Smallville (2001)

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Avant que Superman ne devienne l’homme d’acier capable de rivaliser avec les vilains les plus redoutables (et de perturber la circulation aérienne), il était juste Clark Kent, un adolescent maladroit de Smallville, Kansas. Oui, même le futur sauveur du monde a dû survivre aux tourments du lycée, gérer des amours compliquées et… lutter contre des monstres mutants issus de météorites vertes. Classique.

Ajoutez à ça un Lex Luthor avec une garde-robe inépuisable de cols roulés noirs, des triangles amoureux (ou devrais-je dire octogonaux ?) et une pluie quasi-constante de météorites qui ferait fuir les assureurs, et vous obtenez un mélange parfait de drame, action et situations improbables.

Bref, Smallville, c’est la preuve qu’avant de sauver le monde, il faut d’abord survivre au lycée. Et franchement, ça, c’est presque plus difficile que d’affronter un super-vilain ! 🚀

Introduction:

La série télévisée Smallville (2001–2011) est une relecture des origines de Superman, focalisée sur son adolescence et sa transition vers son identité héroïque. Créée par Alfred Gough et Miles Millar, elle réinterprète le mythe en l’ancrant dans un cadre contemporain et émotionnellement accessible.

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Fiche Technique:

Titre Original : Smallville
Genre : Drame, Aventure, Super-héros
Créateurs : Alfred Gough et Miles Millar
Diffusion Originale : 16 octobre 2001 – 13 mai 2011
Nombre de Saisons : 10
Nombre d’Épisodes : 217
Durée Moyenne d’un Épisode : 42 minutes
Pays d’Origine : États-Unis
Chaîne de Diffusion : The WB (saisons 1-5), The CW (saisons 6-10)

Distribution Principale :

  • Tom Welling : Clark Kent
  • Kristin Kreuk : Lana Lang
  • Michael Rosenbaum : Lex Luthor
  • Allison Mack : Chloe Sullivan
  • Erica Durance : Lois Lane (à partir de la saison 4)
  • John Schneider : Jonathan Kent
  • Annette O’Toole : Martha Kent
  • Sam Jones III : Pete Ross (saisons 1-3)
  • Justin Hartley : Oliver Queen / Green Arrow (récurrent à partir de la saison 6)

Contexte et concept de la série:

Synopsis : La série suit Clark Kent (Tom Welling), un jeune extraterrestre élevé par des fermiers, Jonathan et Martha Kent, à Smallville, Kansas. Elle explore ses efforts pour comprendre son identité, ses pouvoirs et ses responsabilités tout en naviguant dans les défis de l’adolescence.

Ton et esthétique : Smallville combine un cadre rural, des intrigues relationnelles et des éléments surnaturels. Le style visuel joue sur une palette de couleurs lumineuses, souvent associées à des paysages agricoles et à des contrastes sombres dans les scènes impliquant des forces malveillantes.

Thèmes majeurs:

a) Identité et acceptation de soi

Clark Kent lutte constamment pour équilibrer sa nature humaine et kryptonienne.

  • Le processus d’acceptation de ses pouvoirs symbolise le défi de grandir en assumant ses différences.
  • La série explore également le poids des attentes, notamment avec les prophéties de Jor-El et le destin « écrit » de Superman.

b) Responsabilité morale et éthique

Clark apprend que ses pouvoirs ne définissent pas son humanité ; ses choix le font. Chaque épisode teste ses valeurs : compassion, justice, et parfois, la tentation du pouvoir.

c) Amitié et trahison

La relation complexe entre Clark et Lex Luthor est un point central. Elle évolue d’une amitié sincère à une rivalité tragique, symbolisant deux voies opposées face aux choix et aux circonstances.

d) Amour et sacrifice

Les relations amoureuses de Clark, principalement avec Lana Lang et plus tard Lois Lane, sont des outils narratifs pour explorer ses dilemmes internes, notamment son désir d’une vie « normale ».

Construction narrative:

a) Structure épisodique et arcs narratifs

La série adopte une formule « monstre de la semaine » durant ses premières saisons, chaque épisode introduisant des personnes affectées par les météorites kryptoniennes (souvent nommées freaks of the week). Cette structure sert à introduire progressivement les capacités de Clark tout en posant les bases d’un univers plus vaste.

