Imagine un cahier magique où, à chaque fois que tu écris un nom dedans, la personne meurt… Non, ce n’est pas la liste des invités du mariage de ta cousine insupportable, c’est Death Note. Un animé où un lycéen modèle, Light Yagami, découvre qu’il peut jouer à Dieu, sauf qu’au lieu de distribuer des bonbons et des arc-en-ciel, il distribue… des infarctus en série.
Et comme tout bon lycéen qui s’ennuie en cours de maths, il décide d’utiliser ce pouvoir pour “rendre le monde meilleur”. Résultat ? Un duel psychologique à la Tom & Jerry mais version dark, entre Light (alias “j’ai la flemme de dire son prénom complet”) et L, le détective qui mange plus de sucre qu’un enfant laissé seul dans un magasin de bonbons.
Bref, Death Note, c’est l’animé qui t’apprend que :
- Les pommes sont la drogue dure des Shinigamis.
- Avoir une belle écriture peut tuer.
- Et que noter les noms de tes ex dans un cahier… c’est peut-être pas une bonne idée (mais ça soulage).


Synopsis : quand un cahier devient plus qu’un cahier
Un jour comme un autre, le lycéen Light Yagami trouve un cahier abandonné dans la cour de son école. Ce n’est pas un cahier de poésie ni un carnet pour apprendre le français : c’est un Death Note, un objet spirituel laissé par un shinigami nommé Ryuk qui permet de tuer quiconque en écrivant son nom et en imaginant son visage. Voilà comment commence la plus célèbre liste de choses à faire du monde, où l’on coche les cases en envoyant ses “clients” dans l’au‑delà. Light, élève surdoué et ennuyé, décide d’utiliser ce carnet pour nettoyer la société des criminels et devenir le dieu d’un nouveau monde. Malheureusement pour lui (ou heureusement pour les spectateurs), un détective aussi génial qu’asocial surnommé “L” décide de lui mettre des bâtons dans les roues, déclenchant un duel intellectuel haletant et surréaliste. Vous pensiez que votre bac blanc était stressant ? Attendez de voir un génie tuer des criminels tout en cachant son identité à un autre génie qui se nourrit de sucreries.

Création et auteurs : Ohba et Obata, le duo mystère
L’œuvre originale est un manga créé par le scénariste Tsugumi Ohba et le dessinateur Takeshi Obata. Ohba est un pseudonyme : l’identité de l’auteur reste secrète, ce qui alimente les mythes (certains le soupçonnent d’être un shinigami déguisé). Il a révélé qu’il admire des maîtres comme Shotaro Ishinomori, Fujiko Fujio ou encore les films de Kurosawa et Chaplin et qu’il aime les comédies, collectionne des tasses à thé et élabore ses intrigues en s’asseyant comme L, les genoux contre la poitrine. Son œuvre la plus célèbre, Death Note (2003‑2006), s’est écoulée à plus de 30 millions d’exemplaires, avant qu’il ne se lance avec Obata dans Bakuman et Platinum End.
Takeshi Obata, quant à lui, est connu pour son trait précis et son talent à dessiner des “sociopathes” aussi bien que des idoles pop. Inspiré par Cyborg 009, il débute en remportant le Tezuka Award puis connaît le succès avec Hikaru no Go avant de collaborer avec Ohba sur Death Note. Obata admet être moins à l’aise avec les personnages féminins – ce qui n’empêche pas Misa d’avoir du style – mais excelle à créer des univers de lumière et d’ombres qui donnent à la série un ton à la fois réaliste et gothique.
L’adaptation animée est produite par le studio Madhouse et réalisée par Tetsurō Araki. Le réalisateur a expliqué qu’il voulait transmettre ce qui rendait la série passionnante plutôt que de délivrer un message moral, et le scénariste Toshiki Inoue a réorganisé certains événements en utilisant des flashbacks pour garder la tension. Le résultat est un animé de 37 épisodes diffusé de 2006 à 2007 sur Nippon TV, qui suit fidèlement l’intrigue du manga tout en jouant avec le rythme et les cliffhangers pour maintenir le suspense.

