Corey Taylor

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Ah, Corey Taylor. Cet homme est à la musique ce que le couteau suisse est à la survie : il fait tout, il le fait bien, et il peut te sauver la vie ou te la hurler en pleine figure. Chanteur, hurleur, poète maudit, conférencier, auteur, exorciste de micro et philosophe à ses heures perdues — le gars a plus de casquettes que Mario dans Odyssey.

D’un côté, il te défonce les tympans avec Slipknot, hurlant des trucs qu’on n’oserait même pas chuchoter à notre psy. De l’autre, il te berce avec Stone Sour, comme un bad boy tatoué qui te lit des poèmes sous la pluie. Et entre deux riffs apocalyptiques, monsieur écrit des livres, fait des conférences, joue dans des films et donne des interviews où il te parle du sens de la vie… en jurant toutes les deux phrases.

Bref, Corey Taylor, c’est un peu comme si un volcan avait décidé de prendre des cours de guitare et de développer une conscience artistique. Il est à la fois chaos, tendresse, et une grosse envie de balancer son micro sur la tête d’un fan trop collant. 🎤💥

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🍼 Les débuts : un gosse du Midwest né dans le chaos

Corey Todd Taylor naît le 8 décembre 1973 à Des Moines, Iowa — pile au cœur de l’Amérique rurale, là où les hivers te gèlent la barbe et où la musique, c’est souvent ta seule échappatoire. Il grandit dans une famille modeste, élevée principalement par sa mère célibataire, une femme courageuse mais elle-même aux prises avec des problèmes de dépendance et de stabilité. Son père, lui, a disparu très tôt du décor.
Résultat : Corey se forge dès l’enfance une carapace, mélange de solitude, colère et imagination débordante.

Il a souvent raconté que son enfance n’était pas rose du tout : il a vécu la pauvreté, des déménagements incessants, et même des épisodes d’abus. Cette période sombre laissera une trace durable dans son écriture : cette rage viscérale qu’on retrouvera plus tard dans Slipknot, mais aussi cette vulnérabilité brute qu’on sent dans Stone Sour.

🎸 L’adolescence : entre musique, drogues et survie

Vers 12-13 ans, il tombe amoureux du rock et du métal. Il découvre Black Sabbath, Kiss, Metallica, Faith No More, Alice in Chains, et surtout Elvis Presley, que sa grand-mère lui fait écouter. Oui, oui, Elvis. C’est d’ailleurs cette grand-mère qui va lui sauver la mise plus d’une fois : c’est chez elle qu’il va trouver refuge quand la vie à la maison devient trop dure.
C’est aussi elle qui l’aide à acheter sa première guitare, et à nourrir ce rêve un peu fou : “faire de la musique pour ne plus ressentir la douleur”.

Mais la jeunesse de Corey, c’est aussi la descente dans la drogue. Il a commencé à se droguer très jeune, a sombré dans la dépendance à la cocaïne et au speed, au point de frôler la mort à plusieurs reprises.
Il en parlera plus tard sans filtre, notamment dans son autobiographie Seven Deadly Sins : à 15 ans, il a déjà dormi dehors, vécu dans des squats, et tenté de se suicider.
Le gamin au cœur en feu devient un survivant.

🎤 Les débuts d’artiste : la voix du désordre

Malgré tout ça, ou peut-être grâce à tout ça, Corey transforme ses blessures en carburant créatif.
À l’adolescence, il écrit ses premiers textes, entre colère et poésie, et forme ses premiers groupes locaux dans l’Iowa.
En 1992, il fonde Stone Sour, son premier vrai projet musical — bien avant Slipknot. Le nom vient d’un cocktail alcoolisé, à la fois sucré et acide, comme sa vie à l’époque. Tout un symbole.

À cette époque, il n’est pas encore le chanteur masqué que tout le monde connaît : il essaie juste de mettre des mots sur ses traumas et de trouver un sens à son existence à travers la musique.

💀 Le tournant : un gamin perdu qui devient une légende en devenir

Avant ses 20 ans, Corey a déjà vécu plus qu’une vie entière de galères.
Mais il s’accroche. La musique devient son exutoire, son fil de survie. Et ce mélange unique — douleur sincère + énergie destructrice — va devenir sa marque de fabrique.

