Make Me Famous (Kim Dracula 2023)

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Accroche ta ceinture, enfile ton eyeliner le plus épais et prépare-toi à traverser un vortex de TikTok, de métalcore et de syndrome de la célébrité aussi instable qu’un Joker sous caféine : voici « Make Me Famous » de Kim Dracula — un titre qui claque comme une story Insta en pleine crise existentielle.

Ici, pas de demi-mesure : imagine Marilyn Manson qui swipe sur TikTok en hurlant « regardez-moi ! », pendant que Bring Me The Horizon mixe du Slipknot avec un zeste de théâtre gothique à la Tim Burton. Le tout saupoudré d’un sarcasme XXL et d’un cri du cœur digne d’un influenceur shadow-banné par l’algorithme.

Kim Dracula, c’est le mec qui te regarde droit dans les yeux en disant « Make me famous »… mais avec un fond sonore qui te donne l’impression qu’un cirque démoniaque vient de s’installer dans ton cerveau. Entre breakdowns furieux, punchlines acides et énergie de clown sadique, cette chanson est un rollercoaster émotionnel dans un parc d’attraction maudit sponsorisé par la dopamine numérique.

Bref, si tu voulais un tutoriel musical sur « comment exploser les codes du rock tout en lançant une pique au star system », tu es au bon endroit. Et comme dirait Kim Dracula lui-même : “If you want a show, just let me know…”

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Kim Dracula : « Make Me Famous », l’hymne choc de la célébrité mortelle

Oubliez les tubes d’été ensoleillés : Kim Dracula (de son vrai nom Samuel Wellings) est un phénomène musical venu de Tasmanie qui bouscule les codes. Cet artiste alternatif / trap-métal australien sait transformer un clip en cauchemar surréaliste – et son nouveau morceau « Make Me Famous » ne déroge pas à la règle. Le titre fait figure d’exutoire grinçant à notre obsession moderne pour la célébrité, en brocardant sans détour la glorification de la violence. Au programme : riffs tonitruants, beats trap électrisants et textes complètement déjantés, servis sur un ton satirique et résolument noir. Dans ce dossier, on vous présente Kim Dracula (son style, son parcours), le contexte de sortie du single, et on décortique les paroles et le clip de « Make Me Famous » – sans oublier quelques comparaisons pour situer son univers hybride. On reste sérieux sur le fond, mais on n’hésitera pas à rigoler du grotesque !

Qui est Kim Dracula ? Un style hors-norme et viral

Kim Dracula, c’est d’abord un son impossible à classer : mélange de rap-trap, de métal moderne et même d’éléments électro. Signé chez Columbia Records, l’Australien d’origine tasmanienne a connu un premier grand succès en 2020 avec sa reprise métal de « Paparazzi » de Lady Gaga (13,4 millions de vues sur YouTube au premier plan), ce qui l’a propulsé parmi les artistes les plus suivis sur TikTok. Avec déjà 3,5 millions d’abonnés sur TikTok, il figurait ainsi en 2020 au quatrième rang des musiciens australiens les plus populaires sur la plateforme. Au-delà des reprises virales, Kim Dracula est un showman multi-genre : sur scène comme sur disque, il passe du chant crié au rap, des guitares saturées aux synthés, jouant tantôt la carte du metalcore, tantôt celle du trap survolté. Critiques et fans soulignent justement cette «pépite tout-terrain» : il casse volontairement les structures classiques, adoptant une approche «bouleversante» qui mélange les styles. Le contraste entre la violence de l’instrumentation (guitares ultra-saturées, growls instinctifs) et l’humour décalé de ses textes fait partie intégrante de sa marque de fabrique.

En plus de ses qualités musicales, Kim Dracula cultive une identité visuelle très marquée : costume élaboré, maquillage gothique outrancier, voire des tenues complètement dingues (on l’a vu par exemple surgir de scène dans un cercueil !). Son nom de scène est d’ailleurs un clin d’œil culte à un vieux titre des Deftones (« Kimdracula » sur l’album Saturday Night Wrist). L’artiste utilise les pronoms « they/them » pour se définir, et se démarque aussi par son côté presque théâtral (il a récemment même joué le rôle de Luther dans l’album-concept Warriors de Lin-Manuel Miranda). Avec sa présence mystérieuse et sa créativité visuelle, il entretient le mythe du rocker gothique moderne, tout en étant parfaitement branché culture internet.

