La saison d’Arsenal 2025/2026

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Il y a des saisons où un club avance doucement, construit tranquillement, prend son temps… et puis il y a la saison 2025/2026 d’Arsenal, où les Gunners ont visiblement décidé de ranger le DVD des “presque champions”, de brûler les vieux traumatismes dans un barbecue tactique signé Mikel Arteta, et de rappeler à tout le monde qu’à Londres, il n’y a pas que la pluie, les loyers indécents et Tottenham qui cherche une armoire à trophées sur Leboncoin.

Après des années à regarder le titre de Premier League comme un ex qu’on croise au supermarché avec quelqu’un de mieux que nous, Arsenal a enfin remis la main dessus. Vingt-deux ans d’attente, de “cette année c’est la bonne”, de blessures au pire moment, de City qui débarque comme le boss final avec des codes de triche… et là, miracle : les Gunners ont tenu. Ils ont gagné, ils ont dominé, ils ont fait vibrer l’Emirates, et ils ont transformé les supporters en créatures étranges capables de pleurer devant un classement.

Alors oui, la Ligue des champions a encore choisi le mode cruel, avec une finale contre le PSG terminée aux tirs au but, parce qu’apparemment le football aime finir ses grandes histoires avec un poignard émotionnel et une musique triste de fin d’anime. Mais même avec cette cicatrice européenne, la saison d’Arsenal 2025/2026 reste une saison majuscule : celle où le club a cessé d’être “prometteur” pour redevenir champion. Et ça, pour les supporters, c’est presque plus rare qu’un arbitre anglais qui explique clairement sa décision.

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Arsenal 2025/2026 : la saison où les Gunners ont arrêté de “presque”

La saison 2025/2026 d’Arsenal, c’est un peu comme voir un pote qui rate son permis trois fois, puis revient avec une Formule 1, un costume bien repassé et Mikel Arteta dans l’oreillette qui lui dit : “contrôle émotionnel, zone 14, pressing coordonné.” Résultat : champion d’Angleterre, 22 ans après les Invincibles. Arsenal termine 1er de Premier League avec 85 points, devant Manchester City, et un bilan de 26 victoires, 7 nuls, 5 défaites.

1. Le grand moment : le titre, enfin

Le moment fort absolu, c’est évidemment le sacre en Premier League. Arsenal ne l’a pas gagné en mode samba brésilienne tous les week-ends ; ils l’ont gagné façon coffre-fort suisse avec un cadenas signé Saliba-Gabriel-Raya. Cette équipe a compris qu’on ne gagne pas toujours un championnat en mettant 5-0 à tout le monde. Parfois, il faut savoir gagner 1-0, transpirer comme un candidat de Koh-Lanta devant une boussole, et regarder Manchester City finir par craquer.

Le titre est officiellement tombé après le nul de Manchester City à Bournemouth, qui a rendu Arsenal mathématiquement champion. La Premier League rappelait déjà la veille qu’Arsenal pouvait être sacré si City ne gagnait pas ce match.

2. Une saison bâtie sur une défense de déménageurs

Le vrai héros de cette saison, ce n’est pas seulement Saka, Ødegaard ou Gyökeres. C’est le concept de “tu ne passes pas, frère”. Arsenal a construit son titre sur une solidité défensive impressionnante, avec Raya, Saliba, Gabriel, Rice et toute une armée de joueurs qui défendent comme si chaque ballon perdu déclenchait une alarme incendie au centre d’entraînement.

Le Monde soulignait que l’équipe d’Arteta avait bâti sa saison sur une énorme solidité défensive, avec une maîtrise des risques et une capacité à réduire les espaces. En gros : Arsenal 2025/2026, c’était moins “joga bonito” et plus “joga béton armé, mais avec une belle finition.”

3. Le début de saison : message envoyé, recommandé avec accusé de réception

Arsenal a commencé fort, notamment avec une victoire à Old Trafford contre Manchester United, puis une énorme démonstration face à Leeds, battu 5-0 à l’Emirates. Ce match contre Leeds a lancé la saison comme une bande-annonce Marvel : Timber qui claque un doublé, Saka qui participe à la fête, Gyökeres qui ouvre son compteur… tout le monde avait droit à son petit moment “regardez-moi, je suis important dans le scénario.”

C’était important parce qu’Arsenal avait besoin de montrer que cette saison n’allait pas être une énième série intitulée : “Le printemps arrive, les jambes tremblent.” Dès août, les Gunners ont posé un message : cette fois, ils ne voulaient pas seulement être les dauphins officiels de Manchester City.

4. Le recrutement : Gyökeres, la réponse au problème du “9”

Depuis des années, Arsenal cherchait parfois son vrai tueur devant comme on cherche une télécommande tombée entre deux coussins. L’arrivée de Viktor Gyökeres a changé l’équilibre offensif. Il a apporté cette présence de surface, cette brutalité utile, ce côté “je ne suis pas venu pour combiner 42 fois, je suis venu pour envoyer le ballon dans le filet.”