Contexte de création : l’ère du suspense et des carnets lugubres
Au début des années 2000, les mangas et animes Shōnen se partageaient entre aventures colorées (Naruto, One Piece) et récits plus sombres. Death Note est apparu en décembre 2003 dans Weekly Shōnen Jump et s’est achevé en mai 2006, les 108 chapitres étant rassemblés en douze volumes entre 2004 et 2006. La série a apporté une bouffée d’air (ou d’oxygène vicié) dans un paysage dominé par des héros à grands cœurs : ici, le protagoniste est un étudiant mégalomane qui devient serial killer. Selon l’article de Collider, Death Note a “pris d’assaut” les années 2000, imposant un ton sombre et moralement ambigu qui a inspiré le penchant “dark & edgy” de la décennie. Même les non‑initiés avaient leur petit carnet noir griffonné, preuve que l’œuvre avait dépassé la sphère otaku.

Personnages principaux : du beau monde dans la salle d’étude
Light Yagami
Light est le premier de la classe (au sens littéral) : élève parfait, fils d’un policier, il remporte tous les concours et s’ennuie fermement. La découverte du Death Note réveille son ego : il se proclame “Kira” (dérivé de “killer”) et entame une croisade contre la criminalité. Rédiger des noms de criminels devient sa version de Sudoku, sauf qu’ici on ne gagne pas de gomme mais on perd la vie. Light est charismatique, calculateur, imbu de lui‑même et il adore les pommes… enfin, non, c’est Ryuk qui adore. Sa plus célèbre phrase, “Je prendrai une chips… et je la mangerai !”, résume à merveille la combinaison d’intensité et de ridicule qui fait le charme de la série.

L
L (ou Ryuzaki) est l’archétype du détective excentrique. Génie discret, il vit en ermite, se tient accroupi, mange des pâtisseries à longueur de journée et déteste porter des chaussures. Il est engagé par la police pour découvrir l’identité de Kira et entame un duel d’intellect avec Light qui rappelle les parties d’échecs où l’on déplace des pions invisibles. Il soupçonne Light très tôt et le force à rejoindre l’équipe d’enquête pour l’avoir sous la main. Sa personnalité atypique et ses sucreries sont autant d’armes que sa capacité de déduction.

Ryuk
Ryuk est le shinigami qui a laissé tomber le carnet par ennui. Avec son sourire carnassier et son amour obsessionnel pour les pommes (qui agissent sur les shinigami comme la nicotine), il observe l’issue du jeu avec le détachement d’un commentateur de match. C’est grâce à lui que la plupart des moments comiques de la série voient le jour : il est plus intéressé par l’approvisionnement en fruits que par les dilemmes moraux.

Misa Amane
Mannequin et idole gothique, Misa est la propriétaire d’un second Death Note. Amoureuse de Kira, elle devient la seconde “Kira” et n’hésite pas à utiliser ses shinigami eyes (qui permettent de voir les noms et l’espérance de vie des gens). Ce personnage d’apparence frivole apporte des touches de comédie tout en révélant la fragilité de ceux qui se croient maîtres de la vie et de la mort.

Near et Mello
Ces deux garçons héritent de l’enquête après la disparition de L. Near, cerveau froid entouré de jouets, et Mello, impulsif et accro au chocolat, représentent les deux facettes de L. Leur rivalité et leurs méthodes divergentes montrent que la lutte contre Kira ne se limite pas à un jeu à deux.

Intrigue principale : stratégie, suspense et pommes croquantes
L’intrigue alterne entre le point de vue de Light et celui de ses adversaires, créant une tension constante. L’idée géniale de la série est que le “héros” est aussi l’antagoniste : Light veut créer un monde parfait, mais ses actions rappellent qu’un homicide reste un homicide. Les épisodes explorent les règles du Death Note (écrire un nom tue dans les quarante secondes, on peut définir la cause de la mort, etc.) et comment Light tente de contourner les contraintes pour piéger la police. L et la force d’enquête répondent avec des stratagèmes tout aussi complexes : filatures, messages télévisés, fausses pistes. Le duel atteint son apogée lorsque L fait de Light son assistant pour l’observer de près, transformant leur relation en bromance délirante.
Après la mort de L, la série suit Near et Mello qui reprennent l’enquête. Certains fans estiment que la deuxième moitié perd en intensité, mais elle complète l’arc moral en montrant que l’idée de “justice divine” de Light mène inexorablement à sa chute. Le suspense reste intact jusqu’au dernier épisode où Light, piégé par ses propres règles, fait face à ses actes.