  • Évolution vers des arcs longs : À partir de la saison 5, les arcs narratifs deviennent plus complexes, intégrant des personnages emblématiques comme Brainiac, Zod et Doomsday, et explorant davantage l’héritage kryptonien.

b) Personnages et développement

  • Clark Kent : L’évolution de Clark est lente, reflétant sa réticence à accepter pleinement son destin.
  • Lex Luthor : Sa descente dans l’obscurité est fascinante, alimentée par ses insécurités et ses choix.
  • Lois Lane : Introduite tardivement, elle apporte un ton plus léger et joue un rôle clé dans l’émergence de Superman.
  • Jonathan et Martha Kent : Symboles des valeurs humaines, ils ancrent Clark dans une moralité solide tout en luttant avec leurs propres défis.

c) Cohérence et fidélité au mythe

Bien que Smallville prenne des libertés créatives avec les origines de Superman, elle reste fidèle à l’essence du personnage. Par exemple, l’emphase sur l’importance des choix reflète les fondements de l’héritage DC Comics.

Symbolisme et lecture philosophique:

Dualité et libre arbitre : La série oppose souvent Clark et Lex comme des miroirs : deux jeunes hommes, tous deux dotés de potentiel extraordinaire, mais façonnés différemment par leurs choix et leur environnement.Luttes existentielles : La quête de Clark pour comprendre son rôle dans l’univers peut être vue comme une métaphore de la condition humaine.

Réception et impact culturel:

a) Critiques et succès commercial

  • La série a été saluée pour sa réinvention des origines de Superman, son casting solide et son mélange de drame adolescent et de science-fiction.
  • Les critiques ont cependant relevé des baisses de qualité dans certaines saisons intermédiaires et une surreprésentation des intrigues amoureuses.

b) Influence sur les adaptations de super-héros

Smallville a ouvert la voie à des séries modernes centrées sur les héros de DC, comme Arrow, The Flash et Superman & Lois. Elle a montré qu’un récit de super-héros pouvait se concentrer sur les émotions et le développement des personnages sans sacrifier l’action.

Production et tournage:

Lancement du projet:

Concept : La série a été créée par Alfred Gough et Miles Millar, qui souhaitaient raconter une version moderne et réaliste des origines de Superman. Ils voulaient éviter les clichés classiques du costume et du vol au départ, se concentrant plutôt sur le développement personnel de Clark.Casting : Tom Welling, un acteur relativement inconnu à l’époque, a été choisi pour incarner Clark Kent. Kristin Kreuk (Lana Lang), Michael Rosenbaum (Lex Luthor), et Allison Mack (Chloe Sullivan) ont été sélectionnés pour compléter le casting principal.

Tournage

Effets spéciaux : Pour une série télévisée du début des années 2000, Smallville utilisait des effets spéciaux impressionnants. Des techniques numériques et des cascades physiques étaient combinées pour représenter les pouvoirs de Clark (force, vitesse, vision thermique, etc.).

Lieu principal : La série a été principalement tournée à Vancouver, au Canada. La petite ville fictive de Smallville a été recréée grâce aux paysages naturels et à des sets construits en studio.

Décors : Des lieux emblématiques comme la ferme des Kent, le lycée de Smallville, et le manoir de Lex Luthor ont été construits ou adaptés pour refléter l’atmosphère d’une petite ville américaine.

Défis de production

Horaires intensifs : Les acteurs, notamment Tom Welling, avaient des journées de tournage très longues. Welling a également réalisé plusieurs épisodes dans les dernières saisons, ce qui a ajouté une autre couche de complexité.

Épisodes hebdomadaires : Produire une vingtaine d’épisodes par saison était une tâche exigeante. L’équipe devait jongler entre écriture, tournage et postproduction tout au long de l’année.

Budget : Bien que la série ait un budget conséquent, il restait limité comparé aux productions cinématographiques. Cela a forcé l’équipe à être créative dans l’utilisation des effets visuels et des scènes d’action.

Anecdotes :

Caméos et références : Plusieurs anciens acteurs liés à Superman (Christopher Reeve, Margot Kidder, et Dean Cain) ont fait des apparitions, renforçant le lien entre la série et la mythologie classique.

Les « No Flights, No Tights » : Les créateurs ont établi une règle selon laquelle Clark ne volerait pas et ne porterait pas de costume de Superman pendant la série, pour souligner son parcours humain.

Les personnages:

Clark Kent (Tom Welling)

Conflits : Intériorisation de sa dualité, secrets, et relations personnelles complexes.

Traits principaux : Héros moral, bienveillant, mais souvent tiraillé entre son identité humaine et ses origines kryptoniennes.

Évolution : De jeune fermier hésitant à Superman en devenir, il apprend à accepter ses pouvoirs et leur responsabilité.

Lex Luthor (Michael Rosenbaum)

Conflits : Lutte entre son désir d’être bon et ses instincts destructeurs alimentés par la méfiance envers Clark.

