Dying to Believe (Papa Roach 2021)

Published on

dans

Ah, Papa Roach… ce groupe qui, depuis la fin des années 90, nous hurle ses états d’âme avec l’énergie d’un ado en rupture de stock de gel coiffant. Et parmi leurs morceaux les plus récents, on trouve « Dying to Believe », une chanson avec un titre tellement dramatique qu’on dirait le journal intime d’un vampire vegan en pleine crise existentielle.

Oui, parce que « Dying to Believe », c’est pas une balade champêtre sur les joies de la vie en colocation avec des licornes. Non, ici, on parle d’un cri du cœur amplifié à 11, de tensions sociales, de divisions, et de cette envie désespérée de croire en quelque chose de meilleur – ou au moins en une journée sans embrouille sur Twitter.

Bref, Papa Roach revient ici avec ses riffs tranchants, ses refrains à scander dans la voiture (en criant, évidemment), et cette éternelle vibe de « Je suis fâché, mais j’ai quand même mis un t-shirt propre pour te le dire ». Sortez les chaînes, les Doc Martens, et un peu de foi en l’humanité, parce qu’on va plonger tête la première dans ce cri du cœur en stéréo.

Alors, prêt à croire… ou à crever en essayant ?

Publicités

Papa Roach : autopsie humoristique de Dying to Believe

Prenez un groupe de nu metal survitaminé, ajoutez plus de vingt ans de carrière et une soudaine envie de rabibocher la planète, secouez fort – vous obtenez Dying to Believe de Papa Roach. Voici notre analyse (im)pertinente de ce titre, entre gros riffs et bons sentiments. Accrochez-vous, ça va rocker (et rigoler) ! 🎸

Papa Roach – le cafard du nu metal (qui refuse de mourir)

Commençons par le groupe lui-même. Papa Roach, littéralement Papa Cafard, porte bien son nom : comme les cafards, ils ont survécu à tout un tas de catastrophes (musicales) depuis la fin des années 90. Propulsés sur le devant de la scène durant la vague néo-métal du début 2000 – leur premier album majeur Infest (2000) a déboulé en plein boom du rap metal – ils se sont fait connaître avec des hymnes ado rageurs comme Last Resort (que vos parents n’ont toujours pas digéré). À l’époque, Jacoby Shaddix (chanteur) hurlait sa détresse, mèche blondie sur l’œil et baggy sur les hanches, aux côtés de ses comparses Jerry Horton (guitare), Tobin Esperance (basse) et compagnie.

Fast-forward ➡️ plus de 20 ans plus tard. La presse les appelle désormais les “survivants du nu metal” – beaucoup de leurs camarades de l’époque ont sombré dans l’oubli, mais Papa Roach a trouvé le moyen de rester à la fois frais et fidèle à lui-même. Comprenez : ils ont fait évoluer leur son juste ce qu’il faut (quelques touches électro par-ci par-là) tout en conservant les ingrédients qui ont fait leur succès. Refrains taillés pour être scandés en chœur, riffs costauds, un soupçon de rap dans le chant – la recette Papa Roach n’a pas radicalement changé, et c’est pour ça qu’ils tiennent toujours la route. Après tout, cockroach un jour, cockroach toujours. 🪳🎶 (Oui, j’ose le jeu de mots insecto-musical.)

Contexte de Dying to Believe – Une envie d’y croire (en l’humanité)

Revenons à notre chanson Dying to Believe. Fin 2021, le monde sort difficilement de la pandémie, les réseaux sociaux sont un champ de bataille d’opinions, bref l’ambiance générale est à la division. C’est précisément là que Papa Roach dégaine ce titre. Sorti le 29 octobre 2021 en avant-goût de leur onzième album (Ego Trip, 2022), Dying to Believe se veut un appel à l’unité. Jacoby Shaddix explique qu’il a écrit cette chanson pour combattre le climat de division actuel : “Quand je regarde le monde en ce moment, je vois beaucoup de gens divisés… La beauté de la musique, c’est qu’elle unifie. Je voulais créer une chanson qui apporte un peu d’espoir”. On a connu le monsieur plus cynique, mais il faut croire que devenir rockstar quadra donne envie de jouer les médiateurs 😉.

