Riptide (Beartooth 2022)

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🎸 « Riptide » de Beartooth, c’est un peu comme si un ouragan émotionnel et un pogo dans ton salon avaient eu un enfant… et qu’il avait appris à hurler avec style. Prépare-toi à être emporté par une vague de riffs plus puissants que ta motivation un lundi matin. Et si tu ne savais pas qu’on pouvait crier en chantant sur ses problèmes existentiels avec autant de panache, Beartooth est là pour te gifler tendrement avec du metalcore thérapeutique. Accroche-toi, ça va secouer ! »

Présentation:

La chanson Riptide est sortie le 12 juillet 2022 comme premier single annonçant le cinquième album de Beartooth, The Surface (publié en octobre 2023). À cette période, le groupe d’Ohio avait déjà quatre albums à son actif (« Disgusting » en 2014, « Aggressive » en 2016, « Disease » en 2018, et « Below » en 2021). Or Below était l’album le plus sombre et introspectif de Caleb Shomo, ce qui rend Riptide d’autant plus significatif : Shomo explique qu’il s’agit d’« essayer de commencer un nouveau chapitre » et de ne plus « se focaliser sur tout ce qui est négatif » pour vivre une vie plus « saine, plus heureuse ». Ce single surprise marque donc un tournant dans la carrière du groupe, amorçant une orientation vers des sonorités plus lumineuses et dansantes.

Beartooth:

Beartooth est un groupe de metalcore / hardcore punk originaire de Columbus, Ohio (États-Unis), formé en 2012 par Caleb Shomo, ancien chanteur du groupe Attack Attack!.

🔥 Le groupe est connu pour ses riffs lourds, ses refrains accrocheurs et des paroles très personnelles souvent centrées sur la santé mentale, la colère et la lutte intérieure.
Leur style mêle agressivité brute et mélodies punk/hard rock, avec une énergie live très intense.

📀 Albums principaux :

  • Disgusting (2014) – leur premier coup d’éclat, brut et sans compromis
  • Aggressive (2016) – plus accessible, mais toujours puissant
  • Disease (2018) – plus mélodique, introspectif
  • Below (2021) – un retour aux sons plus lourds
  • The Surface (2023) – plus rock, plus lumineux, mais toujours avec du mordant

👥 Line-up (au fil du temps) :

  • Caleb Shomo reste le membre central, auteur, compositeur, chanteur et producteur du projet.
    Les autres membres varient, mais Caleb est le moteur créatif.

Structure musicale:

Le morceau suit une structure typique du rock dynamique : une introduction, deux couplets alternés avec des refrains marquants, et un pont final avant l’outro. L’intro est posée par un riff de basse puissant accompagnant la voix (Caleb Shomo prononce alors le mot « Riptide » en motif répétitif) Vient ensuite le premier couplet (« Finally frozen, no more emotion… ») où Shomo décrit un état d’engourdissement émotionnel, suivi d’un pré-refrain énergique (« Yeah, this is way too much, give me the rush ») menant au refrain. Le refrain central est entêtant et introspectif : Shomo y répète « I’m done explaining my pain, this is way too much… », marquant l’apogée émotionnelle du titre. Après un bref break instrumental, un second couplet sur le même schéma arrive (« I’m so ashamed of my vicious problems… »), suivi du même pré-refrain et d’un second refrain. Un pont final plus épuré intervient alors, où Shomo susurre « Don’t wanna die, I guess I gotta let it go » avant d’entamer un ultime refrain rallongé qui conclut la chanson sur une note cathartique.

Instrumentation, rythme, tonalités et production

L’instrumentation de Riptide est caractérisée par une énergie rock claire et compactée : la basse (Oshie Bichar) impose d’emblée un groove profond, la guitare électrique (Zach Huston et Will Deely) délivre des riffs puissants et brillants, et la batterie (Connor Denis) martèle un tempo vif et régulier. Globalement, le rythme est entraînant (environ 130 BPM) avec un format 4/4 typique, alternant couplets rythmés et cassures plus aérées au pont. La tonalité générale évoque un registre mineur (tempérament grave) pour souligner la tension, tandis que le refrain monte sur des accords plus ouverts (effet d’espoir). La production, assurée par Caleb Shomo lui-même, est soignée : le mixage met en avant la voix claire et les chœurs accrocheurs, sur un lit de guitares saturées mais brillantes. Shomo explique qu’il a volontairement traité ce titre comme « la version Beartooth d’une chanson de dance », expliquant la présence de guitares rythmiques syncopées et d’arrangements presque pop. Le son final est à la fois lourd et lisse : les guitares sont bien présentes sans étouffer la mélodie, la basse est omniprésente et la batterie reste un moteur discret en arrière-plan. On note toutefois que certains ont trouvé le break de batterie un peu léger, sans grande accélération supplémentaire.

Paroles et thèmes

Les paroles de Riptide portent sur la santé mentale et le renouveau personnel. Shomo utilise l’image du « riptide » (courant traître qui attire vers le fond) comme métaphore de la douleur et de l’anxiété qui l’ont précédemment submergé. Il chante qu’il en a « fini d’expliquer sa douleur » et qu’il veut désormais sentir l’euphorie plutôt que l’engloutissement, affirmant qu’il ne « romantisera plus » ce riptide qui le noyait. Cette idée apparaît clairement dans le refrain : « I wanna feel euphoria, give me the rush / ’Cause it’s the last time that I romanticize / The riptide that’s trying to drown me », qui exprime le rejet de la victimisation et la volonté de s’élever au-dessus du passé. Tattoolife résume le propos : « ‘Riptide’ commémore la lutte pour la raison et l’acceptation de soi… un défi pour se libérer des traumatismes passés et de la haine de soi afin d’ouvrir la voie à des jours meilleurs ». L’accent est mis sur le désir de ne plus « chanter une autre chanson désespérée » (avertissement explicite dans les paroles). Selon Shomo, ce changement positif s’explique aussi par une évolution personnelle, notamment l’arrêt de l’alcool, qui a « insufflé plus d’énergie » au titre. En somme, les thèmes de Riptide sont ceux de la renaissance et de l’empowerment personnel, rompant avec la noirceur explicite des premiers albums du groupe.

Style musical et évolution du groupe

Musicalement, Riptide illustre bien le mélange de genres de Beartooth, entre metalcore/post-hardcore et mélodie rock moderne. Le groupe s’est toujours fait remarquer par ses refrains extrêmement accrocheurs et ses riffs lourds, aboutissant à un son unique mêlant « confession intime » et « exutoire festif ». Sur ce titre cependant, Beartooth pousse plus loin l’influence de la pop : on y décèle des tonalités proches du rock alternatif dansant (inspirations proches du pop-rock américain ou même des boy-bands évoquées par certains critiques), tout en conservant l’impact des guitares saturées. Caleb Shomo lui-même l’affirme : il a voulu « faire quelque chose de vraiment fun, qui te rend heureux et qui n’est pas du tout, vraiment, triste », donnant ici la part belle à la mélodie et au rythme entraînant. Cette évolution n’est pas tombée du ciel – le groupe avait déjà commencé à expérimenter avec des chants plus clairs et des refrains lumineux sur Below – mais Riptide tranche par son caractère « presque pop ». En résumé, la chanson illustre bien la progression de Beartooth : les éléments heavy/tranchants restent présents, mais habillés d’une production plus accessible et d’un groove optimiste, signe de la maturité et de la volonté de prise de risques du groupe.

Réception critique et publique

La sortie de Riptide a été bien accueillie tant par la critique spécialisée que par les fans. Le site Fox Reviews Rock lui a attribué la note de 8/10, saluant son refrain puissant et l’évolution positive des thèmes. Metal Hammer (via Loudersound) a également souligné l’énergie festive du morceau et le visuel accrocheur de son clip. Les auditeurs ont apprécié le côté accrocheur (« catchy ») et entraînant du single : sur les forums et réseaux sociaux, beaucoup notent que ce titre pop-rock se retient facilement en dépit de son aspect inhabituel pour Beartooth. Quelques critiques mentionnent toutefois que le pont pourrait gagner en intensité musicale. Dans l’ensemble, Riptide a permis au groupe de toucher un public plus large tout en confirmant sa capacité à se renouveler, faisant de ce single une étape marquante dans la carrière de Beartooth.

The surface:

L’album The Surface de Beartooth, sorti en 2023, marque une évolution significative dans la trajectoire musicale et personnelle du chanteur Caleb Shomo. C’est le cinquième album du groupe, et probablement le plus lumineux et optimiste à ce jour — un contraste fort avec les thèmes sombres des albums précédents.

1. Thématique :
Contrairement aux œuvres passées qui exploraient la dépression, la haine de soi et la douleur mentale, The Surface est centré sur la guérison, l’acceptation de soi et la sobriété (Shomo étant sobre depuis quelques années). C’est un album qui parle de remonter à la surface après avoir touché le fond.

2. Sonorités :
Musicalement, Beartooth reste fidèle à son mélange signature de metalcore et de punk rock, mais on sent une touche plus accessible et plus « rock radio » sur certains morceaux. L’énergie est toujours là, mais avec plus de refrains mélodiques et d’arrangements positifs.

3. Production :
Comme toujours, Caleb Shomo a presque tout fait lui-même : écriture, instruments, production. C’est un album très personnel, et ça s’entend. Le son est très propre, puissant, avec un bon équilibre entre les parties hurlées et chantées.

4. Morceaux clés :

  • « Riptide » – hymne de libération, très accrocheur.
  • « Might Love Myself » – une chanson très honnête sur l’acceptation de soi.
  • « The Better Me » (ft. Hardy) – mélange inattendu avec des influences country rock, mais qui fonctionne bien dans le contexte.

Conclusion :

The Surface est un tournant pour Beartooth : un album plus mature, plus positif, sans pour autant perdre l’intensité qui a fait leur succès. C’est à la fois une thérapie musicale et un message d’espoir pour ceux qui luttent avec leur santé mentale.

Le clip:

Le clip de Riptide met en scène le chanteur Caleb Shomo dans un univers visuel très contrasté, illustrant son « nouveau chapitre » personnel. Après l’album sombre Below, Beartooth surprend avec un morceau lumineux et optimiste – le premier vraiment “joyeux” du groupe. Shomo confie que Riptide parle d’un « nouveau chapitre dans la vie », de laisser tomber le négatif pour être « en meilleure santé, plus heureux… ». Le clip reflète cet état d’esprit : il mêle des images oppressantes à des scènes jubilatoires de danse, selon une esthétique à la fois théâtrale et cinématographique.

Chorégraphie et couleurs : l’euphorie retrouvée

La scène la plus marquante montre Caleb Shomo au milieu d’un groupe de danseurs professionnels dans une grande salle au décor classique. Le lieu est richement décoré de boiseries sombres, de longs rideaux et d’un grand lustre, baignés d’une lumière douce filtrée par de larges fenêtres. Contre ce fond, Shomo porte une veste vert menthe ouverte sur le torse, tandis que les danseurs arborent des vestes blanches et pantalons noirs. Ce contraste chromatique blanc/vert sur bois confère une atmosphère à la fois moderne et élégante. La chorégraphie syncopée, inspirée des comédies musicales (clin d’œil assumé à Flashdance), symbolise la libération et l’euphorie. Caleb esquisse des mouvements amples, levant les bras et pointant son poing vers le ciel, incarnant visuellement la montée d’énergie décrite dans les paroles (« I wanna feel euphoria / Give me the rush »). L’article Metal Hammer note d’ailleurs Caleb « sharing centre stage with a group of interpretative dancers » dans une ambiance visuellement “relevée” et positive. Cette mise en scène dansée, inhabituelle pour un groupe metalcore, illustre le sentiment de « sensations fortes » que recherche le chanteur, et l’idée de quitter la noirceur vers quelque chose de joyeux et libérateur.

Immersion dans l’obscurité : l’épreuve personnelle

En contrepoint, le clip s’ouvre et revient régulièrement sur des images sombres de Caleb seul dans un couloir étroit.
Dans ces plans au décor brutaliste (murs usés, tuyaux apparents, éclairage blafard), Shomo est filmé de près, le visage crispé par la douleur et l’effort. Il est partiellement torse nu, bagué, avec un bandana noir – une image guerrière et violente. La lumière verdâtre et les ombres accentuent le côté oppressant : on a l’impression qu’il suffoque dans ce tunnel étroit. Ces scènes suggèrent la lutte intérieure et la sensation d’étouffement – littéralement « drowning » (« noyer »). Cette imagerie renvoie directement aux paroles : comme l’explique LouderNow, Shomo y chante « la dernière fois que je romantise la déchirure qui essaie de me noyer ». Le plan figé sur son visage hurlant de douleur illustre parfaitement cette métaphore du “riptide” (le courant qui l’emporte), moment où il semble littéralement confronté à ses démons intérieurs. Le contraste entre le flux de lumière intense des scènes de danse et la pénombre de ce couloir souligne visuellement l’évolution du protagoniste, de l’ombre vers la lumière.

Paroles et message : dialogue visuel et lyrics

Le montage du clip articule clairement images et paroles. La transition du couloir oppressant à la salle de danse s’effectue souvent au rythme du refrain, comme pour transformer la souffrance en catharsis rythmique. Les mots de Riptide reflètent ce voyage : « J’ai fini d’expliquer ma douleur… Je veux me sentir euphorique… Donnez-moi la ruée ». À l’« explication de la douleur » correspond la scène du couloir où Shomo hurle, exprimant le trop-plein émotionnel en silence. Puis « euphorie » et « ruée » trouvent leur écho dans la danse exaltée. Enfin, « la dernière fois que je romantise la déchirure qui essaie de me noyer » s’illustre métaphoriquement : on le voit « romantiser » sa lutte intérieure en la dansant presque. En somme, chaque segment visuel répond à une ligne des paroles, créant un dialogue explicite entre ce que l’on entend et ce que l’on voit. L’image finale du clip (Shomo rejoignant son groupe pour un dernier refrain énergique) illustre le message global : la sortie de l’ombre, l’évolution d’un état de mélancolie vers la célébration de la vie.

Réalisation et esthétique du clip

Le clip, réalisé par Dylan Marko Bell, adopte un style à la fois cinématographique et chorégraphié. Bell a fait le choix de plans larges pour montrer la chorégraphie dans son ensemble, et de gros plans intimistes dans le couloir pour amplifier la tension. Le montage est rythmé et fluide, favorisant le contraste : les scènes claires et colorées de danse alternent avec des insertions sombres, créant une impression de transformation. Aucun effet numérique spectaculaire n’alourdit le propos ; l’esthétique mise sur le jeu de lumière naturelle et les cadrages soignés. Les costumes (veste verte lâche sur torse nu, blousons blancs classiques) et le décor (une salle de bal désaffectée) rappellent délibérément l’ambiance des clips pop/rock des années 80, tout en restant ancrés dans l’énergie brute du metal moderne.

En conclusion, le clip Riptide est un contre-point visuel à l’univers habituellement grave de Beartooth. Il illustre le passage du chanteur des ténèbres à la lumière, utilisant la danse comme allégorie de l’émancipation personnelle. L’ensemble reste accessible et cinématographique, fidèle au message positif du morceau, ce qui en fait un spectacle aussi surprenant qu’inspirant pour les amateurs de rock/metal.

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Conclusion:

Ah, Riptide de Beartooth… que dire, si ce n’est que cette chanson te happe comme une vague émotionnelle en plein tsunami de breakdowns et de refrains qui collent au cerveau plus fort qu’un chewing-gum sous une Converse. C’est l’équivalent musical d’un coup de pied dans les feels, suivi d’un câlin en sueur dans un mosh pit existentiel. Beartooth, avec Riptide, ne propose pas juste une chanson — ils te proposent une thérapie avec des guitares, des cris et un tempo cardio-friendly. Et franchement, si cette chanson ne te donne pas envie de hurler tes problèmes en courant torse nu sous la pluie, est-ce que tu vis vraiment ? 🤘🌊

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