Quelques années plus tard, il croisera la route d’un groupe de fous furieux masqués venus du même coin que lui : Slipknot. Le reste appartient à l’histoire du metal moderne.

🧒 Les débuts : le gosse de Des Moines qui rêvait fort (années 80-90)

🎤 Stone Sour – Le premier amour (1992-1997)

Avant Slipknot, il y avait Stone Sour. Corey fonde ce groupe en 1992, avec le guitariste Josh Rand. À l’époque, le groupe joue un rock alternatif aux accents post-grunge et heavy, bien loin du metal brutal qu’il chantera plus tard.

Stone Sour tourne dans les bars de l’Iowa, sort quelques démos locales, mais ne perce pas vraiment.
En 1997, le groupe se met en pause quand Corey est approché par… un certain Shawn Crahan, percussionniste d’un collectif masqué qui allait bientôt faire trembler la planète metal : Slipknot.

👹 Slipknot – L’explosion mondiale (1997-2004)

Corey rejoint Slipknot en 1997, remplaçant le chanteur d’origine, Anders Colsefni.
À l’époque, il arbore son célèbre masque en cuir cousu, hurle comme une bête et écrit des textes d’une rage viscérale, souvent inspirés de sa propre souffrance.

🔥 L’ascension :

  • 1999 – Slipknot : un premier album qui explose les compteurs. C’est brut, violent, presque inhumain. Le monde découvre un groupe au bord de la folie, et un chanteur qui hurle sa douleur comme si chaque morceau était une exorcisation.
  • 2001 – Iowa : plus noir, plus brutal, plus désespéré. C’est l’album qui fait de Slipknot une légende du nu metal, et de Corey une icône. Il hurle jusqu’à se déchirer les cordes vocales, mais prouve qu’il est capable de canaliser une intensité émotionnelle rare.

Pendant cette période, Corey sombre souvent dans l’alcool et la dépression, mais garde le cap grâce à la scène : un chaos cathartique, mais salvateur.

🎸 Le retour de Stone Sour – Le rock dans le sang (2002-2013)

Pendant que Slipknot prend une pause après Iowa, Corey ressuscite Stone Sour.
Cette fois, le groupe signe chez Roadrunner Records, et sort un premier album officiel en 2002.

Les grandes étapes :

  • 2002 – Stone Sour : un disque plus mélodique, plus personnel, où Corey montre qu’il n’est pas qu’un hurleur de l’enfer. Le single Bother devient un hit, notamment grâce à sa voix pleine d’émotion.
  • 2006 – Come What(ever) May : succès massif. Corey y chante sur la politique, l’amour, la colère, tout avec une plume plus mature. Through Glass cartonne partout.
  • 2010 – Audio Secrecy et 2012 – House of Gold & Bones (Pt.1 & 2) : des albums conceptuels, plus ambitieux. Stone Sour devient un pilier du rock moderne, et Taylor s’impose comme un auteur-compositeur à part entière.

Pendant ce temps, Slipknot fait son grand retour…

💀 Le Slipknot du deuil et de la renaissance (2004-2020)

Après la mort du bassiste Paul Gray en 2010, Corey plonge dans une période difficile.
Mais malgré les tragédies, Slipknot continue à évoluer :

  • 2004 – Vol. 3: The Subliminal Verses : plus varié, plus mélodique. Corey y expérimente le chant clair et la poésie sombre (Vermilion, Duality…).
  • 2008 – All Hope Is Gone : plus politique, plus chaotique. Corey crache sa rage contre la société et la perte d’espoir.
  • 2014 – .5: The Gray Chapter : hommage à Paul Gray. L’émotion brute, les larmes et la rage fusionnent.
  • 2019 – We Are Not Your Kind : un monstre de créativité. Slipknot prouve qu’ils peuvent encore surprendre 20 ans après. Corey est à son sommet vocal et émotionnel.
  • 2022 – The End, So Far : plus expérimental, plus introspectif. Le groupe explore de nouveaux sons, et Taylor s’y montre plus vulnérable que jamais.

🎙️ Carrière solo – Le caméléon du rock (2020-présent)

En 2020, Corey Taylor se lance enfin en solo. Il voulait faire un disque “sans frontières” où il mélange tout ce qu’il aime : punk, rock, metal, blues, country, hard rock…

  • 2020 – CMFT : (Corey Mother F***ing Taylor, bien sûr 😏)
    Un album plein de fun et d’énergie. On y trouve du punk rock (HWY 666), du hard à la Van Halen (Samantha’s Gone), du hip-hop old school (CMFT Must Be Stopped). Le tout avec un humour et une liberté totale.
  • 2023 – CMF2 : plus personnel, plus solide. Corey y parle de maturité, de paternité, d’identité, tout en balançant des riffs à l’ancienne et des refrains taillés pour la scène. C’est une lettre d’amour à toutes ses influences.

Entre deux albums, il multiplie les collaborations (Apocalyptica, Tech N9ne, Soulfly, Zakk Wylde, etc.) et reste une figure incontournable du metal mondial.

⚡ Aujourd’hui : la légende vivante

En 2025, Corey Taylor est devenu bien plus qu’un chanteur :

  • un auteur (il a publié plusieurs livres autobiographiques et satiriques),
  • un acteur occasionnel,
  • un conférencier engagé contre les addictions,
  • et surtout un symbole de résilience artistique.

Il a traversé les époques, les drames, les genres, sans jamais perdre cette authenticité brute.
Toujours entre le cri et la confession, entre le chaos et la mélodie.

💔 Vie amoureuse : entre chaos et reconstruction

Corey Taylor a eu une vie sentimentale mouvementée, mais aussi profondément humaine.

  • 💍 Premier mariage (2004 – 2007) : avec Scarlett Stone, la mère de son fils Griffin Parker Taylor (né en 2002). Scarlett l’a beaucoup aidé à se sortir de ses addictions, mais leur couple finira par s’effondrer.
  • 💍 Deuxième mariage (2009 – 2017) : avec Stephanie Luby, une créatrice de mode. Leur relation sera souvent à distance, et malgré les apparences, Taylor dira plus tard qu’il “se sentait seul”. Le divorce est prononcé en 2017.
  • 💞 Troisième mariage (depuis 2019) : avec Alicia Dove, danseuse et fondatrice du groupe Cherry Bombs. Avec elle, Corey semble enfin apaisé. Ils se sont mariés à Las Vegas, et depuis, il parle souvent d’elle comme de sa “meilleure amie”. Leur complicité transparaît dans tout ce qu’ils font.

À noter qu’il est père de deux enfants :

  • Griffin Taylor, chanteur du groupe Vended (autant dire que la relève est assurée)
  • Angeline Taylor, issue d’une relation précédente

💀 Addictions, santé mentale et rédemption

La vie de Corey Taylor, c’est aussi une lutte contre ses démons.
Pendant des années, il s’est battu contre l’alcoolisme, la dépression et les crises d’identité liées à la célébrité. Dans ses livres et interviews, il parle ouvertement de ses pensées suicidaires, de sa peur de la rechute, et de son besoin de vérité.

Mais surtout, il a trouvé dans l’écriture, la scène et la paternité une manière de survivre.
Il a sorti plusieurs livres autobiographiques (Seven Deadly Sins, You’re Making Me Hate You, America 51), où il explore sans filtre ses blessures, ses opinions, et sa vision du monde.
Aujourd’hui, il est sobre depuis plus de 15 ans, et se bat activement pour la prévention du suicide et la santé mentale dans le milieu artistique.

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🎤 L’homme derrière le masque

Contrairement à son image de hurleur démoniaque, Corey Taylor est un homme d’une grande sensibilité.
Fan de littérature, de cinéma, et passionné par la musique sous toutes ses formes, il écrit sans se censurer, que ce soit du metal, du rock acoustique, ou même du blues.

Côté personnalité, il est connu pour son franc-parler légendaire. Il n’a peur de critiquer personne (ni Kanye West, ni Donald Trump, ni les critiques musicaux). Mais il le fait toujours avec une touche d’humour et d’authenticité.

En interview, il parle souvent de la thérapie que représente la musique, et du fait qu’il “aurait sans doute fini mort sans elle”.
Aujourd’hui, il est devenu une voix de sagesse dans le metal — un survivant lucide, capable de hurler ses démons tout en les apprivoisant.

