
« Imagine un cow-boy badass, un esclave libéré avec plus de style que James Bond, et un méchant aussi sucré qu’un bonbon… mais qui te file des caries. Django Unchained, c’est comme un western qui a bu un café bien corsé avec Quentin Tarantino et a décidé que la vengeance, c’était encore mieux avec des punchlines et des éclaboussures artistiques. »
Présentation:
Sorti en 2012, Django Unchained est un western spaghetti réalisé par Quentin Tarantino. Le film suit le parcours de Django (Jamie Foxx), un ancien esclave libéré par un chasseur de primes allemand, le Dr King Schultz (Christoph Waltz), qui cherche à retrouver et sauver sa femme, Broomhilda (Kerry Washington), des griffes du cruel propriétaire de plantation Calvin Candie (Leonardo DiCaprio). À travers ce film, Tarantino livre une critique acerbe de l’esclavage tout en rendant hommage aux codes du western.

Fiche technique:
Titre :
Django Unchained
Réalisateur :
Quentin Tarantino
Scénariste :
Quentin Tarantino
Date de sortie :
- États-Unis : 25 décembre 2012
- France : 16 janvier 2013
Genre :
Western, Drame, Action
Durée :
2 heures 45 minutes
Pays d’origine :
États-Unis
Langue originale :
Anglais
Casting principal :
Samuel L. Jackson : Stephen
Jamie Foxx : Django
Christoph Waltz : Dr. King Schultz
Leonardo DiCaprio : Calvin Candie
Kerry Washington : Broomhilda von Shaft

Musique :
- Direction musicale par Quentin Tarantino
- Bande originale mêlant morceaux modernes et classiques du western
Budget :
100 millions de dollars
Recettes :
Plus de 425 millions de dollars dans le monde
Distinctions principales :
- Oscars 2013 :
- Meilleur acteur dans un second rôle (Christoph Waltz)
- Meilleur scénario original (Quentin Tarantino)
- Golden Globes 2013 : Meilleur acteur dans un second rôle (Christoph Waltz)
Particularités :
La violence graphique et le style visuel distinctif sont des marques de fabrique de Tarantino.
Le film rend hommage aux westerns spaghetti, notamment à Django (1966) réalisé par Sergio Corbucci.
Franco Nero, l’acteur principal de Django (1966), fait un caméo dans le film.

Production et tournage:
Genèse du projet
- Idée de Tarantino : Tarantino a voulu rendre hommage au western spaghetti, notamment les films de Sergio Corbucci, tout en abordant le sujet de l’esclavage aux États-Unis. Il souhaitait combiner son style caractéristique avec une réflexion sur l’histoire américaine.
- Inspiration : Le nom « Django » provient du film Django (1966), un western spaghetti culte réalisé par Sergio Corbucci, bien que les intrigues soient distinctes.
Écriture du scénario
Le scénario aborde des sujets sensibles, ce qui a suscité des débats sur le langage utilisé, notamment l’emploi du mot « nègre ».
Tarantino a écrit le scénario en 2011, créant un mélange d’humour noir, de violence stylisée et de dialogues percutants.
Il a construit les personnages avec des acteurs spécifiques en tête, comme Christoph Waltz pour le rôle du Dr. King Schultz.

Casting
- Jamie Foxx : Il a été choisi pour jouer Django après que Will Smith ait refusé le rôle, estimant que son personnage n’était pas central dans l’histoire.
- Christoph Waltz : Il a repris un rôle conçu pour lui après sa performance remarquable dans Inglourious Basterds.
- Leonardo DiCaprio : Il interprète le méchant Calvin Candie, marquant sa première fois en tant qu’antagoniste.
- Samuel L. Jackson : Son rôle de Stephen, l’esclave loyal au maître, a été acclamé pour sa complexité.
Tournage
Style visuel : Tarantino a utilisé des techniques cinématographiques traditionnelles, notamment des effets pratiques et une cinématographie inspirée des westerns classiques.
Lieux de tournage : Principalement filmé dans divers États américains comme la Californie, le Wyoming et la Louisiane. Tarantino voulait des décors authentiques pour représenter l’Amérique pré-guerre civile.
Défis climatiques : Certaines scènes ont été tournées dans des conditions climatiques difficiles, notamment les séquences hivernales dans le Wyoming.
L’incident de DiCaprio : Lors d’une scène clé, Leonardo DiCaprio s’est réellement blessé en frappant une table, se coupant la main. Cependant, il a continué à jouer, et la scène, avec son sang réel, a été conservée dans le montage final.

Réception et polémique
- Le film a été salué pour ses performances, son style visuel et son audace narrative.
- Cependant, il a également été critiqué pour sa représentation de l’esclavage et son utilisation fréquente du langage offensant. Certains, comme Spike Lee, ont exprimé leur désaccord avec la manière dont l’histoire était racontée.
Impact
- Django Unchained a remporté deux Oscars : Meilleur Scénario Original pour Tarantino et Meilleur Acteur dans un Second Rôle pour Christoph Waltz.
- Le film a récolté plus de 425 millions de dollars au box-office mondial, devenant l’un des plus grands succès de Tarantino.
La production de Django Unchained illustre le perfectionnisme de Tarantino et sa volonté de repousser les limites narratives et visuelles du cinéma.

