Take on me (A-HA 1985)

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A l’occasion de la sortie de la saison 2 de la Série The last of Us ou Ellie joue ce morceau je voulais rendre hommage à ce monument musicale.

🎶 Mesdames et messieurs, attachez vos ceintures fluo et préparez vos plus belles coupes mulet, car nous embarquons pour un voyage à travers le temps, direction 1985 — l’époque où les clips ressemblaient à des bandes dessinées vivantes, les jeans étaient plus serrés que les relations de Ross et Rachel, et où un Norvégien au brushing improbable nous proposait un ultimatum vocal : « Take on me… or else. » Une chanson si entraînante qu’elle pourrait réveiller un tamagotchi et faire danser un photocopieur ! Préparez vos oreilles et vos zygomatiques : voici l’hymne intergalactique du synthé-pop dramatique — « Take On Me » par A-ha ! 🎹🚀

Titre : Take On Me

Artiste : a-ha

Sortie : 1985 (version définitive)

Album : Hunting High and Low

Genre : Synthpop / New wave

Durée : environ 3 min 45 s

Compositeurs : Magne Furuholmen, Morten Harket, Pål Waaktaar

Genèse de la chanson:

« Take On Me » a connu plusieurs versions avant le succès :

  1. Une première démo intitulée « Lesson One » en 1982.
  2. Une version sortie en 1984, qui passe inaperçue.
  3. La version réenregistrée en 1985 avec une production plus aboutie par Alan Tarney et un clip révolutionnaire.

Le synthétiseur iconique de l’intro et la voix de tête spectaculaire de Morten Harket (notamment sa fameuse montée jusqu’à un la5) rendent la chanson immédiatement reconnaissable.

Take on Me est une chanson du groupe norvégien a-ha, écrite par Morten Harket, Magne Furuholmen et Pål Waaktaar-Savoy. Après une première version passée inaperçue en 1984, la version à succès est enregistrée pour leur album Hunting High and Low en 1985 et sort en avril comme premier single. La chanson se distingue par son instrumentation variée, incluant des synthétiseurs, une guitare acoustique, des claviers et une batterie.

La version de 1985 de Take on Me connaît un grand succès international, atteignant la 3ème place en France et la 1ère place aux États-Unis, avec plus de 7 millions d’exemplaires vendus dans le monde, ce qui en fait le single le plus vendu du groupe.

La chanson est accompagnée d’un clip innovant par Steve Barron, mettant en scène le groupe dans une animation de dessins au crayon. Le clip a remporté six prix et a été nommé pour deux autres aux MTV Video Music Awards de 1986.

Les paroles de la chanson:

Les paroles de « Take On Me » racontent en fait une histoire d’amour pressante et vulnérable. Elles constituent un véritable appel au rêve et au courage : le chanteur supplie sa dulcinée de le prendre au mot (« Take on me, take me on… »). C’est un mélange d’optimisme et de mélancolie, où l’impatience de saisir l’instant présent transparaît à chaque ligne. Comme l’explique le claviériste Magne Furuholmen, les auteurs cherchaient un ton à la fois « uplifting » et empreint de désir. Paul Waaktaar-Savoy (guitariste et co-auteur) résume bien l’esprit du refrain : « Je suis là et prêt, prends-moi tel que je suis ». Morten Harket, le chanteur, évoque lui la volonté de « prendre un risque pour l’amour ».
Dans l’ensemble, les paroles sont « un plaidoyer pour l’amour »: on sent cette urgence romantique, ce moment magique qui ne reviendra peut-être pas (« I’ll be gone in a day or two… »). La tournure anglophone « take on me » n’est pas courante en anglais – c’est un héritage norvégien presque humoristique – mais elle sonne ici comme une promesse fiévreuse. Selon AllMusic, le texte « capture l’essence de l’amour juvénile et incertain », avec ce savant mélange de douceur et de défi.