Réception critique : succès mondial et débats enflammés
Le manga a rencontré un succès fulgurant : plus de 30 millions d’exemplaires étaient en circulation en 2015 et il a remporté des prix comme le Grand Prix du Japan Expo et le prix du meilleur scénario. L’anime a reçu des critiques très positives, salué pour sa tension psychologique et ses questions morales, et obtient une note presque parfaite sur Rotten Tomatoes. IGN a noté que le rythme de la série restait fidèle au manga et que le duel entre Light et L était captivant.
Death Note est devenu l’un des anime les plus reconnaissables de la décennie : la presse occidentale a souligné son influence dans le succès international des anime, et Collider affirme que la série a marqué une génération en popularisant les récits sombres. Toutefois, certains critiques ont estimé que la seconde moitié était moins réussie et qu’elle changeait de direction – ce qui alimente encore aujourd’hui les discussions entre fans.

Influence et héritage : carnets, chips et parodies
Au Japon, Death Note est devenu un phénomène médiatique avec des romans, des jeux vidéo, des films live et même une comédie musicale. Son concept simple et terrifiant a inspiré de nombreuses parodies. Dans un épisode des Simpson intitulé “Death Thome”, Lisa trouve un Death Note et devient une version de Kira tandis que Bart joue le rôle de L, et le shinigami est rebaptisé Steve Johnson. La scène culte où Light mange des chips pour dissimuler l’écriture des noms a été reprise partout, y compris dans un comic de Bart Simpson’s Treehouse of Horror où un paquet s’appelle “Eat It! Potato Chips”. Plusieurs artistes ont aussi fait référence à la série, comme CORPSE Husband et Grimes qui chantent sur les shinigami eyes.
La franchise a engendré de nombreux films live. Les films japonais de 2006 restent fidèles à l’esprit du manga et donnent leur propre fin. Les films américains produits par Netflix en 2017 sont plus controversés : les critiques ont reproché au réalisateur d’avoir transformé Light en adolescent ordinaire et pas très malin, privant l’œuvre de son duel intellectuel. Screen Rant explique que le film a “dénaturé ce qui faisait la particularité de la série”, notamment en rendant L armé d’un pistolet et émotif. L’adaptation a ainsi servi de contre‑exemple et a rappelé l’importance du matériau d’origine.

Héritage culturel
En plus des adaptations, Death Note a modifié la façon dont les anime sont distribués. Viz Media a mis les épisodes en téléchargement légal pendant leur diffusion au Japon – une première pour une grande série. Les débats philosophiques que suscite l’œuvre sur la peine de mort et la justice continuent d’alimenter forums et cours de philosophie. Le succès mondial de Death Note a montré qu’un thriller psychologique pouvait aussi conquérir un public de shōnen, ouvrant la voie à des œuvres plus matures dans le même magazine. En somme, l’anime a prouvé qu’un simple carnet pouvait changer l’histoire… et rappeler à tous qu’il vaut mieux manger ses chips sans se prendre pour un dieu.

Conclusion:
En résumé, Death Note, c’est un peu comme si Sherlock Holmes avait décidé de faire son enquête avec un cahier maudit acheté au rayon fournitures scolaires de Carrefour. On a un duel intellectuel plus intense qu’un tournoi de Uno avec des tricheurs, un shinigami accro aux pommes (la vraie leçon de l’anime, c’est que le diabète guette même les dieux de la mort), et un Light Yagami qui finit par prouver qu’avoir 200 de QI ne sert à rien quand on oublie de nettoyer ses propres empreintes.
Finalement, Death Note, c’est la preuve que si tu trouves un carnet dans la rue, tu ferais mieux d’écrire ta liste de courses dedans plutôt que d’essayer de jouer à Dieu. Parce qu’à la fin, le seul qui gagne vraiment… c’est le vendeur de pommes. 🍎😏
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