Nous C nous (Nous c’est nous 1997)

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Accroche-toi, parce que là on parle d’un classique qui sent bon les années où les punchlines étaient plus efficaces que le Wi-Fi : “Nous c’est nous”. Une chanson qui débarque comme une bande de potes un peu trop sûrs d’eux, mais tellement attachants qu’on leur pardonne tout — même leurs blagues nulles… surtout leurs blagues nulles.

Et forcément, impossible de parler de ça sans avoir une petite pensée pour Bruno Salomone. Un mec qui avait ce talent rare : te faire rire avec un regard, une intonation, ou juste en disant une phrase complètement absurde avec un sérieux déconcertant. Le genre de gars qui pouvait transformer un sketch en moment culte, et une chanson en hymne générationnel.

“Nous c’est nous”, c’est un peu ça : une déclaration d’amitié version déconne, un doigt levé (mais avec le sourire) à la normalité, et un rappel que parfois, le plus important, c’est juste d’être ensemble… même si c’est pour dire n’importe quoi.

Alors aujourd’hui, on rigole, on chante, et on se rappelle que derrière chaque vanne un peu débile, il y avait surtout un immense talent. Et franchement… ça, c’est pas rien.

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« Nous c’est nous » (souvent orthographié « Nous Ç nous » dans les sources) est un single parodique de 1997 né dans l’univers d’une troupe comique de café-théâtre, d’abord appelée La Bande du Carré Blanc puis devenue Nous Ç Nous. La chanson est donnée comme composée par Yannick Hugnet et **interprétée (au moins pour le titre) par le trio Jean Dujardin / Bruno Salomone / Éric Collado. 

Son “gag” central tient dans un miracle de pop absurde : un sloganscope identitaire qui tourne en boucle (le refrain est cité comme « Nous c’est nous, vous c’est vous… »), sur un habillage volontairement boys band, donc volontairement niais, donc efficacement accrocheur

Côté faits, le titre est associé à un passage au Top 50 (20ᵉ place) dans les récits rétrospectifs, et la chanson est encore assez documentée pour apparaître dans des bases/recensions indiquant une durée autour de 3 min 29
Côté “pourquoi ça marche encore”, l’objet est parfait pour un hommage humoristique : c’est déjà une auto-parodie, et l’on peut y greffer naturellement une célébration des qualités scéniques de Bruno Salomone, dont la trajectoire est décrite comme marquée par un humour absurde et des rôles populaires à la télévision. 

Contexte et métadonnées de l’œuvre

La genèse racontée par plusieurs sources est très “roman d’apprentissage version néons” : la troupe se forme dans un café-théâtre parisien, est repérée en 1997 par Patrick Sébastien et passe à la télévision, puis sort la même année un single explicitement conçu comme parodie des boys bands
Le lieu d’origine est mentionné comme le café-théâtre du Carré Blanc (rue Pierre-Fontaine), à Paris. 

Côté publication, les informations convergentes sont : année 1997durée ~3:29, et attribution à Yannick Hugnet (au moins comme compositeur / auteur-compositeur selon les bases). 
Sur la performance publique, le titre est présenté comme ayant atteint la 20ᵉ place du Top 50 dans des rétrospectives (Wikipédia et une chronique radio). 
À noter : la date précise (jour/mois) n’apparaît pas de manière stable dans les sources ouvertes consultées ; on retient donc 1997 comme date de sortie, jour/mois non précisés

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Thèmes et mécanismes comiques

Le thème apparent, c’est l’identité collective : “nous” présenté comme un bloc compact, autosuffisant, quasi doctrinal. Et là, la chanson fait un truc très risqué en art : elle affirme. Sans preuve. Avec aplomb. Bref, elle invente la punchline circulaire, ce moteur comique où la conviction remplace le sens (le refrain est rapporté comme « Nous c’est nous, vous c’est vous… »). 

Le deuxième thème, c’est la parodie de la pop formatée : on mime le boys band non pas en le critiquant frontalement, mais en poussant ses codes jusqu’au point où ils se mettent à rire d’eux-mêmes. La chronique décrit des “chorégraphies ridicules” et un refrain “niais” : on est dans une esthétique du “trop”, et le “trop” est précisément l’endroit où le public commence à applaudir… en se moquant, mais avec amour. 

Enfin, on trouve une petite poésie de carte postale qui vient comme un glaçage sur un gâteau déjà sucré : des images légères (les “hirondelles” sont citées dans des reprises/rappels) qui font rire parce qu’elles sont disproportionnées par rapport à l’effort réel demandé au danseur de boys band : lever les bras, sourire, et surtout ne pas penser. 

Écriture et procédés littéraires

Le procédé star, c’est la tautologie mise en musique : dire “nous = nous” comme si on venait d’inventer la gravité. C’est une figure comique redoutable parce qu’elle parodie la rhétorique de persuasion : on martèle, on répète, et à force de répétition… ça devient vrai (ou au moins, ça devient chantable). 

On observe aussi un parallélisme (nous / vous) qui fabrique un mini-théâtre social : d’un côté “nous” (les héros), de l’autre “vous” (le public, l’Autre, l’humanité entière), et parfois un glissement qui brouille la frontière — ressort classique du comique absurde. 

Les images “poétiques” (du type “caresser les hirondelles” dans les extraits mémoriels) fonctionnent comme des non sequitur : elles n’expliquent rien, mais elles décorent. Et c’est exactement le clin d’œil : dans certaines pop très codée, le sens est un accessoire ; ici, on l’exhibe en carton-pâte, pour qu’on voie la colle. 

Couleur musicale et mise en scène

Musicalement et scéniquement (dans la manière dont c’est raconté), l’intention est le pastiche : faire “comme” un boys band des années 1990, avec le sérieux chorégraphié, les poses, la boucle de refrain, et cette joie artificielle qui dit “on est ensemble” alors que chacun est surtout en train de vérifier s’il est bien dans le cadre. 

Le climat émotionnel est donc double : euphorie de façade + ironie en sous-titre. C’est précisément ce mélange qui rend le morceau performant en humour : même sans connaître les détails, on capte le code (“boys band”) et on capte la fissure (le code est trop appuyé, donc c’est une blague). 

Enfin, le fait que le titre ait été assez visible pour être crédité d’une place notable au Top 50, et d’être régulièrement ressorti dans des récits rétros, explique sa longévité comique : c’est un “gag-pop” devenu repère générationnel. 

Hommage à Bruno Salomone

Bruno Salomone est décrit comme ayant accédé à la notoriété avec un humour jouant sur les codes de l’absurde (années 1990), avant d’être associé à la troupe Nous Ç Nous et de poursuivre une carrière marquante, notamment à la télévision. 
Pour un clin d’œil “grand public” (et donc efficace sur scène), on peut s’appuyer sur quatre repères factuels souvent cités : son rôle central dans Fais pas ci, fais pas ça, son passage dans Kaamelott, sa présence au cinéma dans Brice de Nice, et sa participation vocale à Burger Quiz. 
L’hommage fonctionne particulièrement bien avec « Nous c’est nous » parce que la chanson est déjà un “collectif en blague” : on n’a plus qu’à remplacer “l’ego de boys band” par “la tendresse du comique”, sans quitter le rythme ni l’absurde. 

Nous c’est nous… et ce soir, nous, c’est Bruno.
Le sérieux du ridicule, porté comme un costume sur mesure.
Dans Fais pas cifais pas ça, il faisait rire… en étant humain.
Dans Kaamelott, il arrivait en Romain : fatigué, donc immortel.
Dans Brice de Nice, il jouait l’adversaire… et on l’aimait quand même.
Et même quand tu n’étais pas à l’image, ta voix répondait : Burger Quiz, bonsoir.
Alors oui : nous c’est nous, mais le “nous” a un accent de tendresse.
On lève les mains au ciel—pause—sans toucher les hirondelles, promis.
On garde le fou rire, on garde la douceur, on garde la classe du décalage.
Merci Bruno : toi c’était toi… et ça, c’était déjà une punchline.

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