La musique:

Musicalement, « Take On Me » est un hymne typique du synth-pop 80s. On y entend un savoureux mariage de synthétiseurs et de guitares (acoustique et électrique) sur une rythmique électronique dynamique. Le tempo est très rapide (169 battements par minute), ce qui donne à la chanson son énergie sautillante. Quelques éléments marquants du morceau :

  • Mélodie au synthé accrocheuse : c’est elle qu’on retient dès les premières notes, avec un son de synthé aigu et lumineux (la fameuse boucle d’intro).
  • Batterie électronique LinnDrum : typique des années 80, elle assure un rythme entraînant et bien carré.
  • Guitare acoustique : elle vient éclairer le son avec une touche douce et « folk » par moments, ajoutant de la chaleur au mix électrique.
  • Voix de Morten Harket : sa performance est un vrai tour de force. Son timbre grave devient de plus en plus aigu au fil du refrain, culminant sur un mi aigu (E5) en voix de tête. La légende veut d’ailleurs que ce refrain soit « parmi les plus difficiles à chanter de l’histoire de la pop ».
    Grâce à cet ensemble, la chanson sonne à la fois moderne pour son époque et immédiatement prenante. Comme le note Tim DiGravina d’AllMusic, « Take On Me » est un classique new wave aux claviers frénétiques, rendu émouvant par la délicatesse du chant de Harket.

Contexte de la création:

L’histoire de « Take On Me » est aussi sinueuse que son célèbre riff. Le morceau a été écrit au tout début des années 1980 par Pål Waaktaar et Magne Furuholmen (alors adolescents) dans leur premier groupe Bridges. À l’époque, il s’appelait « Miss Eerie », titre qu’ils jugent finalement trop « paillettes pop ». Quand ils forment a-ha en 1982 avec Morten Harket, la chanson est renommée « Lesson One », puis « Take On Me » pour la version finale.
Dès 1984, a-ha enregistre « Take On Me » sous la houlette du producteur Tony Mansfield, expert en synthés Fairlight. Cette première version, très électronique, ne rencontre pas le succès escompté. Après un second essai en 1985 (toujours sans résultat en Angleterre), leur maison de disques déploie de gros moyens. Alan Tarney est appelé pour retravailler le morceau : il ajoute notamment un coda final plus long et un son plus « soigné et aérien ». Malgré ces efforts, la réédition britannique échoue encore.
Finalement, ce sont Warner Music USA et leur équipe vidéo qui provoquent la réussite. Jeff Ayeroff (Warner US) décide de produire ce fameux clip animé. Au moment où la vidéo sort (mi-1985), la chanson est lancée aux États-Unis et devient instantanément un hit mondial. Autrement dit, il a fallu plusieurs versions et deux ans de persévérance avant qu’« Take On Me » ne devienne le tube que nous connaissons. En coulisses, on peut dire qu’a-ha a joué un joli numéro de sauvetage de chanson : deux flops évités de justesse grâce à une prod lumineuse et un clip au doigté d’artiste.

A-Ha:

A-ha est un groupe de musique pop norvégien formé en 1982 à Oslo. Il est composé de trois membres : Morten Harket (chant), Magne Furuholmen (claviers) et Pål Waaktaar-Savoy (guitare). Le groupe est surtout connu pour son tube mondial « Take On Me » (1985), célèbre pour sa mélodie accrocheuse et son clip innovant mêlant animation et prises de vue réelles.

Leur premier album, Hunting High and Low (1985), fut un énorme succès, consolidant leur statut de stars internationales. Bien que souvent associés à la vague synthpop des années 80, A-ha a su évoluer au fil des décennies, explorant des sonorités plus rock et mélancoliques dans leurs albums suivants.

Après plusieurs séparations et reformations, le groupe continue de tourner et d’enregistrer, et reste très populaire, notamment en Europe et en Amérique du Sud.

Impact et postérité:

« Take On Me » a connu un succès commercial colossal. Elle s’est hissée au #1 du Billboard américain en octobre 1985 (et aussi au sommet des charts dans de nombreux autres pays). Au total, plus de 7 millions d’exemplaires ont été vendus dans le monde, faisant de cette chanson un vrai phénomène culturel, pas simplement un simple hit. Son refrain est entré dans la légende : Rolling Stone la place même dans ses 200 plus grandes chansons des années 80 (et le clip au #14 de ses meilleurs clips).
L’influence de « Take On Me » sur la pop est énorme. De nombreux artistes l’ont reprise ou samplée (de Reel Big Fish à Metallica, en passant par une reprise vocale a cappella), et on la retrouve partout dans la culture moderne. Elle a inspiré des hommages (par exemple Paramore en a fait un clip dans l’esprit rotoscopique) et s’invite dans les films ou séries (l’ayant été en 2018 dans Deadpool 2 ou cité dans un épisode de Family Guy). Son clip culte, notamment la scène de la main qui sort de la BD, a même été réutilisé dans une pub automobile.
Aujourd’hui, « Take On Me » reste une référence incontournable des années 80. On l’entend souvent dans des « flashbacks 80s », on la relie spontanément aux coiffures en brosse et aux synthés vintage. Son succès ne faiblit pas : plus de 2 milliards de vues sur YouTube et des diffusions radio régulières en font un morceau intemporel. En somme, ce titre a survécu au temps pour devenir l’un de ces classiques pop universels qui font chanter toutes les générations. Son mélange d’énergie folle, de romantisme candide et de magie visuelle a fait de « Take On Me » un véritable hymne de notre nostalgie collective, toujours prêt à nous faire sourire – et danser – un peu plus.

Le clip:

Le clip de « Take On Me » du groupe norvégien a-ha, sorti en 1985, est un chef-d’œuvre audiovisuel qui a marqué l’histoire du clip musical. Réalisé par Steve Barron, ce clip est célèbre pour sa combinaison novatrice de prises de vue réelles et d’animations dessinées à la main en rotoscopie.

Résumé narratif

Le clip raconte une histoire d’amour fantastique entre un personnage de bande dessinée (le chanteur Morten Harket) et une jeune femme du monde réel. Voici les grandes étapes :

  • Début : La jeune femme lit une bande dessinée dans un café. Celle-ci raconte une course de moto.
  • Incursion dans le monde du dessin : Le héros de la bande dessinée tend la main à la jeune femme à travers la page et l’attire dans son univers.
  • Conflit : Des méchants poursuivent le héros. S’ensuit une séquence d’action dans le style comics.
  • Retour à la réalité : Les serveurs du café jettent la BD, croyant que la jeune femme est partie sans payer. Elle réapparaît dans le monde réel, effrayée.
  • Résolution : Le héros tente de sortir de la bande dessinée. Il lutte physiquement entre les deux mondes, dans une scène très symbolique, et finit par réussir à devenir humain pour rejoindre la jeune femme.

Analyse esthétique et technique

  • Rotoscopie : Le procédé principal du clip. Il s’agit de filmer des scènes en prises de vues réelles, puis de les dessiner image par image. Cela donne un rendu onirique, entre réalisme et dessin animé.
  • Alternance réalité/fantaisie : La juxtaposition du monde réel (en couleurs) et du monde dessiné (noir et blanc, esquissé au crayon) reflète la dualité entre rêve et réalité.
  • Plans et transitions fluides : La transformation du monde réel en dessin, puis les changements de cadre à l’intérieur même de la BD, sont extrêmement bien exécutés pour l’époque (pré-CGI). La mise en scène souligne la porosité entre fiction et réalité.

Symbolisme et thèmes

  • Évasion : Le passage dans la BD représente un désir d’évasion, de romantisme et de dépassement des frontières du réel.
  • Amour impossible : À la manière de Roméo et Juliette ou d’un conte de fées moderne, l’amour entre deux mondes est mis à l’épreuve. Le héros risque tout pour rejoindre l’héroïne.
  • Lutte identitaire : Lors de la transformation finale, on voit le personnage pris de convulsions alors qu’il essaie de quitter le monde du dessin : c’est une métaphore de la métamorphose, du changement d’identité, voire de la naissance.
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Synergie avec la musique

  • Le rythme du montage épouse parfaitement la chanson, alternant les moments calmes avec les refrains plus dynamiques.
  • Le côté romantique et mélancolique de la mélodie renforce l’idée de séparation/désir de réunion.
  • La tension narrative monte avec la musique, jusqu’au climax émotionnel où le héros devient humain.

Conclusion:

Alors n’oublie pas :
La vie, c’est comme le clip de Take On Me — parfois, tu te retrouves aspiré dans un monde crayonné, poursuivi par des méchants en casque de moto, mais si tu cours avec assez de style 80s et un bon synthé en fond, tu t’en sortiras toujours.
Alors… Take on life, take it all, mais surtout : I’ll be gone… in a day or two (alors dépêche-toi de faire ce que tu as à faire) !

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