maynard James Keenan semble exprimer l’importance de surmonter les différences pour reconstruire ce qui a été perdu. L’idée de « schisme » fait référence à une division, non seulement externe entre deux personnes, mais aussi interne, comme un conflit entre le désir d’unité et l’incapacité à surmonter des différences profondes.

Symbolisme spirituel et philosophique:

Tool est connu pour intégrer des éléments de spiritualité et de philosophie dans ses paroles. Dans « Schism », les mots semblent évoquer des concepts de dualité et d’unité que l’on retrouve dans des traditions mystiques ou spirituelles. L’image des pièces qui s’assemblent peut également être perçue comme une quête d’harmonie intérieure, une tentative de réconcilier des parties de soi-même qui sont en conflit. En ce sens, le « schisme » pourrait symboliser une lutte intérieure pour trouver un équilibre et une unité personnelle.

Le processus de guérison et de réconciliation:

Vers la fin de la chanson, l’intensité musicale et les paroles suggèrent un chemin vers la réconciliation. L’utilisation de mots comme « find » (« trouver ») et « reconnect » (« reconnecter ») implique un espoir de guérison. Le voyage sonore de la chanson, qui commence par des rythmes saccadés et tendus pour arriver à une conclusion plus harmonieuse, représente un parcours vers la réparation des blessures et la reconstitution de ce qui a été brisé.

L’influence des mathématiques et de la science

Les membres de Tool, notamment le batteur Danny Carey, sont passionnés par les mathématiques et la géométrie sacrée. Cette influence se ressent dans la structure même de « Schism », qui semble calculée et méthodique. La répétition de motifs rythmiques complexes peut être vue comme un moyen de refléter la complexité des relations humaines et de leur nature fractale, où les mêmes motifs de conflit et de réconciliation se répètent et se transforment au fil du temps.

Lateralus:

Lateralus de Tool est un album qui mêle profondeur philosophique, complexité musicale et structure narrative. Sorti en 2001, il explore des thèmes comme la spiritualité, la recherche de soi et la transcendance, souvent en s’inspirant de la suite de Fibonacci et de la géométrie sacrée, comme on le voit dans la chanson-titre « Lateralus ».

La structure rythmique et mélodique est très complexe, avec des signatures rythmiques inhabituelles, ce qui rend l’écoute immersive et exigeante. Les membres du groupe, notamment le batteur Danny Carey, intègrent des motifs polyrythmiques et des sons tribaux, tandis que les paroles de Maynard James Keenan explorent des concepts introspectifs, presque mystiques, incitant à dépasser les limites humaines.

L’album est une expérience musicale qui va au-delà du simple rock progressif, offrant un voyage sonore et intellectuel, où chaque chanson est un élément d’un tout plus grand.

Le clip:

Le clip de Schism de Tool est une œuvre riche en symbolisme et en imagerie, très typique de leur style visuel unique. Réalisé par Adam Jones, le guitariste du groupe et un artiste talentueux ayant une formation en effets spéciaux et stop-motion, ce clip utilise des techniques visuelles qui évoquent des émotions complexes et une ambiance presque surréaliste, à la frontière entre science-fiction et horreur.

Esthétique organique et mécanique:

L’esthétique du clip marie des éléments biologiques et mécaniques, symbolisant la tension entre la nature humaine et la technologie ou entre l’âme et le corps. On observe des êtres aux corps segmentés, qui semblent se déconstruire ou se transformer. Cette imagerie illustre les fractures internes et les aspects morcelés de l’individu, symbolisant peut-être les déconnexions émotionnelles ou spirituelles.

Symbolisme et références philosophiques:

Tool est connu pour intégrer des éléments philosophiques et mystiques dans son art, et Schism n’y fait pas exception. Les personnages du clip évoluent dans un monde onirique, presque chaotique, rappelant le travail de H.R. Giger ou l’imaginaire de David Lynch. Ce monde semble représenter un espace mental intérieur, où les personnages cherchent à se reconnecter les uns aux autres et à eux-mêmes.

Animation en stop-motion et effets spéciaux:

L’utilisation de la stop-motion contribue à l’étrangeté et à l’effet d’inconfort du clip. Les mouvements robotiques des personnages créent un contraste frappant avec les thèmes d’émotion et de connexion humaine. La discontinuité visuelle, soulignée par des sauts et des mouvements disjoints, reflète l’idée d’une union brisée ou d’un schisme (fissure) que la chanson explore, créant une expérience visuelle intense et hypnotique.

L’architecture et l’espace abstrait:

L’environnement dans lequel évoluent les personnages semble indéfini, comme une sorte de monde spirituel ou de labyrinthe mental. Cet espace symbolise peut-être la difficulté de la communication humaine, un thème récurrent dans l’œuvre de Tool. L’absence de repères spatiaux ou temporels renforce le sentiment d’intemporalité et de l’universalité des sujets abordés.

Conclusion:

Cette chanson, c’est un peu comme un casse-tête en cinq dimensions où chaque pièce semble dire : « Bonne chance pour trouver où je vais ! » Avec des riffs serrés et des rythmes qui donnent l’impression d’avoir le vertige, Tool nous embarque dans une introspection aussi chaotique que poétique.

C’est un morceau qui nous rappelle que, comme dans toute relation (ou dans l’art d’assembler un meuble IKEA), il y a toujours des morceaux qui ne semblent pas s’emboîter… jusqu’à ce qu’on prenne du recul et qu’on les voie autrement. Et c’est là que réside tout le génie de Schism : elle nous amène à accepter que les brèches et les failles font partie du voyage, que chaque dissonance porte en elle la possibilité d’une harmonie nouvelle.

Alors, que dire pour conclure ? Peut-être simplement : « Tout est dans le timing, même si parfois, Tool semble dire qu’il est fait pour être cassé ! »

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