Matrix Revolutions (2003)

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Bienvenue dans Matrix Revolutions, le film où les trench coats volent plus bas que l’estime de Morpheus pour le scénario, où les robots creusent des tunnels comme des taupes sous stéroïdes, et où Neo passe plus de temps à buguer qu’un PC sous Windows 98.

Après avoir cassé Internet avec ses lunettes sans branches et ses pirouettes bullet time dans les deux premiers volets, notre Chosen One revient pour clore la trilogie… en mode mystique, Christique, et parfois carrément statique. Si vous avez toujours rêvé de voir Keanu Reeves affronter des calamars mécaniques en aveugle façon Daredevil sous MDMA, c’est ici que ça se passe.

Matrix Revolutions, c’est un peu comme un dernier niveau de boss après 20 heures de jeu : c’est intense, ça pique les yeux, et on n’est plus trop sûr de pourquoi on se bat, mais on veut juste savoir si le héros va sauvegarder l’humanité… ou juste son forfait mobile dans la Matrice.

Alors bouclez vos ceintures, éteignez votre GPS mental, et préparez-vous à plonger une dernière fois dans un monde où les lois de la physique sont optionnelles, les discours durent 20 minutes, et les câbles sont plus nombreux que dans un bureau d’open space des années 2000.

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Matrix Revolutions : le grand final branché (et débranché) de la trilogie

Après deux volets qui nous ont branchés à la Matrice et retourné le cerveau (de la meilleure façon possible), Matrix Revolutions débarque pour clôturer en beauté la trilogie culte des Wachowski. Ce troisième film, sorti en 2003 peu de mois après Matrix Reloaded, nous promet le bouquet final : une guerre épique entre humains et machines, des combats à couper le souffle sous la pluie battante, et des adieux émouvants à nos héros en lunettes noires. Accrochez-vous à votre fauteuil (de pilotage de vaisseau), on replonge une dernière fois dans la Matrice avec humour et légèreté !

Contexte dans la trilogie : ultime combat pour l’humanité

Dans Matrix Revolutions, l’histoire reprend exactement où Reloaded nous avait laissés. Neo est plongé dans le coma après un mystérieux incident hors de la Matrice, tandis que la cité humaine de Zion se prépare fébrilement à une attaque massive des machines. L’enjeu n’a jamais été aussi grand : c’est le destin de l’humanité tout entière qui se joue. Rappelez-vous : dans le premier Matrix, Neo découvrait la vérité sur la Matrice et devenait l’Élu à coup de kung-fu virtuel. Dans Reloaded, les enjeux montaient d’un cran avec la prophétie de l’Élu remise en question et Zion menacée de destruction imminente. Revolutions vient donc conclure la saga en apothéose, en mettant en scène le combat final pour la survie de Zion et la fin de la guerre entre humains et machines. Pas de pression, Neo : il ne s’agit rien de moins que de sauver le monde (encore une fois) – mais cette fois, pour de bon.

Résumé du scénario sans se perdre dans les câbles

Neo, coincé dans un purgatoire numérique contrôlé par Trainman, attend l’aide de Trinity et Morpheus, qui font face à une négociation conflictuelle avec le Mérovingien. Après une confrontation, ils réussissent à libérer Neo, entraînant une réunion du trio et un moment romantique entre Neo et Trinity, malgré le désordre ambiant.

Une fois Neo de retour, l’Oracle entre en scène pour un dernier round de prophéties cryptiques. Elle lui confirme ce qu’on pressentait déjà : un affrontement final approche entre Neo et Agent Smith, et le sort de l’humanité en dépend. Super, merci pour la pression supplémentaire ! Pendant ce temps, Smith, devenu complètement incontrôlable, gagne en puissance. Dans la Matrice, il se clone à l’infini comme un virus hors de contrôle – chaque personne ou programme qu’il touche devient un autre Agent Smith (imaginez des centaines de Hugo Weaving qui répètent « Monsieur Anderson » en chœur, de quoi faire frémir n’importe qui). Il va même jusqu’à s’attaquer à l’Oracle elle-même, s’assimilant ses pouvoirs de voyance et son penchant pour les cookies. Autant dire que Smith version 3.0 est plus terrifiant que jamais, et qu’il menace aussi bien la Matrice que le monde réel.

