
Accroche ta perruque fluo et serre bien ton short léopard, parce qu’on va parler d’un OVNI musical qui a débarqué sur la planète metal comme un karaoké géant sous acide : “Hypa Hypa” d’Electric Callboy. Imagine un mariage illégitime entre un boys band des années 90, un DJ de camping, et un groupe de metalcore qui aurait sniffé des paillettes avant de brancher les guitares. Résultat ? Une bombe sonore où autotune et breakdowns se roulent des pelles comme si c’était la fin du monde. Le clip, lui, c’est une orgie de couleurs néon, de moustaches eighties et de vibes “Ibiza all inclusive”, sauf que tu finis avec un headbang en bonus. Bref, “Hypa Hypa”, c’est un peu comme si Scooter avait fait un featuring avec Rammstein pendant une soirée mousse : ça ne devrait pas marcher, mais ça te colle un sourire idiot et une envie irrépressible de danser en tapant du pied.
« Hypa Hypa » : Electric Callboy lâche le metalcore fluo et déjanté
Electric Callboy : metalcore, électro et humour sans limite
Electric Callboy, ça vous dit quelque chose ? Ce groupe allemand originaire de Castrop-Rauxel (près de la Ruhr) est une bande de joyeux lurons du metal. Formé en 2010 sous le nom d’Eskimo Callboy (ils ont changé pour Electric Callboy en 2022), le sextette s’est fait connaître pour son style metalcore électro complètement déjanté. En clair, imaginez un gros son metal qui tabasse, mélangeé à des beats électro dignes d’une rave party, le tout assaisonné d’un humour omniprésent. Oui, chez Electric Callboy, on peut headbanger et rire en même temps – une vraie anomalie dans le paysage du metal habituellement si sérieux !
L’univers du groupe est un grand terrain de jeu loufoque. Costumes farfelus, clips parodiques, second degré total : rien n’est trop extrême pour ces musiciens qui ne se prennent vraiment pas au sérieux. Un concert d’Electric Callboy, c’est un peu comme une fête foraine sous stroboscope où des metalleux en survêt fluo lancent des confettis entre deux breakdowns. Le ton est donné : on est là pour passer un bon moment, se défouler et rigoler. C’est dans ce contexte barré qu’il faut aborder « Hypa Hypa », l’un de leurs morceaux les plus emblématiques et carrément WTF (pour rester poli).

La naissance de « Hypa Hypa » : nouveau chanteur et tube viral
Revenons en 2020. Electric Callboy traverse alors un tournant : le chanteur historique Sebastian “Sushi” Biesler vient de quitter le navire après dix ans de bons et loyaux services. Pour le remplacer, le groupe recrute Nico Sallach, un frontman à l’énergie débordante. À peine le temps de lui souhaiter la bienvenue qu’ils lâchent « Hypa Hypa » en juin 2020, premier single avec Nico au micro. Et là… c’est l’explosion ! 💥
La chanson sort en plein été, et très vite, elle devient virale. Le public, d’abord les fans de metal puis bien au-delà, est immédiatement conquis par ce cocktail improbable. Sur YouTube, le clip accumule les millions de vues comme un chaton mignon sur TikTok. En l’espace de quelques mois, « Hypa Hypa » propulse Electric Callboy sur le devant de la scène internationale. Mieux, le titre se hisse jusqu’aux classements en Allemagne (une première pour le groupe) et finit même certifié disque d’or quelques années plus tard. On parle quand même d’un morceau metalcore électro complètement barré qui réussit à chatouiller le grand public – un fait assez rare pour être souligné. Pour couronner le tout, l’engouement est tel que plus de 100 000 fans pétitionnent pour que le groupe représente l’Allemagne à l’Eurovision 2022 ! (Imaginons deux secondes la grand-messe de l’Eurovision bousculée par ces furieux en spandex fluo… l’Europe n’était sans doute pas prête 😁). Vous l’aurez compris, « Hypa Hypa » est un véritable phénomène sorti de nulle part, qui a marqué un tournant décisif dans la carrière d’Electric Callboy – rien que ça.

MMXX : l’EP moustachu qui abrite « Hypa Hypa »
Et ce n’est pas fini ! Après le succès en single, la chanson figure sur un EP sorti en septembre 2020, sobrement intitulé MMXX (2020 en chiffres romains, parce que c’est tout de suite plus chic). Sur cet EP, Electric Callboy continue de mélanger gros riffs et délires absurdes. La preuve avec les titres des morceaux : on y trouve par exemple « MC Thunder II (Dancing Like A Ninja) » (oui, danser comme un ninja, rien que ça) ou encore « Monsieur Moustache » (on vous avait dit qu’ils aimaient les moustaches !). Autant dire que MMXX part dans tous les sens et ne se prend jamais au sérieux. C’est un peu comme si les membres du groupe avaient mis toutes leurs idées les plus folles de 2020 dans un shaker musical. Ballades sentimentales ? Très peu pour eux. Ici, on a droit à un concentré d’énergie festive et de délires assumés, du début à la fin. On notera d’ailleurs que MMXX est le premier opus avec Nico au chant, et quel baptême du feu pour lui : commencer par un tube aussi improbable que « Hypa Hypa », c’est un démarrage en fanfare (littéralement) !
En 2021, voyant l’ampleur du phénomène, Electric Callboy s’est même amusé à réinventer « Hypa Hypa » dans tous les styles possibles. Ils ont sorti une édition spéciale de l’EP (MMXX – Hypa Hypa Edition) avec des versions du morceau en collaboration avec d’autres artistes. Au menu : une version médiévale avec un groupe de folk metal, une version country-rock avec The BossHoss, une version techno-dance avec le duo 257ers… Une véritable compilation de remixes tous plus fous les uns que les autres, preuve que la Hypa Hypa-mania a contaminé bien du monde. Quand on vous dit que cette chanson est un OVNI, ce n’est pas du pipeau !

« Hypa Hypa » la chanson : un cocktail explosif et hilarant
Parlons du morceau en lui-même. Comment décrire « Hypa Hypa » à quelqu’un qui ne l’a jamais entendu ? C’est un peu comme si un DJ de rave et un guitariste de metal s’étaient défiés sur le même morceau. D’un côté, vous avez un gros son metalcore avec guitares lourdes, batterie qui bastonne et même des growls (ces cris typiques du metal extrême). De l’autre, vous avez des synthés dance ultra accrocheurs, un tempo dansant et un refrain pop digne des meilleures soirées Eurodance des années 90. Le résultat : un yo-yo musical délirant qui balance l’auditeur entre deux ambiances radicalement opposées… et qui pourtant se marient étonnamment bien ! Un couplet vous donne envie de faire du headbang furieux, et hop, le refrain suivant vous attrape par la taille pour vous faire sauter en discothèque les bras en l’air. 🤘🕺
Les paroles, elles, sont à l’avenant : pas de message profond sur la vie ou de poésie métaphysique, non. À la place, on a un texte fun et un peu coquin, où il est question de trouver quelqu’un « tellement jolie qu’on veut la voir bouger toute la nuit ». Le fameux refrain « Hypa hypa, you’re pretty and I like ya » (« Hypa hypa, t’es ravissante et je t’aime bien », en gros) entre instantanément dans la tête pour ne plus en ressortir. Ce n’est clairement pas du Baudelaire, mais c’est diablement efficace et ça colle parfaitement à l’ambiance fête jusqu’au bout de la nuit. Fun fact : le titre Hypa Hypa est un clin d’œil à « Hyper Hyper » du groupe techno Scooter, véritable hymne eurodance des années 90. Electric Callboy a simplement troqué le “hyper” pour “hypa” histoire de faire stylé (ou juste pour que ce soit encore plus barré, qui sait). Le morceau se permet même un breakdown bien lourd vers la fin, histoire de rappeler qu’on est bien face à un groupe de metal, avant de repartir une dernière fois sur le refrain dance ultra-catchy. Ambiance générale : euphorique, absurde, et résolument fêtarde. On ressort de l’écoute avec un sourire jusqu’aux oreilles en se demandant “mais qu’est-ce que je viens d’écouter ?” – et généralement, on a aussitôt envie d’appuyer sur replay.

Un clip moustachu tout droit sorti des années 80
Si la chanson est déjà un délire en soi, le clip vidéo qui l’accompagne mérite sa propre place au panthéon du kitsch. Imaginez un clip qui coche absolument toutes les cases du look années 80 le plus flashy et improbable, et vous obtenez la vidéo de « Hypa Hypa ». Pour vous planter le décor :
- Moustaches et coupes mullet à gogo – Les membres du groupe arborent de fausses (ou vraies ?) moustaches dignes de Magnum et des coupes mulet (la fameuse nuque longue) tout droit sorties de 1986. Le style capillaire et pileux mérite à lui seul un Oscar du second degré.
- Tenues fluo et chemises à fleurs – Oubliez le noir intégral du metal traditionnel, ici c’est chemises hawaïennes ouvertes sur torses velus, vestes en jean sans manches, leggings fluo et bandanas flashy. On croirait voir des instructeurs d’aérobic qui auraient troqué le jazzercise pour la guitare électrique.
- Décor “Miami Vice” – La vidéo se déroule devant une décapotable rouge rutilante (façon Ferrari de luxe) avec des palmiers en néon rose et un coucher de soleil violet en arrière-plan. On se croirait dans un écran de veille Windows 95 ou sur la pochette d’une cassette VHS oubliée. Ambiance Miami Beach kitsch à souhait, sauf qu’ici ce sont des Allemands survoltés qui occupent la plage.
- Chorégraphies synchronisées – Point d’orgue du clip : les membres d’Electric Callboy exécutent des pas de danse totalement clichés et assumés, rappelant autant Saturday Night Fever que les boys bands des 90s. Imaginez un mélange de Macarena, de moves disco ringards et de headbang, et vous aurez une idée. Le tout est fait exprès de manière un peu maladroite, pour le fun.
Ajoutez à cela quelques figurants tout aussi perchés qui se trémoussent en arrière-plan, et vous obtenez un chef-d’œuvre du kitsch volontaire. 🎬 L’auto-dérision est poussée à fond : Electric Callboy parodie les clips rétro avec un amour évident pour ces clichés visuels, et le résultat est à hurler de rire. Le plus beau, c’est que malgré le côté parodique, l’énergie communicative du groupe rend la vidéo étrangement jouissive. On a envie de sortir les lunettes de soleil fluo et de rejoindre la danse, moustache ou pas ! D’ailleurs, le clip a fait un carton en ligne, accumulant des dizaines de millions de vues – preuve que leur formule visuelle a touché en plein dans le mille.

Conclusion : un OVNI musical et visuel venu d’Allemagne
En résumé, « Hypa Hypa » est un véritable OVNI musical et visuel. Un ovni, parce qu’aucune autre chanson ne lui ressemble vraiment : qui d’autre ose marier un metalcore féroce avec de l’eurodance fluo, le tout enrobé d’humour potache et de références eighties ? Ce morceau et son clip, c’est un peu comme une boîte de nuit intergalactique où des extraterrestres métalleux auraient pris les platines – c’est inattendu, décalé, et pourtant incroyablement festif. Electric Callboy a réussi l’improbable pari de nous faire headbanger et danser la tecktonik en même temps, tout en nous tirant des éclats de rire avec leurs pitreries moustachues.
L’expérience « Hypa Hypa », c’est comme une montagne russe musicale et visuelle : ça va vite, ça part dans tous les sens, ça brille de mille couleurs, et à la fin on en redemande. Ce délire sorti de la tête de six Allemands prouve que le metal peut aussi être fun et coloré sans rien perdre de sa puissance. Alors, prêt(e) à embarquer dans le grand huit Hypa Hypa ? Accrochez-vous bien à vos bandanas fluo, et profitez du voyage – c’est du grand n’importe quoi, mais qu’est-ce que c’est bon !

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