🌅 Aujourd’hui : un homme en paix

Aujourd’hui, Corey Taylor vit une nouvelle phase de sa vie.
Marié à Alicia, sobre, père fier, et toujours actif musicalement (entre Slipknot, Stone Sour et ses albums solos comme CMFT et CMF2), il semble avoir trouvé un équilibre rare.

Il consacre aussi du temps à l’écriture, aux conventions, et à des projets caritatifs, notamment pour aider les jeunes artistes et les associations liées à la santé mentale.
Son fils Griffin, lui, suit la voie paternelle dans Vended, preuve que le flambeau reste dans la famille Taylor.

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Anecdotes:

🎤 1. Le jour où il s’est assommé… avec sa propre tête

En 2015, pendant un concert de Slipknot, Corey a voulu faire le show en secouant la tête comme un possédé (classique Taylor). Sauf qu’il l’a un peu trop secouée… Résultat : il s’est fait un coup du lapin monumental et a fini le concert avec une minerve quelques jours plus tard. Il a avoué en rigolant :

“Je me suis blessé en étant trop metal. Ça, c’est la définition du karma.”


🤘 2. L’interview où il s’est endormi en plein milieu

Lors d’une tournée très intense, Corey était épuisé. En pleine interview télé, alors que le journaliste lui posait une question super sérieuse… il s’est endormi sur place, le micro à la main. 😴
Le journaliste a cru que c’était une blague au début, mais non : monsieur Taylor faisait une vraie sieste express. Il s’est réveillé en mode “Ah, pardon mec, j’crois que j’ai rebooté.”


🎭 3. Quand il s’est foutu de la gueule de Kanye West

Corey Taylor est connu pour ne pas avoir la langue dans sa poche. Après que Kanye a déclaré un jour être “le plus grand rockstar du monde”, Corey a répondu :

“T’es peut-être une légende du hip-hop, mais sérieux, t’as jamais transpiré dans un masque en chantant People = Shit.”
La punchline a fait le tour d’Internet. 💀🔥


🍻 4. L’histoire du micro qui lui a échappé (au mauvais moment)

Lors d’un concert avec Stone Sour, il s’est tellement emporté qu’il a balancé son micro dans le public… sauf que le micro est revenu en plein dans sa tête comme un boomerang.
Il a fini la chanson avec une bosse et un grand sourire :

“Je crois que mon micro m’en voulait.”


💩 5. Le prank du siècle dans les loges

Un jour, sur la route avec Slipknot, Corey a mis une saucisse dans la chaussure de Shawn “Clown” Crahan. Quand ce dernier a enfilé sa botte avant le show, il a cru qu’un animal s’était glissé dedans.
Résultat : Clown a hurlé, tout le monde a pleuré de rire, et Corey a dit :

“C’était juste un petit rappel que l’humour pue parfois.”


😈 6. Le fan déguisé en lui… qui l’a confondu avec quelqu’un d’autre

Pendant une convention, un fan cosplayé en Corey Taylor (masque, combinaison et tout) ne l’a même pas reconnu sans son masque.
Quand Corey lui a dit : “Beau cosplay, mec !”, le fan a répondu : “Merci, toi t’as pas mal imité aussi.”
Corey a juste lâché un :

“Mec, c’est littéralement moi.” 😅


🧙‍♂️ 7. Quand il a joué à Dungeons & Dragons avec des métalleux bourrés

Corey est un grand nerd dans l’âme. Il adore Donjons & Dragons. Une fois, il a organisé une partie de D&D avec des potes métalleux. Problème : tout le monde était bourré.
Résultat : un guerrier s’est battu contre sa propre hache, un mage a séduit un troll, et Corey a fini par dire :

“C’était le concert le plus bizarre de ma vie, mais sans instruments.”

🖤 En résumé

Corey Taylor, c’est :

  • Un enfant brisé devenu légende.
  • Un hurleur masqué devenu poète.
  • Un survivant devenu guide.

Il a traversé la violence, l’addiction, les ruptures, les excès, et en est ressorti plus fort, sans jamais trahir son authenticité.
Aujourd’hui, derrière la rage du micro, il y a un homme qui prouve qu’on peut hurler sa douleur, la transformer en art, et finir par trouver la paix.

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