Côté monde réel, c’est l’effervescence (et l’angoisse) à Zion. Les Sentinelles, ces robots tueurs tentaculaires, approchent par légions pour percer les défenses de la dernière cité humaine. On assiste à une préparation fiévreuse de la défense de Zion : des dizaines de courageux (ou suicidaires) volontaires grimpent dans d’énormes exosquelettes blindés, prêts à canarder du poulpe métallique à tour de bras. La bataille de Zion s’engage bientôt dans un fracas métallique assourdissant : lasers, explosions, robots qui volent en morceaux et humains héroïques qui tombent au combat. C’est l’une des séquences les plus épiques du film, digne d’une mêlée de rugby futuriste où les adversaires auraient des tentacules et des foreuses à la place des bras. Malgré leur bravoure et quelques exploits (mention spéciale au Kid qui parvient à ouvrir in extremis la porte d’entrée pour secourir les défenseurs), les humains semblent submergés. L’ambiance est tendue, c’est la survie de l’espèce qui se joue sous nos yeux – mais rassurez-vous, on garde le sourire (jaune), grâce à quelques traits d’humour bien placés entre deux explosions, comme ce capitaine Mifune qui râle sur ses munitions en manquant de se faire scalper par un calamar géant mécanique.

Au milieu de ce chaos, Neo comprend que son rôle dépasse la simple baston contre des agents dans la Matrice. Guidé par sa conviction (et les indices de l’Oracle), il prend une décision audacieuse : se rendre en personne à la Ville des Machines. Son plan ? Plaider la cause humaine directement auprès du cœur de l’ennemi, et offrir son aide pour vaincre Smith, devenu également la bête noire des machines. Trinity, fidèle jusqu’au bout, insiste pour l’accompagner dans cette mission suicidaire en duo amoureux. Embarqués à bord d’un vaisseau, ils filent vers la cité des machines à travers les nuages d’orage et les champs de sentinelles. Évidemment, tout ne pouvait pas rouler tranquillement : en chemin, nos héros doivent affronter une dernière embûche en la personne de Bane (un humain possédé par Smith dans le monde réel – oui, le virus Smith a même réussi à prendre le contrôle d’un vrai gars, carrément flippant). S’ensuit un duel tendu dans la pénombre de la soute, où Neo finit aveuglé par une attaque de Bane. Moment dramatique… mais pas de panique, Neo développe aussitôt une nouvelle capacité bien pratique : même les yeux brûlés, il perçoit les machines et programmes sous forme d’aura de lumière orangée. Qui a besoin de rétines quand on est l’Élu, franchement ? Neo élimine Bane/Smith malgré son handicap tout neuf, prouvant qu’il en faut plus qu’une paire d’yeux carbonisés pour l’empêcher d’avancer.

Le couple repart donc vers la cité des Machines, avec Neo portant désormais un bandeau sur les yeux façon super-héros aveugle. Après un périple mouvementé – qui inclut un passage au-dessus des nuages pour apercevoir un vrai ciel bleu (instant “whaou” poétique) – Trinity et Neo arrivent enfin à destination, poursuivis de près par des essaims de Sentinelles. Le vaisseau s’écrase violemment en arrivant, neutralisant la menace… mais Trinity est grièvement blessée dans le crash, empalée par des câbles et débris (eh oui, même dans Matrix on n’attache pas toujours sa ceinture, et ça finit mal). S’ensuit une scène d’adieu aussi triste que belle sous la lumière orangée des machines : Trinity, l’amour de Neo, rend son dernier souffle après lui avoir déclaré une dernière fois « Tu m’as sauvé… tu l’as toujours su… ». Sortez les mouchoirs – ou la chiffonnette à lunettes, au choix. Neo, accablé mais déterminé, doit poursuivre seul sa mission.

Il se retrouve alors face à Deus Ex Machina, l’impressionnante IA collective des machines qui se manifeste sous la forme d’une gigantesque tête mécanique menaçante. Neo propose un marché audacieux : il élimine le virus Smith qui menace autant les machines que les humains, et en échange, les machines laissent Zion tranquille. Un court entretien d’embauche plus tard (à base de hurlements métalliques et de vents violents), le pacte est conclu et Neo se branche une dernière fois à la Matrice pour affronter son ennemi juré.

Commence alors l’affrontement final que l’on attendait tous : Neo vs Smith, le retour du duel au sommet. Sauf que cette fois, la scène a tout d’un combat de super-héros en bonne et due forme. Imaginez Neo en Jésus high-tech contre Smith en virus mégalomane, s’envolant l’un contre l’autre sous une pluie diluvienne. Les deux rivaux se jettent à travers le ciel, se percutent à la Dragon Ball Z au milieu des éclairs, et font trembler le bitume à chaque coup de poing. Smith, qui a désormais copié tout le monde y compris l’Oracle, est persuadé d’avoir la victoire en main – il le dit d’ailleurs avec un sourire dément : « J’ai tout vu, c’est la fin, Monsieur Anderson ». Neo, épuisé mais obstiné, tient bon. Le combat est titanesque et visuellement bluffant (mention spéciale aux gouttes de pluie figées en l’air sous l’effet de leurs coups, du pur bullet-time sous la flotte). Finalement, Neo comprend qu’il ne peut pas vaincre Smith par la force brute. Dans un acte de foi ultime, il se laisse volontairement assimiler par Smith. Ce twist surprend l’agent cloneur en série : à peine a-t-il fait de Neo un énième double de lui-même que les machines injectent une bonne dose d’énergie à travers le corps connecté de Neo dans le monde réel. Résultat : le virus Smith est purgé/dézingué de l’intérieur, tous ses clones explosent en lumière, et la Matrice est libérée de sa menace. Ouf ! Neo s’effondre, mission accomplie. Son corps inerte est délicatement emporté par les machines, dans une pose christique lumineuse (okay, on avait dit pas de métaphores religieuses, mais l’image est frappante tout de même).

Et surtout, la guerre s’arrête. À Zion, alors que les survivants s’attendaient à mourir broyés par la seconde vague de Sentinelles, toutes les machines se retirent soudainement. Surprise générale chez les humains : Morpheus, Niobe et tous les défenseurs voient les robots tueurs faire demi-tour au dernier moment. Zion est sauvée ! On a même droit à une ovation générale et à des embrassades collectives dans la caverne de Zion – ambiance fin de championnat du monde. On imagine presque un DJ lancer un remix de Clubbed to Death pour relancer une petite rave party improvisée à la Matrix, histoire de fêter ça dignement. Le film se conclut sur la Matrice rebootée au calme : un lever de soleil multicolore créé par la petite Sati en hommage à Neo, l’Oracle et l’Architecte qui discutent posément sur un banc (comme deux ex rivaux après une partie d’échecs serrée), et la promesse que la paix durera “aussi longtemps que possible”. Tout est bien qui finit… presque bien, avec une note d’espoir dans ce monde de câbles et de code.

Les personnages principaux et leur évolution

Passons en revue nos cinq personnages phares et ce qu’ils vivent dans Revolutions, car chacun affronte à sa manière le dénouement de la trilogie :

  • NeoL’Élu au bout du chemin : Notre héros taciturne, toujours campé par un Keanu Reeves plus zen que jamais, achève sa transformation en sauveur de l’humanité. Dans Revolutions, Neo porte le poids du monde sur ses épaules (et d’une bonne paire de lunettes noires sur le nez). Fini le hacker un peu paumé du premier film : il est désormais sûr de son rôle, prêt à sacrifier sa vie par amour et par conviction. Même aveuglé physiquement, il voit plus clair que jamais dans son destin. On le sent plus mûr, presque fatigué mais infiniment déterminé – la force tranquille de la Matrice, version kung-fu. Sa romance avec Trinity lui donne la force d’aller jusqu’au bout, et son face-à-face final avec Smith est l’aboutissement de tout son parcours. Neo voulait la paix, et il est prêt à tout pour l’obtenir. Un type bien, en somme, même s’il n’a toujours pas appris à esquiver les coups de poing sans finir couvert de boue ou de cambouis.

TrinityLa guerrière au grand cœur : Toujours aussi badass, Trinity est le pilier émotionnel de la trilogie. Dans ce troisième opus, elle n’hésite pas à braquer le Mérovingien en boîte de nuit, à piloter en plein orage un vaisseau vers la cité ennemie, et même à faire face à un Agent Smith en chair et en os (enfin, en chair surtout) sans flancher. Trinity, c’est la loyauté et le courage incarnés : elle suit Neo jusqu’au bout du monde (littéralement jusqu’au bout du monde des machines) par amour et par foi en lui. Son personnage gagne encore en épaisseur émotionnelle, notamment lors de sa poignante scène de mort où, malgré la douleur, elle rassure Neo et accepte son destin. Même dans ses derniers instants, elle reste fidèle à elle-même : forte, lucide, et amoureuse. Trinity apporte une humanité et une tendresse dans cet univers de circuits, et avouons-le, elle nous brise un peu le cœur en partant. Mais quelle sortie héroïque ! On se souviendra d’elle comme de l’as du kung-fu et de la moto qui a tenu tête aux machines sans jamais perdre son sourire (enfin, un petit sourire en coin – c’est Trinity, faut pas exagérer).

MorpheusLe mentor ébranlé mais inflexible : Le charismatique capitaine au long manteau retourne au combat, mais Revolutions le met face à un monde qui a bouleversé ses certitudes. Lui qui croyait dur comme fer à la prophétie de l’Élu a dû encaisser les révélations peu réjouissantes de l’Architecte dans Reloaded (en gros, l’Élu n’était qu’une variable de contrôle de plus… de quoi secouer n’importe quel mentor spirituel). Dans Revolutions, Morpheus apparaît un peu assombri, moins sûr de lui, mais il n’abandonne pas pour autant. Sa foi en Neo reste inébranlable malgré les doutes, et il continue de se battre pour Zion avec courage. Certes, il passe une bonne partie du film dans un rôle plus secondaire – en copilote du vaisseau de Niobe ou à coordonner la défense une fois de retour à Zion – mais sa présence calme et déterminée est rassurante jusqu’au bout. Morpheus est toujours celui qui motive les troupes, qui redonne espoir d’un simple regard confiant derrière ses éternelles lunettes sans branches. Même sans tirer la couverture à lui, il demeure le sage du groupe, le rock (ou plutôt le morpheus) indéboulonnable. Pas de scène de combat au katana cette fois-ci, mais il a déjà fait assez de dégâts dans les premiers films pour qu’on continue de le vénérer.

L’OracleLa grand-mère programme mystique : Changement de visage, mais fond inchangé. Interprétée suite à un malheureux destin par une nouvelle actrice (Mary Alice, succédant à Gloria Foster), l’Oracle affiche une bonhomie malicieuse intacte. Toujours affalée dans sa cuisine à proposer des bonbons ou des cookies, elle reste aussi énigmatique qu’espiègle. Dans Revolutions, elle admet jouer un jeu dangereux pour bousculer les règles de la Matrice. Elle guide Neo sans jamais lui mâcher le travail, et va même jusqu’à se sacrifier – ou du moins à se laisser engloutir par Smith – dans l’espoir de lui donner une faiblesse fatale. Maligne, la grand-mère ! Sa motivation profonde se révèle être l’équilibre et la paix, quitte à parier sur l’humanité contre ses propres semblables machines. On sent chez elle une bienveillance sincère, presque maternelle, envers Neo et Trinity. Sa dernière apparition, via un Smith possédé qui prononce « Tout ce qui a un début a une fin » (une de ses maximes préférées), est déterminante pour sauver la mise. En bref, l’Oracle est la tête pensante de l’ombre, celle qui a toujours un coup d’avance sur l’échiquier cosmique de la Matrice, le tout avec un sourire en coin et une recette de cookies inratable.

Agent SmithLe virus incontrôlable : Il vole la vedette côté méchant, et pour cause : Smith est passé du statut d’agent tatillon obsédé par la ponctualité (« En retard, Monsieur Anderson »…) à celui de virus psychopathe rêvant d’anéantir tout, humains et machines. Hugo Weaving s’en donne à cœur joie en mode grand méchant délirant. Dans Revolutions, Smith n’a plus de fil à la patte : il agit en électron libre, hors de tout contrôle, et cela le rend particulièrement dangereux. Chaque apparition de Smith amène un mélange de terreur et d’ironie grinçante – ses tirades narcissiques et son rire dément sous la pluie en disent long sur son pétage de câble logiciel. Sa capacité à copier tout le monde crée quelques moments glaçants (la scène où un humain de l’équipage, possédé par Smith, parle avec la voix de Smith – brrr, on s’en souvient). Il représente en somme le parfait opposé de Neo : là où Neo veut sauver tout le monde, Smith veut tout réduire en cendres. Leur affrontement final est à son image : explosif et sans merci. Smith a beau sembler invincible, il finit par être victime de son arrogance et de la ruse de nos héros. On ne va pas le plaindre – après tout, ce virus égomaniaque aura mis nos nerfs à rude épreuve depuis le début. Allez, ciao Smith, on ne te regrettera pas… quoique, ses « Miiiiister Anderson » maniaques avaient un petit côté jouissif qu’on va presque finir par trouver culte.

Un climax épique aux accents émouvants (mais légers, promis)

Malgré son ambiance de fin du monde, Matrix Revolutions parvient à distiller de l’émotion au milieu du vacarme et des bastons. Bien sûr, l’action domine – le film nous en met plein la vue avec ses séquences de guerre futuriste et son duel final digne d’un comics – mais les moments dramatiques ne manquent pas de toucher notre petit cœur de spectateur. La mort de Trinity, par exemple, est un grand moment d’émotion (oui, même dans un blog humoristique on peut verser une larmichette). Voir Trinity, habituellement si forte, vulnérable dans les bras de Neo, ça fiche un coup au moral. Mais le film ne s’appesantit pas dans le larmoyant : la scène reste sobre, belle, et terriblement efficace pour nous faire ressentir la perte aux côtés de Neo. De même, la détermination de Neo à achever sa mission, en dépit de la douleur et du sacrifice, apporte une gravité héroïque à ce grand final. On est pris d’un frisson quand il marche, aveugle mais droit, vers la Machine géante pour négocier la paix – sérieusement, qui aurait cru voir un jour Neo en diplomate face à un gros visage de robot en furie ? – c’est à la fois dramatique et follement audacieux comme situation.

Heureusement, le film sait aussi rester léger par touches, même dans l’obscurité. On trouve quelques répliques qui font sourire, notamment grâce à l’Agent Smith et son humour cynique, ou à l’Oracle avec son calme olympien alors que tout part en vrille. Le caractère un peu too much de certaines scènes d’action peut prêter à sourire également (qui n’a pas eu un petit rictus amusé en voyant Neo et Smith s’envoler façon Superman qui fait la bagarre ?). Mais qu’à cela ne tienne, on est venus pour en prendre plein les mirettes et conclure l’histoire, pas pour chipoter sur le réalisme physique – et de ce côté-là, Revolutions livre la marchandise avec grand spectacle et émotions. Les fans de la première heure auront sans doute le cœur serré en voyant la fin de l’aventure, mais aussi un petit sourire nostalgique en coin. Après tout, voir Zion sauvée in extremis et la Matrice relancée sur de nouvelles bases, c’est un peu comme terminer un niveau de jeu vidéo ultra difficile : on pousse un soupir de soulagement, on savoure la victoire… et on se dit qu’on y reviendrait bien pour voir ce qui se passe après.

Conclusion : La Matrice nous fait ses adieux (promis, pas de cuillère)

Matrix Revolutions conclut la trilogie en mêlant action débridée, émotions et humour (si, si, cherchez bien, il y en a). C’est un final en forme de feu d’artifice numérique, où chaque personnage emblématique apporte sa touche à l’ultime tableau. On ressort de là à la fois satisfait de voir nos héros aller au bout d’eux-mêmes et un peu nostalgique de quitter cet univers unique. Certes, le film ne répond pas à toutes les questions (il faudra plus qu’une Oracle pour nous expliquer certains mystères), mais il offre une vraie conclusion à la saga de Neo et ses amis en manteaux de cuir.

En somme, on peut ranger les téléphones et débrancher les câbles : la mission est accomplie, Zion est sauvé, et nous voilà tirés de la Matrice… du moins jusqu’au prochain reboot surprise. 😉 Prenez la pilule bleue, respirez, la réalité vous tend les bras. Mais avouez-le, cette petite virée finale dans la Matrice, ça valait le coup – ne serait-ce que pour voir Neo finir en sauveur scintillant et Agent Smith faire la tronche en explosant. Allez, fin de la transmission : la Matrice vous salue bien, et n’oubliez pas… il n’y a pas de cuillère (mais il y a toujours du café pour se remettre de tant d’émotions) !

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