Il faut dire qu’entre-temps, Papa Roach a pris son indépendance. Le groupe a monté son propre label (au nom évocateur de New Noize, avec un “Z” parce que c’est plus rock) et enchaînait les singles. Juste avant Dying to Believe, ils avaient balancé Swerve (leur expérimentation rap/hip-hop en feat avec Fever 333 et Sueco) puis Kill The Noise (leur gros titre rock brut qui a cartonné). Cette fois, avec Dying to Believe, Jacoby and co. ont visiblement décidé qu’il était temps de calmer le jeu et d’envoyer un message positif. ✌️

C’est le moment de faire un câlin, les gars – voilà, en substance, l’esprit du morceau.

Paroles : du Last Resort au premier espoir (analyse sarcastique)

Si on jette un œil aux paroles de Dying to Believe, on découvre un Papa Roach en mode thérapeute de groupe. Le refrain assène que « nous sommes plus semblables qu’on ne le croit, tous les mêmes en dessous de la surface » – en gros, Jacoby meurt d’envie de croire que l’humanité peut arrêter de se chamailler pour enfin se tenir la main autour d’un feu de camp (métaphorique, le feu de camp – on parle d’un groupe qui a l’habitude de mettre le feu pour de vrai sur scène). Le message est clair comme du Powerpoint de coach de vie, certes, mais il vient du cœur (un cœur tatoué, percé d’anneaux, mais un cœur quand même).

Les couplets, eux, multiplient les images de cette discorde à dépasser. On y parle de perdre la vision, d’être coincés dans le passé, de construire des murs autour de nos cœurs… Tout un programme ! On croirait entendre un mix entre un discours d’ONG et une thérapie de couple, le tout hurlé sur fond de guitares saturées. 🤘 Pas de panique, c’est moins gnangnan que ça en a l’air : Papa Roach garde sa hargne pour délivrer le message. C’est un peu comme si Gandhi version rock avait ingéré trois Red Bulls et décidait de régler nos problèmes à grands coups de micro dans les dents.

Soyons honnêtes, on ne s’attendait pas à tant de positivité de la part du groupe qui, il y a deux décennies, chantait “Cut my life into pieces” d’un ton plutôt désespéré. Le bad guy torturé de Last Resort a pris du galon et joue désormais les grands frères optimistes. On est passés de “no breathing” (Last Resort, 2000) à “keep breathing, on va y arriver ensemble” (en substance). Qui l’eût cru ? 😅 Il y a là un petit côté “tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil” version headbang, qui peut prêter à sourire – mais après tout, un peu d’espoir dans ce monde de brutes, ça ne fait pas de mal, même livré par des rockeurs aux bras couverts de flammes tribales.

D’autant que musicalement, rassurez-vous, ça envoie du lourd. Le morceau commence sur une intro presque calme, presque trompeuse (on se dit “tiens, Papa Roach nous fait une balade acoustique ?”), puis boum : à la 30ᵉ seconde tout s’arrête, Jacoby déboule en voix parlée/rap éraillée façon vieux poste radio, et le gros refrain rock éclate juste après. Le groupe n’a pas oublié d’être agressif quand il faut : ça riff, ça hurle en arrière-plan, et même un petit breakdown bien senti vient faire plaisir aux fans de headbang. En clair, Dying to Believe marie l’énergie classique de Papa Roach (avec même un soupçon de vibe à la Linkin Park dans le mélange, avouons-le) avec des paroles peace & love toutes simples. C’est comme si un pit de mosh se transformait en grande accolade collective – musclé mais fraternel. Qui a dit que les rockeurs baraqués ne pouvaient pas avoir la larme à l’œil (tout en secouant la tête) ?

