American Gods(2017)

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Imaginez que votre grand-père raconte une histoire épique sur des dieux anciens, des mythes oubliés et un combat cosmique… sauf qu’il a un peu trop forcé sur le whisky. Voilà American Gods !

Cette série, inspirée du roman culte de Neil Gaiman, nous embarque dans un road-trip où Odin est un vieux bonhomme magouilleur, où un Djinn est chauffeur de taxi, et où les nouveaux dieux – comme Internet et la Télévision – se battent pour voler la vedette. Et au milieu de tout ça ? Shadow Moon, un ex-taulard aussi perdu qu’un GPS sans connexion.

Préparez-vous à des scènes surréalistes, des dialogues philosophiques et des moments où vous vous demanderez si vous avez accidentellement mangé un space cake… ou si c’est juste la magie d’American Gods ! 🚀✨

Présentation:

Présentation de la série

Format : 45 à 60 min par épisode

Titre original : American Gods

Créateur : Bryan Fuller et Michael Green

Basé sur : American Gods, roman de Neil Gaiman (publié en 2001)

Chaîne de diffusion : Starz (USA), Prime Video (international)

Années de diffusion : 2017 – 2021

Nombre de saisons : 3

Genres : Fantastique, Drame, Mythe, Thriller

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Distribution Principale

Demore Barnes : Mr. Ibis

Ricky Whittle : Shadow Moon

Ian McShane : Mr. Wednesday

Emily Browning : Laura Moon

Pablo Schreiber : Mad Sweeney

Crispin Glover : Mr. World

Yetide Badaki : Bilquis

Bruce Langley : Technical Boy

Orlando Jones : Mr. Nancy (Saisons 1 & 2)

Synopsis

La série suit Shadow Moon (Ricky Whittle), un ancien détenu qui, après la mort de sa femme Laura (Emily Browning), se retrouve recruté par le mystérieux Mr. Wednesday (Ian McShane). Ce dernier s’avère être une réincarnation du dieu nordique Odin et entraîne Shadow dans un conflit entre les « Anciens Dieux », qui perdent leur influence, et les « Nouveaux Dieux », qui dominent le monde moderne à travers la technologie, les médias et la mondialisation.

Tournage et développement:

Développement et Première Saison (2017)

La série est basée sur le roman American Gods de Neil Gaiman et a été développée par Bryan Fuller (Hannibal) et Michael Green (Logan).

La première saison a été saluée pour son style visuel audacieux et sa narration poétique.

Le tournage a eu lieu principalement au Canada, notamment à Toronto et Oklahoma.

Cependant, malgré le succès critique, Fuller et Green ont quitté la série après la saison 1 en raison de différends créatifs avec Starz et Fremantle (la société de production).

Changement de Showrunner en Saison 2 (2019)

Jesse Alexander (Hannibal) a été engagé pour remplacer Fuller et Green.

Le tournage de la saison 2 a été chaotique, avec des retards et des tensions entre la production et certains acteurs (notamment Orlando Jones, qui a été renvoyé et a dénoncé un changement de ton dans la série).

Neil Gaiman a été plus impliqué, mais la saison 2 a reçu un accueil plus mitigé par rapport à la première.

Nouveaux Problèmes en Saison 3 (2021)

Un nouveau showrunner, Charles Eglee, a pris la tête de la série.

La production a été impactée par la pandémie de COVID-19, retardant le tournage et compliquant la logistique.

La saison 3 a tenté de revenir à l’essence du livre, mais les audiences ont continué de baisser.

Ricky Whittle (Shadow Moon) et d’autres membres du casting ont exprimé leur frustration quant aux changements et aux tensions en coulisses.

Annulation et Éventuelle Conclusion

En mars 2021, Starz a annulé la série après trois saisons en raison des audiences en baisse et des conflits de production.

Il y a eu des discussions sur un éventuel film ou un final sous une autre forme pour conclure l’histoire, mais rien n’a été concrétisé jusqu’à présent.

Thèmes abordés:

3.1. Le choc entre ancien et nouveau

La série met en scène un affrontement métaphorique entre les vieilles croyances, représentées par des dieux mythologiques, et les nouvelles idoles de la société contemporaine comme la technologie et la célébrité.

3.2. L’identité et la foi

Shadow Moon symbolise le questionnement identitaire et la recherche de sens. Il oscille entre scepticisme et croyance en l’existence réelle des dieux.

3.3. La migration et le multiculturalisme

Chaque dieu ancien est introduit à travers des séquences montrant comment il a été amené en Amérique par des immigrés. La série propose ainsi une réflexion sur l’histoire des États-Unis et de son melting-pot culturel.

3.4. La corruption du pouvoir et la manipulation

Mr. Wednesday manipule constamment Shadow, illustrant la manière dont les figures d’autorité façonnent les croyances et exploitent leurs fidèles.

Analyse des personnages principaux:

Shadow Moon (Ricky Whittle)

Son développement personnel le mène à accepter son héritage divin

Ancien détenu au passé trouble

Héros malgré lui, pris dans un conflit qui le dépasse

Incarnation du doute et de la quête de vérité

Mr. Wednesday (Ian McShane)

Ambigu : protecteur et exploiteur à la fois

Charismatique et manipulateur, il est une version moderne d’Odin

Il cherche à rassembler les Anciens Dieux pour reprendre le pouvoir

Père de Shadow (révélation tardive)

Laura Moon (Emily Browning)

Ambiguë : manipulatrice, mais profondément humaine

Femme de Shadow, revenue d’entre les morts

Incarnation du libre arbitre et de la rédemption

Mad Sweeney (Pablo Schreiber)

Son arc dramatique est l’un des plus réussis

Un leprechaun maudit, alcoolique et bagarreur

Sa relation avec Laura est l’une des plus touchantes de la série

Technical Boy (Bruce Langley)

Arrogant et imprévisible, il illustre l’évolution rapide du monde moderne

Représente la technologie et l’intelligence artificielle

Media (Gillian Anderson / Kahyun Kim)

Change d’apparence pour refléter différentes icônes culturelles

Symbolise la puissance des médias et du divertissement

Mr. World (Crispin Glover / Danny Trejo)

Manipulateur et omniprésent, il représente un Big Brother moderne

Chef des Nouveaux Dieux, il incarne la globalisation et la surveillance

Analyse narrative et esthétique:

5.1. Une structure fragmentée

La série alterne entre l’histoire principale et des segments « Coming to America » qui racontent comment les anciens dieux ont été introduits aux États-Unis. Cela enrichit la mythologie de la série.

5.2. Un visuel stylisé et symbolique

  • Couleurs saturées et esthétiques oniriques
  • Plans surréalistes évoquant des tableaux
  • Mises en scène inspirées de l’art et du cinéma expérimental

5.3. Une narration énigmatique

La série prend le parti d’une narration non linéaire, renforçant l’aspect mystérieux et mythologique du récit.

Analyse critique et réception:

6.1. Points forts

✅ Fidèle à l’œuvre de Neil Gaiman (notamment saison 1)
✅ Casting exceptionnel (Ian McShane et Pablo Schreiber en particulier)
✅ Visuel unique et direction artistique audacieuse
✅ Réflexion profonde sur la culture et la société moderne

6.2. Points faibles

❌ Rythme inégal et lenteur excessive par moments
❌ Départ des showrunners originaux après la saison 1, entraînant des incohérences
❌ Changements de casting et tensions en coulisses ayant nui à la continuité du récit
❌ Annulation brutale après la saison 3, laissant plusieurs intrigues en suspens

Conclusion:

American Gods : Une Odyssée Divine… et un Chaos Olympien en Coulisses

Ainsi s’achève American Gods, cette série qui aurait pu être un chef-d’œuvre, mais qui a préféré sacrifier la cohérence sur l’autel des querelles internes. Adaptation d’un roman culte, la série a connu plus de dieux en coulisses que sur l’écran : showrunners évincés, acteurs mécontents, budgets en chute libre… À croire que la véritable guerre entre anciens et nouveaux dieux se déroulait chez les producteurs.

Si la première saison nous a émerveillés avec son esthétique divine et sa narration hypnotique, les saisons suivantes ont surtout prouvé qu’un bon scénario est plus fragile qu’une promesse de Loki. Un peu comme un sacrifice mal préparé, American Gods nous a laissé sur notre faim, nous rappelant qu’un bon récit ne tient pas uniquement à des effets visuels et à des monologues mystiques de Ian McShane.

En fin de compte, cette série est une parfaite métaphore des dieux qu’elle met en scène : puissante mais capricieuse, inspirante mais chaotique. On l’a aimée, on l’a maudite, mais surtout, on en gardera le souvenir d’un magnifique gâchis… divinement frustrant !

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