Sur la saison, il finit comme l’un des grands symboles du passage d’Arsenal du joli projet au vrai prédateur. Dans les moments où l’équipe avait besoin d’un point d’appui, d’un but sale, d’une frappe qui traverse l’âme du gardien, il a répondu présent.

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5. Le sprint final : Arsenal a appris à ne pas se liquéfier

Le printemps, historiquement, pour Arsenal, c’était parfois le moment où la série passait du thriller au documentaire animalier : “observez ce supporter londonien perdre toute notion de calme.” Cette fois, malgré un passage plus tendu, les Gunners ont tenu.

Le match contre Burnley, gagné 1-0, a été typique de cette fin de saison : pas forcément glamour, mais crucial. Arsenal a pris cinq points d’avance avant le déplacement de City à Bournemouth, et ce résultat a mis toute la pression sur Guardiola.

Puis Bournemouth a fait le sale boulot pour tout le nord de Londres : 1-1 contre City, titre offert à Arsenal. On imagine les supporters passer en trois secondes de “ça va encore nous échapper” à “où est mon maillot floqué Thierry Henry ?”

6. La Ligue des champions : presque le rêve total

Et comme Arsenal avait décidé de faire une saison XXL, ils ont aussi atteint la finale de Ligue des champions, vingt ans après celle de 2006. En demi-finale, Bukayo Saka a marqué contre l’Atlético Madrid pour envoyer les Gunners en finale, avec une victoire 1-0 au retour et 2-1 sur l’ensemble des deux matchs. UEFA note aussi que cette victoire prolongeait l’invincibilité européenne d’Arsenal à 14 matchs dans la compétition.

Ce parcours européen, c’est le moment où Arsenal est passé de “bonne équipe anglaise” à “vrai monstre continental qui peut te gâcher ta soirée et ton coefficient UEFA.”

Mais la finale contre le PSG a été le grand coup de massue émotionnel. Arsenal mène vite grâce à Kai Havertz, puis Paris égalise par Ousmane Dembélé sur penalty. Après le 1-1 au bout de la prolongation, le PSG gagne aux tirs au but 4-3.

C’est cruel, mais c’est aussi révélateur : Arsenal n’était pas loin du doublé mythique Premier League + Ligue des champions. Pas loin du tout. C’est le genre de défaite qui pique, mais qui confirme que le club est revenu à la table des très grands.

7. Les coupes nationales : la partie “ça aurait été trop parfait”

Parce qu’une saison Arsenal ne serait pas une vraie saison Arsenal sans un petit moment “mais pourquoi vous faites ça à mon cœur ?”, il y a eu les coupes nationales.

En Carabao Cup, Arsenal atteint la finale, mais perd 2-0 contre Manchester City à Wembley. City a donc joué le rôle du boss optionnel de fin de niveau : même quand Arsenal gagne le championnat, Pep trouve encore moyen de venir voler une cinématique.

En FA Cup, autre frustration : élimination en quart de finale contre Southampton, 2-1. Là, c’est le genre de résultat où tu regardes l’écran, tu poses ta manette, et tu te demandes si le football n’est pas parfois codé par des gens cruels.

8. Les joueurs clés : les patrons du chantier

Bukayo Saka, c’est le visage de la saison. Il marque dans les grands rendez-vous, notamment en demi-finale de Ligue des champions. Il n’est plus seulement “le jeune talent du club”, il est devenu le type que tout le monde regarde quand le match commence à sentir la sueur froide.

Declan Rice, lui, c’est le moteur diesel premium : il court, il récupère, il rassure, il donne l’impression que le milieu de terrain est sous vidéosurveillance. UEFA l’a d’ailleurs nommé joueur du match contre l’Atlético en demi-finale retour.

David Raya, Saliba et Gabriel, c’est la muraille. Pas forcément spectaculaire à chaque instant, mais indispensable. Arsenal a souvent gagné parce que derrière, ça ne paniquait plus comme avant.

Et Mikel Arteta, évidemment, mérite son chapitre. Il est passé de “coach avec des idées, mais pas encore de gros trophée récent” à “l’homme qui a ramené Arsenal sur le trône anglais.” Après trois saisons à finir deuxième, il a enfin transformé la frustration en titre.

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Conclusion : Arsenal est redevenu Arsenal, mais en version blindée

La saison 2025/2026 d’Arsenal, c’est celle de la bascule. Avant, on disait : “ils jouent bien, mais est-ce qu’ils peuvent tenir ?” Maintenant, on dit : “ils ont tenu, ils ont gagné, et ils ont failli soulever la Ligue des champions.”

Ce n’était pas une saison parfaite : défaite en finale de C1, Carabao Cup perdue, FA Cup sortie trop tôt. Mais c’était une saison immense. Arsenal a brisé une attente de 22 ans, a regardé Manchester City dans les yeux, et a arrêté de vivre dans l’ombre des Invincibles.

Les Invincibles restent une légende.
Les Gunners 2025/2026, eux, sont peut-être devenus les Inoubliables.

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