Le clip officiel : karaoké énervé et visuels en roue libre

Parlons du clip vidéo officiel. Enfin, clip est un bien grand mot – il s’agit en réalité d’un lyric video, c’est-à-dire une vidéo où les paroles défilent à l’écran. Pas de scénario hollywoodien ici, Papa Roach a opté pour la solution simple (fainéant?) efficace. Imaginez un karaoké sous stéroïdes : chaque phrase de Dying to Believe apparaît en gros caractères qui tremblent, splash, boom, synchronisés avec la musique. On a droit à des effets visuels un peu chaotiques – fond clignotant, textes qui surgissent de partout – bref, tout pour bien marteler le message à l’auditeur. 📺✊

Les éléments visuels marquants ? Disons que la vidéo mise sur l’impact des mots plutôt que sur la subtilité. Le mot “BELIEVE” (croire) doit s’afficher en police XXL bien épaisse au moins dix fois, histoire qu’on le rentre dans nos crânes de metalleux endurcis. Idem pour les termes comme “unity” ou “division” s’ils apparaissent – c’est balancé à l’écran façon slogans en néon. Ajoutez à cela des glitchs numériques et des animations frénétiques, et vous obtenez un cocktail visuel aussi nerveux que le morceau lui-même. Ça part un peu dans tous les sens, mais avouons-le, on n’en attendait pas moins d’un lyric video rock : c’est brut, direct, sans finesse… et ça fonctionne dans le contexte.

Ce choix de clip a au moins un avantage : impossible de rater les paroles. Si vous voulez chanter à tue-tête en concert, le clip vous fait répéter le texte en temps réel. Pratique pour réviser votre karaoké rock ! 🎤 On pourrait se moquer du côté cheap (après tout, pas de budget explosion ni de voiture en flammes dans ce clip, juste After Effects qui s’emballe), mais en même temps, voir les mots se fracasser à l’écran donne un certain côté punk arty pas déplaisant. Mention spéciale aux arrière-plans un peu abstraits qui accompagnent le tout : on devine des vagues de couleurs, des lumières stroboscopiques… de quoi finir en sueur rien qu’en regardant.

Bien sûr, si on chipote, on pourrait dire qu’on aurait aimé voir le groupe en action. Jacoby en train de hurler dans un micro vintage, Horton martyrisant sa guitare, des foules qui s’embrassent dans le pit en pleurant de joie (ok j’exagère) – ça aurait pu être drôle et émouvant. À la place, on a les paroles en mode typographie énervée. Mais hé, c’est le lyric video life : à l’ère du streaming, on balance la chanson avec un visuel cool en attendant de faire mieux. Pas de cafard géant ni de métaphore filée en vue donc, juste du texte qui cogne. Ça a le mérite de l’originalité… ou pas. 😜

Spoiler: quelques temps plus tard, Papa Roach sortira quand même un clip acoustique officiel de Dying to Believe (oui, une version douce du morceau, qui existe, avec un vrai clip cette fois). Dans cette vidéo-là, on voit Jacoby et ses potes jouer en mode posé, ambiance studio intimiste. Un contraste amusant avec le lyric video survitaminé – comme si après la grosse tempête, on avait le droit à une session unplugged au coin du feu. Mais je digresse… 🔌🎸

Conclusion : Un cafard optimiste, ça existe !

En fin de compte, Dying to Believe est un OVNI sympathique dans la discographie de Papa Roach. Le groupe y conserve son panache rock tout en dévoilant un côté optimiste qu’on ne lui connaissait pas forcément. C’est un peu comme si le bourrin au grand cœur se révélait au grand jour. On headbangue, on chante à tue-tête “ouh ouh ouh” (oui, il y a des “ouh ouh” entraînants), et mine de rien on se surprend à trouver le message touchant. Papa Roach réussit à faire du neuf avec du vieux : recycler l’esprit néo-métal des familles en y injectant une dose d’espoir unificateur. Qui aurait cru que nos Californiens adeptes des cris gutturaux deviendraient les apôtres du “peace & unity” ? Comme quoi, tout arrive – il suffisait d’y croire (et de monter le volume à 11, évidemment). 🙌🔥

Unique
Mensuellement
Annuellement

Réaliser un don ponctuel

Réaliser un don mensuel

Réaliser un don annuel

Choisir un montant

€5,00
€15,00
€100,00
€5,00
€15,00
€100,00
€5,00
€15,00
€100,00

Ou saisissez un montant personnalisé :


Votre contribution est appréciée.

Votre contribution est appréciée.

Votre contribution est appréciée.

Faire un donFaire un don mensuelFaire un don annuel
image

Faire un don

1,00 €

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Le blog de Princessemonokéké

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture