Nadia et le secret de l’eau bleue (1990)

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Bienvenue dans « Nadia et le secret de l’eau bleue », l’anime où Jules Verne prend un shot d’expresso, fait un tour chez Miyazaki, et finit dans une rave steampunk sponsorisée par Captain Nemo !

Imaginez un monde où les jeunes filles ont des pendentifs plus puissants que l’armée de Freezer, où les lions sont végétariens mais grognent comme des bodybuilders constipés, et où des méchants en armures ridicules veulent dominer le monde avec des plans aussi crédibles qu’une appli de rencontres pour dauphins.

Nadia, c’est une ado bougonne qui carbure à l’anti-social, Jean est un génie de la mécanique coincé dans le corps d’un Bisounours, et ensemble ils fuient des méchants tous plus théâtraux les uns que les autres, à bord d’un sous-marin piloté par le sosie marin de Batman.

Préparez-vous à embarquer dans une odyssée pleine de lasers, de complots atlantes, de robots géants, de morale écolo, et de moments où vous direz : « Attends… c’est vraiment diffusé pour les enfants, ça ?! »

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Production et fabrication:

Nadia et le secret de l’eau bleue (ふしぎの海のナディア) est une série d’animation japonaise diffusée en 1990-1991, réalisée par Hideaki Anno au sein du studio Gainax, en collaboration avec Group TAC pour le diffuseur public NHK. Inspirée librement de l’univers de Jules Verne et d’un concept original d’Hayao Miyazaki, cette série steampunk-aventure a marqué son époque par sa production mouvementée et son héritage notable. Le rapport suivant examine en détail le contexte de création, les origines du projet, le rôle de Gainax et de ses figures clés, les contraintes rencontrées lors de la production, les choix artistiques majeurs, l’accueil critique lors de la diffusion (y compris les changements apportés en cours de route) et l’influence durable de Nadia sur l’industrie de l’anime.

Contexte de l’animation japonaise à la fin des années 1980 et début 1990

À la fin des années 1980, l’âge d’or de l’animation japonaise est marqué par une hausse de production et de budgets due à la bulle économique au Japon, avec un impact significatif de l’OAV. Des films ambitieux comme Akira émergent, soutenus par un public otaku croissant et des investisseurs désireux de financer l’animation de qualité.

Au début des années 1990, alors que l’économie japonaise commence à décliner avec des restrictions budgétaires, Nadia et le secret de l’eau bleue est produit dans un contexte où la télévision japonaise propose de nombreux anime pour le grand public familial, dominée par des studios établis. La NHK souhaite également offrir un contenu d’animation de qualité sur sa chaîne éducative. C’est dans ce cadre que le projet Nadia émerge, soutenu par le studio Gainax, qui se prépare à réaliser sa première grande série télévisée.

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Origines du projet : de Miyazaki à NHK

Les origines de Nadia datent des années 1970, lorsque Hayao Miyazaki travaillait pour Tōhō sur un projet de série TV intitulé Autour du monde, sous la mer, inspiré de Vingt Mille Lieues sous les mers de Jules Verne. Bien que ce projet n’ait pas été produit, Tōhō a conservé les droits, et Miyazaki a intégré certains éléments dans des œuvres ultérieures telles que Conan, le fils du futur et Le Château dans le ciel.

À la fin des années 1980, la NHK cherche à créer une série d’aventure éducative et décide de relancer le synopsis non exploité de Miyazaki pour en faire une série télévisée en 1989. Le studio Gainax, fondé en 1984, est choisi pour produire le projet en collaboration avec Group TAC et Sei Young. Gainax adapte le synopsis original en y ajoutant une approche science-fiction steampunk, ce qui conduit à la validation du projet par la NHK.

La NHK avait prévu un réalisateur pour sa série afin de garantir une tonalité familiale, mais celui-ci quitta le projet avant la production en raison d’une divergence de vision avec Gainax. La réalisation fut finalement confiée à Hideaki Anno, un jeune talent de Gainax. Cela marqua le début de la production de Nadia et le secret de l’eau bleue, visant à créer une grande aventure familiale riche en références culturelles et en découvertes scientifiques pour la chaîne éducative de la NHK.

Le rôle du studio Gainax et les personnalités clés de la production

La production de Nadia a représenté un important défi pour le studio Gainax, qui tentait sa première série télévisée de 39 épisodes, malgré une structure atypique pour la production hebdomadaire. Cependant, le studio a pu s’appuyer sur plusieurs personnalités clés pour réussir le projet.

  • Hideaki Anno, le réalisateur de la série, a marqué Nadia par sa créativité visuelle. À l’époque, il était passionné de science-fiction et d’animation. Il a dirigé la mise en scène et la supervision artistique sur les épisodes 1 à 22 et 35 à 39. Sa vision a créé un équilibre entre aventure grand public et thèmes matures, abordant des sujets comme la mort et la violence de manière adulte. Anno a aussi intégré de nombreux clins d’œil à l’histoire de l’animation dans les épisodes. Cependant, la charge de travail intense et les difficultés rencontrées ont entraîné une crise psychologique durant la production.
  • Yoshiyuki Sadamoto, cofondateur de Gainax, a été character designer pour Nadia et les autres protagonistes. Initialement, ses designs présentaient Nadia et le capitaine Nemo avec des traits plus typés “Afrique”, mais ceux-ci ont été modifiés. Nadia a finalement une apparence plus standard, avec peau claire et cheveux lisses violets. Des rumeurs ont suggéré que ce changement était dû à la crainte des producteurs pour une héroïne noire, mais Hideaki Anno a précisé que c’était surtout pour des raisons techniques – animer des cheveux crépus était trop complexe. Sadamoto a donc créé un style visuel reconnaissable, alliant réalisme modéré et esthétique anime des années 80.
  • Mahiro Maeda, membre de Gainax, est responsable de la création du projet (Project concept) et a réalisé de nombreux designs, notamment pour l’univers steampunk de Nadia. Il a contribué au design du Nautilus et d’autres machines inspirées de Jules Verne, ce qui a aidé à établir l’identité visuelle de la série avec des éléments victoriens et des technologies fictives.
  • Shinji Higuchi, collègue d’Anno chez Gainax, a été initialement animateur et expert en effets visuels. Il a été promu réalisateur délégué sur la fin de la série (épisodes 23 à 39) lorsque Anno a dû prendre du recul en raison de la fatigue. Higuchi a dirigé les épisodes intermédiaires et a aidé Anno pour la conclusion. Son nom est mentionné au générique comme co-réalisateur des épisodes 23 à 39. Plus tard, il a coréalisé Shin Godzilla avec Anno en 2016, mais Nadia a été une expérience formative pour sa direction en animation.
  • Toshio Okada et Yasuhiro Takeda, président et membre fondateur de Gainax, ont été des producteurs exécutifs clés. Okada, surnommé Otakings, a dû gérer une crise interne au début du projet lorsque Hiroaki Inoue, un autre producteur, a lancé Nadia sans l’approbation d’Okada, cherchant à prendre le leadership sur ce contrat important. Cela a conduit à une lutte de pouvoir à Gainax, entraînant l’éviction d’Inoue, exigée par Okada auprès de la NHK. Cet incident a révélé la fragilité organisationnelle de Gainax à l’époque, l’entreprise étant jeune et manquant d’expérience en production complexe.
  • Shirō Sagisu est le compositeur de la bande originale de Nadia. Il a créé une musique marquante qui soutient les moments d’action et les passages émouvants. Le générique “Blue Water” interprété par Miho Morikawa est emblématique, tout comme les thèmes récurrents “Nemo’s Theme” et “You and I”. Son travail sur Nadia annonce celui qu’il fera sur Neon Genesis Evangelion, avec des motifs puissants et un mélange de styles.

En résumé, Gainax a mobilisé ses atouts créatifs majeurs sur Nadia. Malgré l’enthousiasme et le talent de l’équipe, la production n’allait pas tarder à révéler des failles dans l’organisation du studio, mis sous pression par l’ampleur inédite du projet.

Contraintes de production, dépassements budgétaires et aléas organisationnels

Dès le départ, Nadia s’est avéré être un projet très ambitieux pour Gainax, au point de mettre en péril la santé financière du studio et de provoquer de sérieux défis logistiques. Plusieurs contraintes de production et problèmes ont marqué la fabrication de la série :

  • Budget sous-estimé et perte financière : Les coûts de production de la série ont été mal évalués. Bien que NHK et Toho aient alloué un budget important, il était insuffisant compte tenu des standards de qualité de Gainax. En acceptant le projet, Gainax savait qu’il produirait à perte. À la fin des 39 épisodes, le studio accuse un déficit d’environ 80 millions de yens. Cette somme reflète des coûts supplémentaires tels que main-d’œuvre additionnelle et retards. De plus, Gainax, n’ayant pas les droits commerciaux de la série, n’a pu bénéficier des ventes de produits dérivés pour compenser ces pertes.
  • Allongement imprévu de la série : Nadia devait initialement avoir 30 épisodes. Cependant, en raison de son succès, les commanditaires ont décidé d’ajouter 9 épisodes supplémentaires, portant le total à 39 épisodes. Cela a causé des difficultés à Gainax, qui devait produire rapidement ces épisodes avec un budget inchangé.
  • Arc filler et sous-traitance massive : Pour réaliser des épisodes supplémentaires, Hideaki Anno a dû déléguer une partie de la série. Les épisodes 23 à 34 – tout un arc narratif filler où les héros se retrouvent échoués sur une île déserte puis errent en Afrique – ont été en grande partie réalisés par Shinji Higuchi, tandis que l’animation était sous-traitée à d’autres studios au Japon et en Corée du Sud. Gainax a perdu le contrôle sur ces épisodes, certaines sous-traitances se faisant sans que l’équipe principale ne soit au courant des réalisateurs ou animateurs, d’après Toshio Okada, ce qui a causé une perte de cohésion artistique. Le résultat fut : cet arc présente un recul de qualité d’animation et de scénario par rapport au reste de la série. Les dessins sont moins détaillés, l’animation plus saccadée, et les intrigues paraissent peu inspirées et déconnectées de l’intrigue principale. Critiqué à l’époque, cet arc est souvent considéré comme le “ventre mou” de Nadia. Il s’inspire du roman L’Île mystérieuse de Verne, montrant une volonté de rester dans la thématique vernienne. Heureusement, la qualité remonte sur les cinq derniers épisodes (35 à 39) lorsque l’équipe originale reprend le contrôle pour le climax final.
  • Délais serrés et stress de l’équipe : Nadia a souffert de délais de production tendus, forçant Gainax à travailler dans l’urgence. Tout le personnel, du réalisateur aux assistants, a été sollicité pour peindre des cellulos et terminer les épisodes à temps, créant une ambiance de “chaos contrôlé”. Hideaki Anno, épuisé par la charge de travail et les compromis artistiques, a traversé une phase de dépression durant la production. Il a même initialement refusé de s’impliquer dans le projet de film Nadia proposé ensuite.
  • Conséquences organisationnelles : La période de Nadia a été difficile pour Gainax. Après le départ d’Hiroaki Inoue, le studio a frôlé la faillite. Un film, Nadia: The Motion Picture, a été prévu mais Gainax a dû se retirer du projet, laissant une dette de 50 millions de yens envers Group TAC. Ce n’est qu’après le succès de Neon Genesis Evangelion que Gainax a pu rembourser cette dette. De plus, ces turbulences ont conduit à un changement de stratégie, conduisant Toshio Okada à quitter Gainax en 1992, estimant que l’arrêt de l’animation serait peut-être nécessaire. Finalement, Yasuhiro Takeda a convaincu Okada de donner une nouvelle chance à Anno et à l’équipe avec un projet original, menant à Evangelion.
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Animation, style visuel et musique : des choix artistiques marquants

Malgré les obstacles de production évoqués, Nadia et le secret de l’eau bleue reste salué pour son esthétique et ses choix artistiques. Le style visuel, l’animation (du moins dans les meilleurs épisodes) et la musique contribuent fortement à l’identité de la série.

Visuellement, Nadia s’inscrit dans le steampunk et l’aventure historique-fantastique, se déroulant en 1889 pendant l’Exposition universelle de Paris. Ce cadre donne un ton “rétro” à la série, rendant hommage aux avancées scientifiques de la fin du XIXe siècle et à la littérature d’aventure classique. Les décors variés, comme Paris Belle-Époque et des cités atlantes, permettent une grande créativité picturale. L’univers graphique est riche en détails avec des machines volantes, des sous-marins et des bases futuristes, illustrant un mélange d’influences littéraires et anime modernes, comme le Nautilus de Nemo, qui combine esthétique victorienne et éléments high-tech.

Le character design de Yoshiyuki Sadamoto combine un réalisme relatif avec les codes du manga, présentant des personnages aux expressions caricaturales et émouvantes, notamment Nadia, une héroïne aux traits distinctifs et au teint mat, qui est l’une des rares héroïnes noires de l’animation japonaise de l’époque, bien que le concept initial ait été modifié.