Contexte de sortie de « Make Me Famous »

C’est au printemps 2022 que Kim Dracula a sorti « Make Me Famous », en single, avant de l’inclure sur son premier album (A Gradual Decline In Morale, juillet 2023). Le morceau est arrivé fin mai / début juin 2022, accompagné d’un clip trash (signé par le réalisateur James Chappell) et d’une communication digitale massive. FrontView Magazine annonçait alors que le nouvel extrait venait d’être lâché par l’artiste signé chez Sony/Columbia. Le titre a rapidement circulé sur YouTube et TikTok : outre son message provocateur, le rythme accrocheur et l’esthétique singulière ont conquis le public. Par exemple, le clip cumule aujourd’hui plusieurs millions de vues sur YouTube.

Du côté de la critique, « Make Me Famous » a globalement été bien accueilli. La presse spécialisée a salué l’énergie déjantée du morceau : par exemple, Rock Sound a examiné favorablement ce single (tout comme les autres sorties de Kim Dracula en 2022). Les médias relèvent que Kim Dracula ne fait pas de la «noise» gratuite : chaque élément chaotique (mélange des genres, hurlements, breaks électroniques) sert le propos satirique du texte. Le fait que le thème soit aussi fort (culture de la tuerie, quête de popularité macabre) a aussi suscité de nombreuses réactions en ligne, de l’étonnement à l’adhésion complète. Quoi qu’il en soit, le titre fait parler de lui : il figure parmi les morceaux clés du concept-album A Gradual Decline In Morale, sorti le 14 juillet 2023 (avec 20 titres dont plusieurs singles antérieurs).

Analyse des paroles : satire et humour noir

Plongeons dans les mots de « Make Me Famous » : dès les premières lignes, on comprend qu’on n’est pas dans une ballade romantique. Kim Dracula adopte la voix d’un narrateur fictif complètement déjanté – un tueur en série en puissance qui rêve de devenir célèbre. Les paroles regorgent d’images choc et d’ironie féroce. On passe d’une comptine enfantine (« Ten, nine, eight, seven rabbits running to the finish line ») au fracas d’une AR-15 (« Johnny shot a fucking triple with his brand new AR-15 »), dépeignant « Johnny » le petit garçon assoiffé de sang. Tout de suite après, la chanson bascule en chant brut : « Sick motherfucker ». Ce mélange entre inocence (les lapins qui gambadent) et horreur (les tirs) choque tout en soulignant le cynisme du propos.

L’un des thèmes principaux est la glorification absurde de la violence par les médias. Le refrain le dit cru : « Celebrity status just for murdering people – baby, doesn’t it feel so familiar? » (ce qui pourrait se traduire par « on te donne une célébrité juste pour avoir tué des gens – bébé, ça ne te dit pas quelque chose ? »). C’est clairement une critique des médias modernes : certains criminels deviennent tristement célèbres, comme on récompense leur acte ignoble d’un coup de projecteurs. Le texte poursuit sur ce ton sarcastique : le narrateur fantasme de « danser » dans la rue, « peinturer les murs en rouge » (sang) et « s’amuser en faisant des dégâts », pendant que le monde applaudit. Même l’univers de la police est tourné en dérision : on l’entend commander, l’air narquois, «Give ’em all a nice bullet to the head», comme si un officier pervers orchestrant des meurtres était normal.

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Pour résumer quelques idées véhiculées par les paroles :

  • Critique des réseaux sociaux et médias : Kim Dracula dénonce indirectement notre fascination morbide. Les meurtres sont vus comme des « contenus » à succès.
  • Violence absurde et sarcasme : des figures juxtaposées (enfants et arme à feu, mariage et carnage) servent l’humour noir. Cette ambivalence textuelle fait qu’on rit jaune plutôt que jaune.
  • Dénonciation des failles sociales : Johnny est décrit « mentalement malade, mal guidé, ayant besoin d’un peu d’amour », mais aussi encouragé (« on va lui donner l’amour qu’il veut »). Cela épingle la facilité avec laquelle on excuse les criminels en invoquant la maladie mentale, au lieu de traiter le problème.
  • Masculinité toxique et fascination pour la mort : le ton misogyne (« useless idiots deserve it ») et l’exultation de la destruction (danser sur les cadavres, tuer pour le plaisir) montrent à quel point l’alter-ego de Kim Dracula incarne une masculinité violente tournée vers la célébrité par le meurtre.

Au final, Make Me Famous utilise un texte à l’humour très noir et extrême pour faire réfléchir. Derrière l’énergie metalcore et les envolées trap se cache un message limpide : nos sociétés d’« influencers » ont atteint un point où la mort devient spectacle. C’est résumé par ce refrain glaçant qui reste en tête et fait froid dans le dos.

