Dead by Daylight (2016)

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Bienvenue dans Dead by Daylight, le seul jeu où courir en hurlant dans les bois pendant que quelqu’un vous poursuit avec une tronçonneuse est considéré comme un vendredi soir tout à fait normal.

Imaginez un monde où vos potes vous plantent littéralement pendant que vous essayez de réparer une génératrice qui fait plus de bruit qu’un lave-linge possédé. Ajoutez à ça un tueur masqué sorti d’un buffet de cauchemars sponsorisé par Freddy, Jason et le stagiaire de Saw… et vous obtenez un cocktail de stress, de sueur et de cris non homologués par l’OMS.

Mais ne vous inquiétez pas ! Dans Dead by Daylight, mourir, c’est juste le début… d’un autre round.

Préparez vos nerfs, vos poumons (pour les screams) et votre connexion internet, parce que ce jeu n’a qu’une règle : ne jamais faire confiance à Steve, il vous laissera crever à la première palette tombée.

🎮🩸 Place à l’horreur multijoueur… avec des amis qui vous aiment un peu moins à chaque partie.

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Dead by Daylight – frissons, fun et survie asymétrique

Imaginez une nuit sans lune, quatre survivants terrifiés errant dans un labyrinthe lugubre, et un tueur assoiffé de sang aux trousses. Non, ce n’est pas le synopsis du dernier film d’horreur à la mode, mais bien le quotidien terrifiant (et pourtant étrangement amusant) de Dead by Daylight. Ce jeu multijoueur asymétrique est devenu en quelques années un véritable phénomène du survival horror en ligne, attirant aussi bien les fans d’épouvante que les joueurs occasionnels en quête de sensations fortes. Dans cet article, nous vous proposons une analyse complète de Dead by Daylight, avec un ton légèrement humoristique et un vocabulaire inspiré des films d’horreur, pour décrypter pourquoi ce slasher vidéoludique continue de nous donner la chair de poule tout en nous faisant sourire. Au programme : contexte et origines du jeu, développement et évolutions (y compris ses célèbres invités d’honneur venus du cinéma d’horreur), gameplay et ambiance à vous glacer le sang, et enfin un regard sur l’avenir de cette expérience horrifique unique. Préparez vos lampes torches et vos nerfs d’acier, et plongeons ensemble dans le brouillard macabre de Dead by Daylight… si vous osez !

Contexte du jeu : aux origines du cauchemar interactif

Dead by Daylight a surgit des ténèbres vidéoludiques en juin 2016, date de sa sortie sur PC (Windows). Développé par le studio canadien Behaviour Interactive, le jeu s’inspire ouvertement de tout ce qui fait le sel des films d’horreur classiques. Slashers, créatures surnaturelles, légendes urbaines – les créateurs avouent avoir puisé leurs influences dans “tout ce qui touche à l’horreur, des films de slasher classiques au folklore et aux légendes urbaines”. Le résultat est un véritable condensé de cauchemar cinématographique : Dead by Daylight reproduit l’angoisse d’un slasher movie interactif où l’on se surprend à hurler « Cours ! Ne te retourne pas ! » devant son écran comme on le ferait devant un écran de cinéma. Le scénario de base évoque d’ailleurs un mélange entre Cabin in the Woods et du Lovecraft : une entité maléfique appelée l’Entité capture des humains pour les plonger dans une dimension de cauchemar où un tueur les traque sans relâche. Ambiance.

Malgré son concept alléchant pour les amateurs de frissons, Dead by Daylight n’a pas fait l’unanimité absolue auprès de la critique à son lancement. L’accueil a été mitigé – certains ont salué l’originalité du gameplay asymétrique et la tension digne d’un bon film d’horreur, tandis que d’autres pointaient des défauts techniques et un contenu initial un peu chiche. Par exemple, le site Jeuxvideo.com lui a attribué 15/20, appréciant son gameplay asymétrique de qualité et son ambiance oppressante, mais regrettant quelques soucis de serveurs et la présence de DLC payants au début. Sur Metacritic, la version PC affichait un score d’environ 71/100 à sa sortie – preuve d’une réception critique assez partagée. Qu’importe ! Le public, lui, a rapidement accroché à ce cache-cache macabre. En seulement quelques mois, le jeu a connu un succès commercial fulgurant, avec plus de 1,8 million d’exemplaires vendus dès février 2017. Cet engouement initial a posé les bases d’une large communauté de joueurs, bien décidés à avoir leur dose d’adrénaline en survie asymétrique.

Dead by Daylight a ensuite étendu son étreinte mortelle à davantage de plateformes, augmentant d’autant son public. Après le PC, le cauchemar s’est invité sur PlayStation 4 et Xbox One en 2017, puis plus tard sur Nintendo Switch (2019) et sur consoles nouvelle génération PS5/Xbox Series (fin 2020). Une version mobile a même vu le jour en 2020, permettant d’emmener vos frissons partout avec vous. Au fil des années, loin de s’essouffler, le jeu a su fidéliser et agrandir sa base de fans. Huit ans plus tard, Dead by Daylight peut se targuer d’avoir attiré plus de 60 millions de joueurs au total à travers le monde – un chiffre vertigineux qui prouve que son concept de slasher multijoueur a touché la corde sensible (probablement une corde de pendu rouillée…) chez un très large public. Le plus impressionnant ? Non seulement la communauté de joueurs est massive, mais en plus le jeu a amélioré son image au fil du temps, les développeurs ayant peaufiné l’expérience pour en faire aujourd’hui l’un des titres multijoueur d’horreur les plus populaires de tous les temps. Pas mal pour un jeu qui nous transforme tous en proies terrifiées ou en monstres sanguinaires le temps d’une soirée !

Développement du jeu : un monstre en constante évolution

Derrière ce succès qui fait froid dans le dos, on trouve donc Behaviour Interactive, un studio basé à Montréal qui a su alimenter Dead by Daylight avec un flot continu de sang neuf – au sens figuré bien sûr. 🙂 Dès le début, Behaviour a conçu son jeu comme une plateforme évolutive, propice à recevoir de nouvelles mises à jour et contenus réguliers. En effet, la structure asymétrique de Dead by Daylight se prête parfaitement à l’ajout régulier de “nouveaux ingrédients” (dixit les développeurs), qu’il s’agisse de personnages, de capacités, de cartes ou même de mécaniques inédites. Le studio a donc embrassé à fond le modèle du jeu-service horrifique, en sortant des chapitres additionnels tous les trois mois environ. Chacun de ces chapitres ajoute généralement un nouveau Tueur et un ou deux Survivants, ainsi qu’une carte ou des fonctionnalités complémentaires. Grâce à ces mises à jour constantes, le jeu de 2016 s’est bonifié et enrichi année après année, un peu comme un vieux film d’horreur qu’on redécouvrirait avec de nouvelles scènes coupées.

La force de Dead by Daylight, c’est d’avoir su mêler créations originales et grands classiques du cinéma d’épouvante. Behaviour Interactive a rapidement compris qu’il tenait une occasion en or de créer un véritable musée des horreurs interactif, en invitant dans son roster des icônes célèbres du genre. Au départ, le plan était de créer nos propres personnages rendant hommage aux figures de l’horreur, explique Mathieu Côté, responsable partenariats, mais le succès du jeu a permis de convaincre des partenaires de nous rejoindre dans l’aventure. Et quels partenaires ! Dès Halloween 2016, le jeu s’est offert sa première star de cinéma : Michael Myers, le croque-mitaine masqué de la saga Halloween, a débarqué comme Tueur additionnel – provoquant l’hystérie chez les fans du genre. Ce n’était que le début. Aujourd’hui, l’écran de sélection des personnages de Dead by Daylight ressemble à un casting cauchemardesque tout droit sorti d’un rêve (ou plutôt d’un cauchemar) de fan d’horreur : on y retrouve entre autres Ghost Face (le tueur au masque blanc de Scream), Freddy Krueger (le monstre griffu de Nightmare on Elm Street), Amanda Young alias “Jigsaw” (de la saga Saw), Leatherface (le massacreur à la tronçonneuse de Texas Chainsaw Massacre) ou encore Pinhead (le cénobite sadique de Hellraiser). Voir réunis tant de légendes du grand écran dans un même jeu relevait du fantasme il y a quelques années – c’est désormais une réalité (virtuelle) dure comme la lame d’un couteau.

Cette intégration de licences cultes a été rendue possible par le travail acharné du studio pour négocier les droits et adapter ces personnages emblématiques dans le jeu. Chaque nouveau tueur licencié est recréé avec soin, de son apparence à ses sons caractéristiques, en passant par des mécaniques de jeu inspirées de ses œuvres d’origine. Par exemple, Leatherface peut utiliser sa tronçonneuse pour fondre sur les survivants, Freddy plonge ses victimes dans le monde du rêve, et Ghost Face peut se cacher pour mieux surprendre sa proie – autant de clins d’œil fidèles aux films qui ont fait frissonner des générations de spectateurs. Behaviour a ainsi su créer une sorte de célébration du genre horrifique, où chaque mise à jour majeure est attendue comme la sortie d’un nouveau crossover improbable. Quel autre jeu vous permet, dans la même soirée, d’échapper à Leatherface avant de vous faire pourchasser par Nemesis de Resident Evil ? Car oui, au-delà du cinéma, Dead by Daylight a aussi tissé des partenariats avec le monde du jeu vidéo d’horreur (Resident Evil, Silent Hill), voire même la télévision (Stranger Things a prêté son redoutable Démogorgon le temps d’un chapitre). On se retrouve ainsi avec une trentaine de Tueurs jouables à ce jour, mêlant créations originales et célébrités de l’horreur, face à une quarantaine de Survivants tout aussi variés. Le tout forme un panthéon du frisson unique en son genre, où chaque joueur peut incarner son cauchemar favori – ou sa victime préférée.

Le développement de Dead by Daylight ne se résume pas qu’à ajouter de nouvelles têtes (de mort) d’affiche. Le studio a aussi amélioré la technique et le confort de jeu au fil du temps. En 2020, une mise à jour a introduit la cross-play (jeu multiplateforme), permettant aux survivants et tueurs de se croiser en ligne quel que soit leur support de jeu. Fini les frontières entre PCistes et consoleux – tout le monde se retrouve ensemble dans le brouillard sanglant. Plus récemment, en 2024, Dead by Daylight a carrément transplanté son moteur de jeu sur Unreal Engine 5, offrant des améliorations graphiques et de performance notables pour un jeu de son âge. La même année, la cross-progression a été activée, ce qui permet aux joueurs de conserver leur progression d’une plateforme à l’autre. Autrement dit, vous pouvez commencer à fuir un tueur sur votre PC et continuer la partie sur votre Switch ou votre PlayStation sans rien perdre de vos précieux perks débloqués – pratique pour rester paranoïaque partout. Behaviour Interactive a donc prouvé qu’il tenait à faire durer son bébé terrifiant dans le temps, en le modernisant et en éliminant progressivement ses défauts de jeunesse.

Enfin, impossible de ne pas mentionner l’expansion de Dead by Daylight au-delà du jeu vidéo lui-même. Véritable phénomène, le titre a engendré tout un univers transmédia. On a vu apparaître une version mobile autonome, un jeu de plateau Dead by Daylight (pour animer vos soirées Halloween jeux de société), des comics officiels approfondissant le lore des tueurs, et même un étonnant jeu de drague parodique (Hooked on You, sorti en 2022) où l’on peut flirter avec les assassins – preuve que l’humour cohabite avec l’horreur chez Behaviour. Cerise sur le gâteau (empoisonné), l’acteur Nicolas Cage lui-même a rejoint le panthéon du jeu en 2023, non pas en tant que personnage de film, mais en tant que Nicolas Cage tout court – incarnant son propre rôle de survivant célébrité, criant et courant pour sauver sa peau numérique. Ce clin d’œil insolite, aux côtés de collaborations plus « métal » (des skins inspirés par des groupes de heavy metal) et d’autres surprises, témoigne de la volonté du studio de surprendre sa communauté et de garder le contenu frais (façon steak tartare). Dead by Daylight est un monstre en constante évolution, qui a su se réinventer et s’enrichir pour rester au sommet de la chaîne alimentaire du jeu d’horreur multijoueur. Et vu tout ce qui arrive encore, ce n’est pas demain que l’Entité ira se coucher…

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Gameplay : un slasher ludique à vous glacer le sang

Si Dead by Daylight connaît un tel engouement, c’est parce qu’il parvient à capturer l’essence même du film d’horreur dans son gameplay, tout en restant accessible et follement divertissant (à condition d’aimer avoir des sueurs froides). Le principe de base est celui d’un chat et de la souris mortel, opposant une équipe de 4 Survivants à un Tueur impitoyable, dans des matchs en arène générées de manière procédurale. Chaque partie – appelée “Trial” (ou Épreuve) – est un condensé de tension où les Survivants doivent coopérer pour espérer s’en sortir, tandis que le Tueur joue les prédateurs solitaires. Du côté des pauvres malheureux Survivants, l’objectif est simple en théorie : s’échapper de cette zone cauchemardesque. Pour ce faire, ils doivent réparer 5 générateurs disséminés sur la carte, ce qui rétablira le courant vers deux portes de sortie. S’ils parviennent à alimenter et ouvrir une porte, c’est la délivrance (du moins pour ceux qui réussissent à se faufiler dehors en vie). Bien sûr, le Tueur, lui, a un tout autre plan en tête : son but est de tuer ou sacrifier chacun des Survivants avant qu’aucun ne puisse s’échapper. Pour éliminer ses proies, il ne lui suffit pas de les étriper sauvagement (quoique…), il doit surtout les attraper et les accrocher à des crocs sacrificiels disséminés un peu partout sur la map – de solides crochets de boucherie qui feraient la fierté de Leatherface. Une fois empalé, un Survivant agonise jusqu’à ce que l’Entité en personne vienne finalement le faucher de ses terribles griffes, offrant son âme en offrande sanglante. À moins, bien sûr, qu’un coéquipier ne trouve le courage de venir le détacher du crochet in extremis, ce qui donne souvent lieu à des sauvetages héroïques dignes des meilleurs slashers (avec l’inévitable réplique « Cours sans moi, sauve-toi ! »).

Le génie du gameplay de Dead by Daylight est de parvenir à équilibrer la partie entre les deux camps, tout en créant une asymétrie totale d’expérience. Les Survivants jouent en vue à la troisième personne, ce qui leur offre une meilleure perception de leur environnement (et accessoirement un petit avantage pour repérer le tueur derrière un mur). Ils n’ont aucune arme pour blesser le tueur – après tout, que seraient des victimes dans un film d’horreur si elles pouvaient descendre le monstre à coups de fusil à pompe ? – et doivent donc ruser, se cacher, et faire preuve d’ingéniosité pour survivre. Ils peuvent par exemple se tapir dans les hautes herbes, se faufiler silencieusement de palette en palette, ou utiliser divers objets trouvés dans des coffres (trousses de soin, lampes-torches pour éblouir le tueur, boîtes à outils pour réparer plus vite ou saboter des crochets, etc.). La coopération est essentielle : travailler à plusieurs sur un même générateur accélère sa réparation, et un survivant à terre pourra souvent compter sur un allié pour le relever ou le soigner. Côté Tueur, la perspective est en vue à la première personne, ce qui renforce l’immersion et la tension (vous êtes dans la peau du boogeyman cherchant ses proies du regard). Le Tueur se déplace en général plus vite qu’un survivant et dispose surtout de pouvoirs spéciaux propres à son personnage : chaque Tueur du roster a son “petit truc” pour chasser à sa manière. Par exemple, le Trappeur peut poser des pièges à ours sur le sol (gare aux chevilles !), la Sorcière (la Hag) trace des apparitions fantomatiques qui la téléportent près des Survivants imprudents, le Spectre (Wraith) peut se rendre invisible temporairement, la Chasseuse envoie voler ses haches à distance, etc. Cette variété de gameplay côté tueur oblige les Survivants à s’adapter à chaque match : on ne joue pas du tout de la même façon contre un sournois Ghost Face capable de se dissimuler, ou contre le Docteur qui vous torture avec des chocs électriques affectant votre santé mentale. Cela renouvelle sans cesse l’expérience de jeu, tout en garantissant que la peur, elle, reste bien au rendez-vous.

Dead by Daylight se distingue aussi par son ambiance sonore et graphique soigneusement étudiée pour vous faire sursauter au moindre craquement de branche. Le jeu excelle à créer une atmosphère oppressante digne d’un film d’épouvante. Les cartes – forêts embrumées, asiles abandonnés, fermes décrépies ou rues désertes éclairées par la lune – baignent dans une obscurité lugubre, avec juste ce qu’il faut de lumière pour apercevoir une silhouette menaçante au loin. La bande-son est minimale mais ultra-efficace : quelques nappes angoissantes, le hululement d’un hibou, le grincement d’une porte rouillée… et surtout le célèbre “terrrain” de cœur qui s’emballe lorsque le tueur s’approche. Ce heartbeat sonore, qui s’accélère et résonne de plus en plus fort dans vos oreilles à mesure que le danger se rapproche, est devenu la signature du jeu – le son même du stress, capable de faire paniquer le plus stoïque des joueurs. On se surprend souvent, manette en main, le cœur battant au rythme de ce “boum… boum… BOUM-BOUM !” grandissant, à scruter fébrilement chaque recoin sombre en espérant ne pas voir surgir une forme tapie derrière nous. Et bien sûr, c’est souvent à ce moment précis qu’un cri strident retentit (par exemple quand un autre survivant se fait attraper non loin) ou qu’un éclat musical brutal vous indique que le tueur vient de vous repérer – effet sursaut garanti. 😱

La tension est donc omniprésente, mais c’est ce qui fait tout le sel de Dead by Daylight. Le jeu est éprouvant pour les nerfs (on passe régulièrement de la peur à l’espoir en quelques secondes), mais terriblement grisant. Chaque match génère des histoires à raconter : cette poursuite haletante autour d’une cabane, ce sauvetage in extremis sur le crochet au nez et à la barbe du tueur, ou ces moments de bluff où, caché dans un placard, on retient son souffle pendant que le meurtrier rôde à quelques pas… Les développeurs ont peaufiné l’équilibrage au fil du temps pour que ni les survivants ni le tueur n’aient la part trop belle. Par exemple, un survivant trop doué peut toujours finir par être acculé s’il se retrouve seul, mais un tueur peut perdre du temps sur un survivant retors pendant que les autres filent réparer les générateurs. De plus, un système de compétences (perks) permet à chaque personnage (survivants comme tueurs) d’avoir des atouts particuliers en début de partie – de quoi personnaliser son style de jeu et créer des synergies au sein de l’équipe de survivants. L’ensemble donne un gameplay riche, stratégique et pourtant très accessible pour un nouveau joueur. Quelques parties suffisent pour comprendre les mécaniques de base (réparer, courir, se cacher, sauver ses potes ou au contraire les sacrifier selon votre camp 😉) et commencer à prendre du plaisir… ou plutôt prendre peur, dans ce grand cache-cache sanglant. Comme l’avaient justement conclu certains tests, Dead by Daylight offre “une expérience unique en son genre, un gigantesque jeu du chat et de la souris qui séduira les amateurs d’horreur”. On ne saurait mieux dire : si vous avez toujours rêvé de crier « Ne te retourne pas ! » à vos amis en étant pourchassé par un psychopathe, ce jeu est fait pour vous.

L’avenir du jeu : de nouvelles victimes pour l’Entité

Après huit années de cavale sanglante, on pourrait penser que Dead by Daylight commence à fatiguer, que le tueur va finir par ranger son masque et que les survivants pourront dormir sur leurs deux oreilles… Détrompez-vous ! L’avenir de Dead by Daylight s’annonce aussi excitant que terrifiant, et la bête n’a clairement pas dit son dernier mot. Behaviour Interactive a profité du récent 8ème anniversaire du jeu (célébré en 2024) pour dévoiler une feuille de route riche en projets annoncés et en nouveautés à venir. Autant dire que la communauté de joueurs, toujours aussi passionnée, en a eu pour son grade – ou plutôt pour son grade de terreur.

Première grande nouvelle : Dead by Daylight va faire le saut du petit écran d’ordinateur au grand écran de cinéma. En 2023, le studio a officialisé le développement d’une adaptation cinématographique en collaboration avec les maîtres de l’horreur moderne Blumhouse Productions (studio derrière Paranormal Activity, The Purge, Insidious…) et Atomic Monster (la société de James Wan, papa de Saw et Conjuring). Ce projet de film Dead by Daylight est encore au stade préliminaire – à l’heure actuelle, la production est à la recherche d’un réalisateur et d’un scénariste pour donner vie (ou mort) à l’Entité sur grand écran. Nul doute qu’avec de tels noms impliqués, on peut s’attendre à un long-métrage qui fera honneur à l’ambiance du jeu : frissons garantis dans les salles obscures ! Parallèlement, l’univers du jeu continue de s’étendre sur d’autres médias, avec par exemple une série de comics officiels (chez Titan Comics) dont le premier tome, axé sur l’histoire sombre du groupe de tueurs The Legion, est sorti en 2024. De quoi approfondir le lore pour ceux qui en redemandent.

Du côté des jeux vidéo, Behaviour ne se repose pas sur ses lauriers (ensanglantés). Le studio a annoncé travailler sur plusieurs titres dérivés se déroulant dans le monde de Dead by Daylight, conçus pour plaire aussi bien aux fans qu’aux néophytes. D’une part, un jeu narratif solo est en développement en partenariat avec Supermassive Games, le célèbre studio britannique à qui l’on doit Until Dawn, The Dark Pictures Anthology ou plus récemment The Quarry. Ce futur jeu, désormais connu sous le titre The Casting of Frank Stone, proposera une expérience cinématographique et interactive centrée sur une toute nouvelle histoire horrifique, en dehors du royaume de l’Entité. Les développeurs promettent une aventure scénarisée inédite, avec des choix cornéliens et un casting de personnages complètement nouveau – idéal pour explorer l’univers Dead by Daylight sous un angle différent, probablement plus narratif. D’autre part, Behaviour a également dans ses cartons un nouveau jeu multijoueur coopératif orienté PvE (Player versus Environment), développé par le studio Midwinter Entertainment (racheté par Behaviour en 2022). Ce projet, connu pour l’instant sous le nom de code “Project T”, permettra à des équipes de 4 joueurs de faire face ensemble à des menaces contrôlées par l’IA, dans ce qui est décrit comme un shooter action-horreur. Peu de détails ont filtré, mais on imagine un gameplay différent du 4vs1 actuel – peut-être un mode où les joueurs devront survivre à des vagues de monstres ou accomplir des missions scénarisées dans l’univers de Dead by Daylight. Là encore, Behaviour a indiqué vouloir impliquer la communauté dans le développement, via un programme de test insiders. Ces deux nouveaux jeux, l’un solo narratif, l’autre coopératif, montrent à quel point l’univers de Dead by Daylight va s’élargir dans les années à venir. Comme l’a déclaré avec enthousiasme l’un des producteurs, “il y a tant d’histoires que nous voulons raconter… il va se passer beaucoup de choses dans l’univers Dead by Daylight dans les prochaines années”. En somme, la franchise est plus vivante que jamais – ce qui est un comble pour un univers peuplé de morts-vivants et de spectres !

Bien sûr, le jeu principal Dead by Daylight n’est pas en reste et va continuer d’être alimenté en contenu pour le plus grand bonheur (malsain) des fans. La 9^e^ année du jeu s’annonce corsée avec son lot de chapitres inédits et de collaborations de prestige. Behaviour a déjà confirmé l’arrivée prochaine de crossovers assez incroyables, preuve que le jeu peut puiser l’horreur à toutes les sources. Par exemple, un chapitre Donjons & Dragons a été dévoilé – oui, vous avez bien lu : l’illustre univers de fantasy D&D va rencontrer Dead by Daylight, avec l’intégration de Vecna (le terrible sorcier-liche, popularisé récemment par Stranger Things) en tant que nouveau Tueur, accompagné d’un survivant barde et d’une carte inspirée d’un donjon médiéval. Ce mélange des genres prometteur inclura même des mécaniques spéciales (loot d’objets magiques, jets de dés…) pour ajouter une saveur heroic fantasy à la sauce horrifique du jeu. Autre partenariat de choix : un chapitre crossover avec la légendaire franchise Castlevania a été teasé pour la fin 2024. Les fans ont pu apercevoir une bande-annonce gothique laissant entrevoir l’arrivée imminente d’un vampire de la trempe de Dracula dans le royaume de l’Entité – de quoi faire frémir d’excitation tous les amoureux de jeux d’horreur classiques. Et ce n’est pas tout. L’une des collaborations les plus réclamées par la communauté va enfin voir le jour : Five Nights at Freddy’s débarque dans Dead by Daylight ! Le chapitre FNAF, annoncé fin 2024, est très attendu pour juin 2025 et introduira le sinistre animatronique Springtrap en tant que nouveau Tueur, accompagné d’une carte se déroulant dans la célèbre pizzeria Freddy Fazbear. Les développeurs ont d’ailleurs confié s’être attachés à recréer fidèlement les jump scares et l’essence de FNAF dans le gameplay asymétrique de DbD, histoire que les joueurs éprouvent la même terreur viscérale que dans le jeu original. Voir Springtrap pourchasser Meg Thomas ou Claudette Morel dans un restaurant abandonné au son d’une petite comptine enfantine inquiétante – voilà qui promet des parties mémorables… et quelques sueurs froides supplémentaires.

En plus de ces gros chapitres crossover, Dead by Daylight continue d’améliorer son expérience de base. Un mode de jeu inédit “2 contre 8” a été annoncé, une sorte de Dead by Daylight version XXL2 Tueurs coopéreront pour traquer 8 Survivants sur une carte plus grande. Cette perspective fait saliver la communauté depuis longtemps, et va devenir réalité – avec quelques ajustements de gameplay, comme le remplacement des perks par un système de classes et l’introduction de cages à la place des crochets pour gérer autant de victimes. Ce mode 2v8, toujours en développement, devrait apporter une dose de chaos encore plus grande aux soirées déjà mouvementées sur DbD, et renouveler l’intérêt des vétérans en proposant un défi inédit. Le studio a également promis de continuer à peaufiner l’équilibrage, les fonctionnalités sociales, et à ajouter des Quality of Life improvements (on parle de refontes de systèmes de progression, de tutoriels améliorés, etc., pour accueillir au mieux les nouveaux joueurs effrayés intrigués par le jeu).

Enfin, difficile de parler de l’avenir sans évoquer la communauté elle-même, qui est le cœur battant de Dead by Daylight. Si le jeu en est là aujourd’hui, c’est grâce à des millions de fans à travers le monde qui partagent leurs moments forts, leurs cris de terreur et leurs éclats de rire (sisi, on rit aussi beaucoup, ne serait-ce que de soulagement, après une bonne frousse). La communauté DbD est connue pour être très active en ligne, notamment sur Twitch, YouTube et les réseaux sociaux, où les clips de poursuites épiques et les memes autour des tueurs font florès. Des chaînes comme Viva La Dirt League se sont même spécialisées dans la parodie des situations absurdes du jeu, attirant des centaines de milliers de vues avec leur série de sketches “Dead by Daylight Logic”. Les développeurs l’ont bien compris et entretiennent un dialogue régulier avec les joueurs (via des forums, des questionnaires, un test public de nouvelles features sur le Player Test Build, etc.), ce qui a permis de corriger de nombreux défauts au fil du temps et de faire évoluer le jeu dans le sens souhaité par sa communauté. Cette relation symbiotique entre Behaviour et les fans augure du meilleur pour la suite : tant qu’il y aura des joueurs pour frissonner et réclamer toujours plus de contenu (et ils sont nombreux !), Dead by Daylight continuera à se réinventer pour répondre à leur insatiable appétit de terreur.

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Conclusion:

Et voilà, survivants et tueurs en herbe, vous avez maintenant toutes les clés pour briller dans Dead by Daylight… ou pour hurler de terreur en courant en zigzag derrière une palette.

Car soyons honnêtes : ce jeu, c’est un peu comme un premier rendez-vous Tinder dans une forêt brumeuse. Tu crois que tout va bien, et soudain quelqu’un sort une tronçonneuse.

Entre les skill checks qui tombent pile quand t’éternues, les tueurs qui campent comme s’ils gardaient un coffre-fort, et les survivants qui te regardent mourir pendant qu’ils font des ronds autour d’un générateur… Dead by Daylight, c’est une masterclass en frustration, en trahison… et en fous rires (nerveux).

Mais au fond, c’est ça qu’on aime. Se faire pourchasser par une entité cosmique juste pour gagner 25 000 points de sang et un cosmétique moche pour Claudette.

Alors que vous soyez un tueur sans pitié ou un survivant qui rate ses QTE comme un champion olympique du fail, n’oubliez jamais la règle d’or : le crochet, c’est temporaire. L’humiliation publique, éternelle. 🎃🔪

À très bientôt dans le brouillard… et cette fois, planquez mieux vos traces de sang.

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Une réponse à « Dead by Daylight (2016) »

  1. […] Un cinéaste français ainsi qu’un autre scénariste spécialiste de l’horreur ont été chargés par Blumhouse et Atomic Monster d’écrire l’adaptation en film de « Dead by Daylight« . […]

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Répondre à Dead by Daylight : un français co-écrira l’adaptation du jeu vidéo en film – Le blog de Princessemonokéké Annuler la réponse.

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