Traits principaux : Ambitieux, charismatique, intelligent, mais marqué par une enfance troublée et un père manipulateur.

Évolution : De l’ami loyal à l’antagoniste complexe et moralement gris.

Lana Lang (Kristin Kreuk)

Conflits : Relation tumultueuse avec Clark et son propre désir de comprendre son rôle dans sa vie.

Traits principaux : Douce, courageuse, indépendante, mais souvent mêlée à des intrigues romantiques et des tragédies.

Évolution : D’amoureuse innocente à une femme plus affirmée, capable de prendre des décisions difficiles pour son avenir.

Chloé Sullivan (Allison Mack)

Conflits : Amour non réciproque pour Clark et secrets qui mettent sa sécurité en péril.

Traits principaux : Curieuse, intelligente, loyale, dotée d’un esprit d’investigation.

Évolution : De journaliste du lycée à alliée essentielle de Clark, devenant une force motrice dans la lutte contre les menaces.

Lois Lane (Erica Durance)

Conflits : Difficulté à naviguer dans ses émotions et à trouver sa place avant de se révéler indispensable à l’histoire de Superman.

Traits principaux : Fougueuse, sarcastique, déterminée, et incroyablement courageuse.

Évolution : De trouble-fête comique à journaliste brillante et partenaire essentielle de Clark.

Jonathan Kent (John Schneider) et Martha Kent (Annette O’Toole)

Conflits : Jonathan lutte souvent avec la protection de Clark contre les puissances extérieures, tandis que Martha incarne l’équilibre et l’empathie.

Traits principaux : Figures parentales bienveillantes et ancrées dans des valeurs fortes.

Évolution : Offrent un soutien moral et éducatif constant à Clark, l’aidant à devenir un héros.

Une bande son so 00’s:

Thème principal et bande originale composée

La musique orchestrale composée par Mark Snow (également connu pour The X-Files) pour les premières saisons pose un ton mystérieux et dramatique, en écho aux thèmes de la découverte de soi et du destin. Elle est minimaliste mais efficace, utilisant des cordes et des synthétiseurs pour refléter l’ambiance introspective de Clark Kent.

À partir de la saison 7, Louis Febre, collaborateur de Mark Snow, prend la relève et enrichit la bande originale avec des compositions plus épiques et héroïques, à mesure que l’histoire se rapproche du mythe de Superman. Ces morceaux capturent magnifiquement les dilemmes émotionnels et les moments héroïques de Clark.

Utilisation de chansons contemporaines

Un aspect distinctif de Smallville est sa dépendance aux morceaux de musique pop et rock contemporains. La série a utilisé de nombreuses chansons d’artistes célèbres des années 2000 pour renforcer les émotions des scènes. Quelques exemples mémorables :

  • « Save Me » de Remy Zero : Ce morceau iconique sert de générique et reflète le thème central de la série – l’appel au destin et le besoin de sauver ou d’être sauvé.
  • « Everything » de Lifehouse : Utilisé dans l’épisode où Clark et Lana dansent dans la grange, c’est un moment clé romantique.
  • « Somebody Save Me » (autre version du générique) et des chansons de Coldplay, The Calling, ou encore Switchfoot, qui capturent le ton adolescent, mélancolique et romantique de la série.

La sélection musicale connecte directement les spectateurs à l’époque, faisant de Smallville une sorte de capsule temporelle des années 2000.

Conclusion:

Smallville, c’est bien plus qu’une série sur un jeune Clark Kent en quête de son destin. C’est une masterclass en « comment prendre 10 saisons pour enfiler une cape », un hymne à la patience et à l’amour des fans de super-héros. Entre ses triangles amoureux infinis, ses météorites qui transforment les gens en méchants (sérieusement, quelqu’un aurait dû créer une entreprise de déminage à Smallville), et son fameux « pas de vol, pas de collants » qui a tenu jusqu’à l’ultime épisode, la série a su captiver.

Mais au fond, Smallville, c’est le rappel que même les super-héros viennent de quelque part. Que les erreurs, les doutes et les coupes de cheveux discutables (coucou Clark saison 1) font partie du voyage. Alors, si vous pensez que devenir Superman, c’est facile… essayez déjà de survivre au lycée avec un meilleur ami obsédé par les secrets, un amour impossible, et une météorite qui risque de vous donner des super-pouvoirs aléatoires.

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Une réponse à « Smallville (2001) »

  1. […] est née de la volonté de la CW de prolonger le succès de Smallville (2001–2011) avec un nouveau héros DC. Dès janvier 2012, peu après la fin de Smallville, la chaîne commande […]

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Répondre à Arrow (2012) – Le blog de Princessemonokéké Annuler la réponse.

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