Les meilleurs épisodes de Nadia illustrent l’expertise de Gainax en animation, avec des scènes d’action fluides et détaillées, comme les combats entre le Nautilus et les engins néo-atlantes. Des épisodes clés, comme le 22, affichent un sakuga de haute qualité, mais l’arc 23-34 souffre d’une animation limitée, entraînant un creux qualitatif. La série se termine néanmoins en beauté avec des animations soignées dans les épisodes 38 et 39.

La réalisation de Hideaki Anno dans Nadia est remarquable pour ses trouvailles visuelles et narratives, jonglant entre légèreté et ténèbres. La série alterne des scènes comiques et des moments dramatiques, montrant déjà les talents d’Anno pour les changements de ton, comme plus tard dans Evangelion. Elle intègre des références à Jules Verne et des emprunts culturels variés pour enrichir son univers, tout en ayant une dimension éducative qui stimule la curiosité des jeunes sur divers sujets.

La musique de Shirō Sagisu dans Nadia est essentielle à son identité, combinant des morceaux orchestraux impressionnants et des mélodies intimistes. Le thème principal “Blue Water” évoque mystère et magie, tandis que divers thèmes récurrents renforcent des personnages et situations. La chanson de fin “Yes, I Will” ajoute une dimension poétique et mélancolique. La musique amplifie la comédie et la tension dramatique, contribuant à son succès, ce qui a conduit à plusieurs éditions CD au Japon.

En résumé, Nadia réussit à offrir un spectacle visuel et auditif de premier plan en fonction des conditions de production, se démarquant par un style qui mélange hommage aux romans d’aventure du XIXe siècle, drame humain et esthétique anime des années 90.

Accueil critique et évolution en cours de diffusion

Lors de sa diffusion au Japon entre 1990 et 1991, Nadia et le secret de l’eau bleue a connu un grand succès public et critique. Diffusée sur NHK, la série a captivé un large public, et sa popularité a été reconnue par de nombreuses distinctions, dont le titre de “meilleur anime de l’année” en 1991 par Animage. L’héroïne Nadia a été élue “meilleur personnage féminin de tous les temps”, surpassant Nausicaä de Miyazaki. Nadia a également maintenu une place dans le top 20 des personnages favoris des fans japonais pendant la première moitié des années 90, illustrant son impact durable grâce à son caractère unique.

La série a connu un allongement du nombre d’épisodes en raison de son succès, passant de 30 à 39 épisodes, ce qui a permis l’ajout d’intrigues intermédiaires. Cependant, ces épisodes “filler” ont été critiqués pour une baisse de qualité d’animation et un scénario flou, affectant temporairement la réputation de la série. Malgré cela, le final de Nadia (épisodes 35-39) a été loué pour sa conclusion satisfaisante, redressant ainsi l’impression laissée par les épisodes supplémentaires.

Peu de changements majeurs ont eu lieu dans la diffusion d’Anno, avec une vision générale cohérente malgré un intermède filler. Toutefois, une intensité dramatique accrue est observée vers la fin, avec des épisodes plus sombres et émotionnels, marquant une résonance forte chez les fans et établissant une marque de fabrique pour Anno.

Nadia a été saluée pour son ambition thématique et sa réalisation, combinant une aventure accessible aux enfants avec des thèmes profonds comme l’anticolonialisme et la confrontation entre science et éthique. La narration des jeunes héros est un point fort de la série sur 39 épisodes, et certains ont comparé Nadia aux œuvres du Studio Ghibli pour son action et sa poésie, tout en affirmant qu’elle possède une identité propre, plus feuilletonnante.

Le débat autour de Nadia inclut des accusations de plagiat par rapport à Le Château dans le ciel de Ghibli, bien que les similitudes proviennent de racines communes dans le concept de Miyazaki. Une controverse similaire a émergé en 2001 lors de la sortie de Disney Atlantis: The Lost Empire, avec des fans notant des ressemblances, au point que Gainax envisagea des poursuites. Cependant, NHK/Toho choisit de ne pas agir, tandis que Disney réfuta les accusations en évoquant une inspiration partagée par Jules Verne, faisant de ce sujet un exemple dans les discussions sur l’influence de l’animation japonaise.

En ce qui concerne la diffusion internationale, Nadia a été rapidement diffusée en France à partir de septembre 1991, mais la version française a été marquée par des censures et des coupes, notamment des scènes jugées trop violentes. Malgré ces modifications, Nadia a trouvé son public en France et a gagné en popularité parmi les jeunes téléspectateurs. Plus tard, une version non censurée de la série a été restaurée en DVD/Blu-ray.

En résumé, l’accueil de Nadia fut majoritairement très positif, couronné de récompenses et d’une solide popularité. Les ajustements en cours de diffusion (9 épisodes ajoutés) ont certes entraîné un passage à vide critiqué, mais n’ont pas empêché la série de laisser une impression forte et durable sur le public.

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Héritage et influence dans l’industrie de l’anime

L’impact de Nadia et le secret de l’eau bleue sur l’industrie de l’anime et sur les carrières de ceux qui l’ont réalisée s’est avéré significatif. Plusieurs niveaux d’héritage peuvent être distingués :

Nadia a été crucial pour Gainax et Hideaki Anno, propulsant le studio dans le paysage télévisuel japonais tout en causant des difficultés financières. Apprenant de cette expérience où ils n’ont pas profité de leur succès, Gainax a négocié de meilleurs droits pour Neon Genesis Evangelion, ce qui leur a permis de gagner financièrement grâce au merchandising. Cette réussite a sauvé Gainax de la faillite et a permis au studio de créer l’une des séries les plus influentes de l’anime, démontrant que Nadia était un prérequis à Evangelion.

Nadia a servi de laboratoire créatif pour Hideaki Anno en tant que premier projet de réalisateur sur une série TV, permettant l’exploration de thèmes et de techniques qui apparaîtront dans Evangelion. L’héroïne, tourmentée intérieurement, annonce le développement psychologique de personnages comme Shinji et Asuka. La série aborde également une catastrophe planétaire due à une technologie atlante, rappelant le Third Impact d’Evangelion. Anno considérait Evangelion comme une suite spirituelle à Nadia, mais le projet a été abandonné faute de droits, menant à une réécriture en tant qu’histoire originale. Ainsi, Nadia est vue comme un proto-Evangelion, avec des thèmes similaires, malgré des différences de ton et de public.

Nadia a eu un impact significatif sur l’industrie de l’anime en montrant la viabilité des séries steampunk/aventures pour un large public. Son influence est visible dans des œuvres ultérieures, comme Ashita no Nadja, et elle a même été référencée dans des créations de Gainax, comme Otaku no Video, témoignant de l’affection des créateurs pour leur œuvre culte.

Nadia a marqué un tournant en illustrant la collaboration internationale dans l’animation TV grâce à l’utilisation de studios coréens pour une partie des épisodes, ce qui a révélé la tendance croissante de la sous-traitance afin de diminuer les coûts de production. Bien que cela ait affecté la qualité, l’industrie a retenu qu’une gestion plus stricte de cette sous-traitance pouvait aider à respecter des délais serrés, une leçon apprendre par Gainax.

L’héritage de Nadia se manifeste par sa place dans la culture anime, étant régulièrement citée comme un classique des années 90 et bénéficiant de ressorties qui témoignent de sa popularité persistante. Associée aux souvenirs d’enfance de cette époque au Japon, elle est considérée par les professionnels comme un case study sur les défis de la production d’anime, ayant failli mettre en péril Gainax tout en ouvrant la voie à Evangelion. Son impact est donc lié à celui d’Evangelion et à l’histoire unique de Gainax.

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Conclusion:

Ah, Nadia et le secret de l’eau bleue, cet anime où on se retrouve à traverser les mers avec une ado qui a une coiffure défiant les lois de la gravité, et un robot qui semble avoir un faible pour les explosions. Imaginez un peu : un mystérieux diamant bleu, des batailles sous-marines, et un méchant qui porte un chapeau trop grand pour lui… c’est un peu comme si Jules Verne et un super-héros en herbe avaient eu un enfant, et qu’il avait décidé de prendre des vacances dans un parc d’attractions aquatique.

Au final, Nadia c’est un peu comme un film de Spielberg avec des robots géants, mais en version rétro, avant que les effets spéciaux ne soient cool. Un classique où l’on jongle entre exploration sous-marine, tensions amoureuses, et courses poursuites intergalactiques… Tout ça pour nous rappeler que l’eau bleue, c’est peut-être le vrai secret, mais que les histoires épiques sont encore plus importantes. Bon, et la prochaine fois, peut-être qu’on demandera à Nadia de revoir sa coupe de cheveux, histoire de ne pas effrayer les poissons.

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