Le clip vidéo : théâtre de l’absurde

Pour accompagner ces paroles extrêmes, le clip officiel de « Make Me Famous » se veut tout aussi frappant. Kim Dracula y construit une mise en scène à la frontière du gore, du grotesque et du cabaret macabre. On y voit l’artiste incarnant plusieurs personnages extravagants : tour à tour un officier fou en uniforme, une mariée en robe blanche taguée de sang, et même un prêtre sinistre officiant dans un décor d’orgie mystique. Les symboles religieux ou festifs (robes de mariée, cierge, banquet) sont dérisoires : on trimbale des cadavres, on arrose les invités de sang factice, bref c’est un carnaval carnavalesque maléfique. L’esthétique du clip est à la fois surchargée et stylisée, avec des couleurs saturées (rouge, or, violet sombre) et des jeux de caméras léchés. Cela ressemble parfois à un clip des années 2000 pour un groupe gothic metal, ou à une scène oubliée d’un cirque d’horreur.

Par exemple, l’ambiance alterne entre gros plans sur Kim Dracula hurlant au micro (peau maculée de sang), et plans larges d’une « cérémonie » grotesque où tout est permis : invités bizarres debout autour de tables sacrifiées, danseurs ensanglantés… Tout est volontairement grotesque pour provoquer, mais aussi pour souligner le décalage comique du message : ces rites sanglants sont filmés comme un spectacle pop. Le contraste est frappant : d’un côté, la musique est pêchue, voire entraînante ; de l’autre, on sert à l’image une dose massive de choc visuel. Le clip invite le spectateur à se pincer : est-ce un ballet théâtral, un film d’horreur, ou un troll géant du monde du metal ? En tout cas, il reflète l’absurdité du propos. On n’y trouve pas de glorification directe, plutôt une mise à distance par le burlesque : c’est comme si Kim Dracula disait « Voici la célébrité dont vous rêvez, l’extase la plus sombre… vous en redemanderez ? ».

Comparaisons artistiques : un grand écart musical

Impossible d’enfermer Kim Dracula dans un genre unique. Son univers sonore et visuel rappelle plusieurs courants à la fois. On y décèle un peu de nu-metal old-school (rappelant Korn ou Slipknot dans l’irrespect des codes), un soupçon de metalcore (courant gothique/indus façon Motionless in White), et surtout une bonne dose de trap/rap-metal moderne. Par moments, ses prods rappellent Ghostemane ou Scarlxrd : cadences trap hip-hop sous guitare écrasante, et voix à la fois criée et rappée. Il n’est pas étonnant que plusieurs fans aient spontanément comparé son flow à celui de Ghostemane (à qui il revendique une admiration) ou même à Jonathan Davis de Korn lors de son titre collaboratif « Seventy Thorns » avec le chanteur de Korn. Cette collaboration avec Jonathan Davis souligne justement son ancrage nu-metal « nouvelle vague ». Du côté de la pop, on peut citer l’esprit expérimental et le look excentrique de Poppy – une artiste pop déjantée qui s’est lancée dans le metal – comme écho de l’éclectisme assumé de Kim Dracula.

À l’inverse, son passage en force vers le grand public (TikTok, vidéos virales) le rapproche aussi de l’esprit trap digital : son côté dérangeant évoque l’humour noir de groupes comme Ghost B.C. (Ghost) ou même de certains rappeurs alternatifs qui satirisent la pop culture. Techniquement, Kim Dracula ne refuse pas les coupes classiques du metal (couplet/ refrain, pont heavy, breakdown cinglant) mais il y insère souvent des changements de rythmes imprévisibles et des samples électroniques. Les amateurs de métal électro-indus (par exemple Rammstein remixé par Skrillex) pourront trouver des points communs.

Pour boucler la boucle, on peut aussi considérer son projet global (album-concept A Gradual Decline In Morale) comme proche d’une comédie musicale moderne et sombre. En effet, en dehors du metal et du rap, Kim Dracula affiche un goût pour la mise en scène théâtrale : il aime construire des histoires fortes (et il a récemment chanté dans un vrai concept-album musical, Warriors de Lin-Manuel Miranda). C’est le genre d’artiste qui pourrait composer un opéra rock décalé autant qu’un hit viral.

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En conclusion

Avec « Make Me Famous », Kim Dracula frappe fort : il embrasse la controverse en pleine face, armé d’un humour noir et d’une énergie folle. Entre metal, trap, électro et théâtre d’horreur, la chanson se dévore à la fois du bout des oreilles et en « binging » visuel – parfait pour une époque accro aux clips choc. Si les paroles peuvent mettre mal à l’aise, elles n’en restent pas moins un coup de gueule pertinent sur nos dérives médiatiques. Pour le public, c’est clair : Kim Dracula n’a peut-être pas envie d’être seulement célèbre pour ses punchlines lugubres… mais il sait très bien comment les utiliser pour marquer les esprits !

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