Contexte historique et social:
Le film s’inscrit dans le contexte de l’esclavage américain au XIXᵉ siècle, un sujet rarement abordé frontalement dans le western traditionnel. Tarantino utilise cette toile de fond pour subvertir les codes du genre et exposer les horreurs de l’esclavage tout en racontant une histoire de vengeance personnelle.
Critique de l’Amérique : À travers les personnages et les dialogues, le film questionne l’héritage raciste des États-Unis, tout en rendant hommage au cinéma engagé.
L’esclavage comme moteur narratif : Tarantino ne cherche pas à présenter une vision exhaustive ou réaliste de l’esclavage. Il en exagère certains aspects (comme les combats de « mandingues ») pour amplifier l’impact émotionnel et choquer le spectateur. Cela sert aussi à dénoncer l’inhumanité du système.

Analyse des personnages principaux:
Django Freeman (Jamie Foxx)
Anti-héros classique : Comme souvent chez Tarantino, Django est un protagoniste moralement ambigu. Sa quête de vengeance est brutale, mais légitimée par les circonstances.
Évolution personnelle : Django passe d’un esclave soumis à un homme libre, doté d’une force morale et d’une détermination implacable. Ce processus de transformation incarne une quête d’autonomie et de justice.
Symbole de l’émancipation : Son nom de famille, « Freeman », est un message clair. Django incarne la lutte pour la liberté et le pouvoir retrouvé.

Dr. King Schultz (Christoph Waltz)
Ambiguïté morale : Bien qu’opposé à l’esclavage, Schultz utilise la violence pour parvenir à ses fins. Son aversion pour l’injustice le pousse à des actions héroïques, mais sa propre survie passe souvent en premier.
Mentor et catalyseur : Schultz est un ancien dentiste devenu chasseur de primes, cultivé et charismatique. Il joue un rôle clé dans l’émancipation de Django, lui enseignant non seulement les armes mais aussi la confiance en lui-même.

Calvin Candie (Leonardo DiCaprio)
Manipulateur : Candie utilise le pouvoir et la peur pour maintenir son autorité, mais sa dépendance au racisme institutionnalisé révèle sa fragilité.
L’incarnation du mal : Candie représente le système esclavagiste dans toute sa cruauté. Son apparence sophistiquée et charmante masque une profonde immoralité.

Thèmes majeurs:
La vengeance
La vengeance personnelle est au cœur de « Django Unchained ». Django ne cherche pas seulement à sauver sa femme, Broomhilda, mais aussi à détruire ceux qui perpétuent l’oppression. Ce thème est traité avec le style flamboyant et violent caractéristique de Tarantino, mêlant catharsis et spectacle.
La liberté et l’émancipation
Le film explore la quête de liberté à plusieurs niveaux : physique, émotionnel et symbolique. Django devient une figure de rébellion, défiant les systèmes oppressifs à travers son parcours.
L’héritage du racisme
Tarantino met en lumière la violence institutionnelle et culturelle qui sous-tendait l’esclavage, tout en explorant les dynamiques de pouvoir, de soumission et de résistance.
Le pouvoir des récits
La mythologie et les récits jouent un rôle clé, notamment à travers la légende de Broomhilda, tirée de la mythologie germanique. Cette histoire devient une métaphore de l’amour et du courage face à l’adversité.
4. Le style de Quentin Tarantino
Violence stylisée
- La violence dans « Django Unchained » est à la fois graphique et chorégraphiée, mêlant réalisme brutal et esthétisation. Tarantino l’utilise pour choquer, mais aussi pour offrir une catharsis.
Dialogues percutants
- Les dialogues sont pleins d’esprit, souvent humoristiques, et servent à développer les personnages tout en instaurant une tension constante.
Références cinématographiques
- Le film rend hommage aux westerns spaghetti, notamment ceux de Sergio Leone, ainsi qu’aux films de blaxploitation. La bande originale mêle musiques contemporaines et classiques du genre.
Subversion des genres
Tarantino déconstruit le western traditionnel, souvent accusé de romantiser le passé américain, pour en faire un outil de critique sociale.

Conclusion:
Et voilà, mesdames et messieurs, le rideau tombe sur Django Unchained, une symphonie explosive de vengeance, d’amour et de poudre à canon ! Django, notre héros au sourire d’acier et au revolver encore plus rapide que sa réplique, prouve que même dans le Far West le plus sauvage, l’amour et la justice peuvent galoper côte à côte. Tarantino nous offre ici un cocktail où chaque balle tirée est un poème, chaque explosion une déclaration d’indépendance, et chaque réplique une gifle de badassitude.
Alors, que retenir ? Qu’il ne faut JAMAIS sous-estimer un homme qui porte un costume bleu ciel, qu’il maîtrise mieux que personne l’art de descendre des méchants… avec style. Et qu’à la fin, la vraie leçon de Django, c’est qu’il ne suffit pas d’avoir un cheval pour être un cowboy, mais qu’il faut aussi avoir… la classe.


Faire un don
1,00 €
Réaliser un don ponctuel
Réaliser un don mensuel
Réaliser un don annuel
Choisir un montant
Ou saisissez un montant personnalisé :
Votre contribution est appréciée.
Votre contribution est appréciée.
Votre contribution est appréciée.
Faire un donFaire un don mensuelFaire un don annuel
Laisser un commentaire